
un mineur secouru après 13 jours passés sous terre
11 avril 2026Reuters.com
11 avril 2026« On finit par tisser des relations très amicales avec ses voisins » : au Jardinot à Narbonne, on cultive bien plus que des légumes
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Voici les éléments principaux de « « On finit par tisser des relations très amicales avec ses voisins » : au Jardinot à Narbonne, on cultive bien plus que des légumes » pour nos lecteurs.
Points saillants
Ce samedi 11 avril, les jardins du Jardinot ont dévoilé leur esprit au public à l’occasion d’une journée portes ouvertes : un lieu où se mêlent activité physique, entraide et plaisir de produire soi-même. Entre convivialité, transmission et engagement associatif, la journée a illustré toute la richesse humaine et sociale qui fait vivre ces parcelles pas comme les autres.
« Quand vous rentrez de la salle de gym, vous avez pratiqué une activité physique mais vous ne revenez pas avec des courgettes ! » s’amuse Patrick Galan, médecin retraité qui affectionne particulièrement son potager au Jardinot : « Ce que j’ai trouvé ici, c’est l’activité physique, en plein air, mais aussi le élément que ce soit une activité associative, c’est-à-dire qu’on est avec d’autres personnes. C’est l’un des besoins de l’homme, la vie sociale, l’entraide. Il faut dire que l’ambiance est très bonne ici. On finit d’ailleurs par tisser des relations très amicales avec ses voisins les plus proches. Donc c’est très complet finalement : c’est la nature, l’activité physique, la production, le travail. Il y a beaucoup de jeunes qui viennent ici en imaginant qu’ils vont planter trois patates et revenir trois mois plus tard pour récolter. Ce n’est pas comme ça que ça se passe. Il faut vraiment bosser, si on veut avoir des résultats ».
Au Jardinot, on ne vit pas seul, isolé du monde, reclus dans sa parcelle. Les bénévoles entretiennent le parc et les espaces collectifs, ont monté eux mêmes une éolienne, une nouvelle serre, entretiennent un rucher, effectuent les tâches administratives… mettent la main à la pâte.
« Quand je suis arrivé, les Jardinot n’étaient pas axés sur l’extérieur. Je trouve que c’était une association qui était un petit peu en retrait sur elle-même », explique le président Pascal Rocha.
Les gens longent les jardins en se promenant mais ignorent ce qu’ils représentent. Depuis l’an dernier et sa présence au forum des associations, celle-ci a gagné en visibilité et a rajeuni la moyenne d’âge de ses adhérents avec l’entrée de jeunes couples. « Notre point fort c’est l’entraide, les jardiniers débutants ne sont pas perdus, il y a toujours quelqu’un pour leur apprendre à faire pousser les légumes !
On leur vend à prix très bas des semis : on avait deux serres, dont l’une était devenue un peu étroite. Cette année, on a décidé d’investir dans une plus grande serre, avec une staff qui est dédiée à ça. On a également des menuisiers qui fabriquent les portes dans notre atelier. On fait des travaux collectifs, dans la bonne ambiance. On organise des petits déjeuners et après, on va travailler. Souvent, ça finit même un petit peu, des fois, à l’apéritif, le midi ».
Rompre l’isolement social, est l’un des axes de l’association ouverte à d’autres œuvrant dans le champ social. Ainsi La Maison des Potes y loue un jardin, et Adoma, une pension de famille, fait sortir ses résidents dans leur jardin. De même, l’amicale Cers et Marin qui propose des sorties sportives et culturelles gratuites cultive la solidarité au Jardinot.
À côté des stands de ces associations, un groupe de bénévoles présente une exposition de vieux outils. « Quand une personne ne peut plus cultiver, il arrive qu’elle laisse ses outils et ça sert aux nouveaux, détaille le président. On veut qu’à l’arrivée du nouveau, le cabanon soit vidé, propre, comme ça le nouvel adhérent est prêt à planter, il n’a pas besoin d’avoir tout de suite un motoculteur, il peut se débrouiller ».
Et puis, renchérit une bénévole intarissable sur ses confitures : « Nos tomates, nos fruits ont une saveur fantastique ». Le goût des vrais légumes : « On est loin des fruits achetés en grande surface à des prix très élevés, conservés en chambre froide, qui n’ont pas d’arôme et pourrissent au bout de deux jours ». Tous sont bien d’accord : « Cultiver son jardin, c’est l’assurance de manger sainement et ça fait du bien au corps et à l’esprit ».
Des jardins populaires
L’association Jardinot de Narbonne (qui appartient à la fédération nationale) est entièrement gérée par des bénévoles. 233 parcelles s’étalent sur 6 hectares, ce qui en fait l’un des plus grands de France. Le jardinage est écoresponsable avec une irrigation sous pression et contrôlée, la pratique de la culture raisonnée et l’autonomie énergétique grâce à l’éolienne construite sur place et des panneaux solaires.
L’histoire du Jardinot reste fortement liée à celle de la SNCF, car c’est pendant la guerre que la société a incité les cheminots à cultiver les parcelles liassées libres à côté des rails pour nourrir les familles. Ces jardins ouvriers, longtemps appelés jardins des cheminots ont été ouverts à tous les adhérents.
Les jardins sont situés 31 Chemin des Berges de la Robine, face à la résidence hôtelière Le Moulin du Gua.
07 68 25 74 68
jardinot.narbonne11gmail.com
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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