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11 avril 2026Qui sont les vice-présidents et membres du bureau de la Communauté de communes de la région lézignanaise Corbières-Minervois ?
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « Qui sont les vice-présidents et membres du bureau de la Communauté de communes de la région lézignanaise Corbières-Minervois ? ».
Ce qu’il faut observer
L’élection d’André Hernandez à la présidence de la Communauté de communes de la région lézignanaise Corbières-Minervois (CCRLCM) a été suivie par celle des 14 vice-présidents et des cinq membres du bureau. La Ville de Lézignan sera représentée par des élus de l’opposition et non de la majorité : ce que le maire, Gérard Forcada, regrette amèrement sans pour autant « rien attendre » du président largement réélu.
Il était plus d’une heure du matin, jeudi soir (ou plutôt vendredi matin), quand la séance d’installation du conseil communautaire de la Communauté de communes de la région lézignanaise Corbières-Minervois (CCRLCM) s’est terminée à l’Espace culturel des Corbières de Ferrals. Une séance au cours de laquelle André Hernandez a été largement réélu à la présidence (67 %) face au maire de Lézignan, Gérard Forcada, avant que ne soit entreprise l’élection des 12 vice-présidents et des cinq membres du bureau (lire ci-dessous). Un exécutif qui ne comprendra pas de membres de la majorité municipale de la ville centre, Lézignan, mais des conseillers municipaux d’opposition.
Une situation que regrette amèrement Gérard Forcada même s’il « ne demande rien ». Si le maire de Lézignan « prend acte de ce résultat », il commente une situation qui, pour lui, représente un paradoxe : « En France, il est rare qu’un conseiller municipal d’opposition accède à la présidence d’une intercommunalité. Et cela pose une question essentielle : quel avenir pour Lézignan dans ce nouveau contexte ? »
L’occasion pour le maire de revenir sur l’une des phrases de la campagne prononcée par son challenger : « Il affirmait que les Lézignanais n’auraient rien s’il n’était pas élu à la tête de la Ville. Lézignan sera-t-elle traitée avec équité ou devra-t-elle subir les conséquences d’un choix démocratique qui ne lui a pas été favorable ? »
Gérard Forcada se demande ainsi si les projets qu’il porte pour la Ville pourront émerger. À l’image de celui sur le site de l’ancienne distillerie : « Ça fait longtemps que je demande à l’intercommunalité de passer son statut d’activité économique en zone résidentielle et rien ne se passe alors que nous sommes accompagnés par l’État sur ce dossier. Le président de l’intercommunalité ne s’est pas opposé formellement mais le candidat, aujourd’hui conseiller municipal, oui. Pour moi c’est antinomique ».
Un groupe d’opposition ? Nous y réfléchissons
Se dirige-t-on, de fait, vers la constitution d’un groupe d’opposition à la communauté de communes ? « Nous y réfléchissons, assure le maire. Nous allons réunir tous les insatisfaits (NDLR : les 17 élus de la majorité de Lézignan et les 9 autres conseillers communautaires qui ont voté pour Gérard Forcada) et orienter notre démarche entre nous. Nous resterons néanmoins constructifs : nous ne ferons pas de l’obstruction pour faire de l’obstruction, mais nous ne nous laisserons pas faire ».
De même, le rapprochement avec le Grand Narbonne, plusieurs fois évoqué au cours du mandat précédent et lors de la campagne des municipales « reste une éventualité ; tout dépendra de ce qu’il se passera. Nous allons voir avec nos équipes comment on peut aborder tout ça ».
Déçu très certainement de n’avoir pas réussi à rallier le nombre suffisant de conseillers derrière lui, le maire de Lézignan annonce d’ores et déjà la fin de la police pluricommunale, c’est-à-dire la mise à disposition de policiers municipaux de Lézignan pour les communes de Luc-sur-Orbieu, Ferrals, Fontcouverte, Cruscades, Fabrezan, Boutenac. « Il n’est plus acceptable que les efforts des Lézignanais servent un système où le chantage politique devient une méthode […]. Nous défendrons Lézignan avec détermination. Nous refusons d’être relégués comme de mauvais élèves au fond de la classe par un appareil politique qui décide qui mérite et qui ne mérite pas ».
Contacté, André Hernandez n’a pas souhaité commenter les propos de Gérard Forcada, si ce n’est par une seule phrase : « Je suis déjà au travail pour l’ensemble des 54 communes de notre territoire ».
Les vice-présidents et les membres du bureau
Les 12 vice-présidents dans l’ordre protocolaire : Emile Delpy (Paraza), Dominique Géa (Fabrezan), Jean-Claude Montlaur (Albas), Jean-Michel Folch (Saint-André-de-Roquelongue), Marie Grauby (Conilhac), Cédric Malric (Talairan), Didier Casato (Cascastel-des-Corbières), François Richard (Ornaisons), Jacques Contiès (Fontcouverte), Sylvie Raynaud (Boutenac), Jean-Claude Morassutti (Cruscades), Thierry Denard (Lézignan), Marie-Claude Martinez (Lézignan), Béatrice Bort (Homps).
Les membres du bureau : Jean-Marie Saury (Félines-Termenès), Valérie Dumontet (Lézignan), Philippe Lézina (Luc-sur-Orbieu), Henry Schenato (Escales), Raymond Spoli (Laroque-de-Fa).
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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