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Le patron d’une société alsacienne mis en examen, soupçonné d’avoir livré frauduleusement du matériel industriel à la Russie – franceinfo
11 avril 2026“Tension et incertitude” à l’aube des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis au Pakistan
Analyse : L’équipe éditoriale a relevé les éléments importants à connaître.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « “Tension et incertitude” à l’aube des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis au Pakistan ».
Résumé pour le lecteur
La délégation iranienne est arrivée la première à Islamabad, vendredi, “pour les négociations très attendues de samedi avec les États-Unis”, rapporte CNN. “Le président américain Donald Trump a averti qu’il reprendrait et intensifierait les frappes américaines si aucun accord de paix n’était trouvé”, et le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a qualifié ce week-end de “moment décisif”, résume la chaîne américaine.
“L’enjeu est considérable”, insiste The New York Times. “La guerre, qui dure depuis près de six semaines, a fait des milliers de morts, dévasté l’Iran et le Liban, fait flamber les prix du carburant, fragilisé l’économie mondiale et déstabilisé le Moyen-Orient”, égrène le quotidien.
“Une reprise des hostilités pourrait avoir des répercussions pendant des années dans la région et affecter la popularité du président Trump aux États-Unis, à l’approche des élections de mi-mandat”, ajoute-t-il.
Malgré les enjeux – ou précisément à cause d’eux – la tension était à son maximum vendredi, les belligérants faisant assaut de déclarations menaçantes et montrant leurs muscles, afin de “prendre l’avantage dans les négociations”, note le titre new-yorkais.
Pour El País, “la tension et l’incertitude” sont telles qu’elles “menacent de faire dérailler les discussions” avant même qu’elles aient commencé. “De nouvelles tensions sont apparues vendredi entre hauts responsables américains et iraniens, jetant le doute sur les pourparlers à venir – déjà empreints d’une profonde méfiance”, relève également Al-Jazeera.
Pour preuve, à son arrivée à Islamabad, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et négociateur en chef de la délégation iranienne, a affirmé que cette dernière “nourrissait de l’espoir, mais qu’elle se méfiait de ses homologues américains”, selon CNN.
Pour Trump, l’Iran n’a « aucun atout »
“Nous sommes pleins de bonne volonté, mais nous n’avons pas confiance”, a-t-il déclaré. “Malheureusement, notre expérience des négociations avec les Américains s’est toujours soldée par un échec et des violations d’engagements”, a-t-il affirmé.
Avant de s’envoler pour le Pakistan, Mohammad Bagher Ghalibaf avait rappelé ses conditions pour la tenue des pourparlers, note Al-Jazeera. “Deux des mesures convenues entre les parties restent à mettre en œuvre : un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs iraniens gelés”, a-t-il écrit sur X. “Ces deux conditions doivent être remplies avant le début des négociations”.
Le camp américain s’est montré tout aussi menaçant. Sur ses réseaux sociaux, Donald Trump s’est à nouveau emporté, écrivant sur Truth Social que “les Iraniens ne semblent pas se rendre compte qu’ils n’ont aucun atout” et que “s’ils sont encore en vie aujourd’hui, c’est uniquement pour négocier ! ”.
Le locataire de la Maison-Blanche a également assuré au New York Post que l’armée américaine était prête à reprendre ses frappes immédiatement, en cas d’échec des négociations.
“On redémarre tout. On charge les navires avec les meilleures munitions, les meilleures armes jamais construites, meilleures encore que celles qu’on avait avant, alors qu’on avait déjà tout fait exploser”, a-t-il claironné. “S’il n’y a pas d’accord, on va les utiliser, et on va les utiliser de manière très efficace”.
Vendredi matin, alors qu’il embarquait à bord d’un avion pour Islamabad, le vice-président J.D. Vance, chef de la délégation américaine, “a tenté d’apaiser les tensions”, remarque cependant The Washington Post. “Je pense que ce sera positif”, a-t-il déclaré aux journalistes. “Si les Iraniens sont disposés à négocier de bonne foi, nous sommes tout à fait prêts à leur tendre la main”.
« Deux ennemis de longue date »
Pour The Wall Street Journal, la teneur des déclarations de vendredi “illustre les difficultés à venir pour les discussions entre ces deux ennemis de longue date”, qui veulent résoudre “de façon accélérée” des différends qui occupent leurs négociateurs “depuis plus de vingt ans”.
“Le contrôle du détroit d’Ormuz par l’Iran ajoute une nouvelle dimension explosive à ces pourparlers, qui portent également sur son programme nucléaire, ses systèmes de missiles et son soutien aux milices régionales”, détaille le quotidien conservateur.
Mais “personne ne croit vraiment que ces problèmes seront résolus à Islamabad”, affirme la BBC. “Vu la fragilité de la situation avant les négociations, la plupart des gens s’estimeront heureux si le cessez-le-feu peut simplement survivre”.
Une prudence – teintée de pessimisme – partagée par Le Temps dans son éditorial, qui parle de “mirage d’Islamabad” et estime que “les conditions sous-tendant les négociations qui ont lieu ce week-end dans la capitale pakistanaise entre Washington et Téhéran augurent mal de l’issue des discussions”.
Mais “paradoxalement, les pourparlers d’Islamabad pourraient néanmoins déboucher sur un cessez-le-feu plus durable”, nuance le quotidien. “Mais pour les mauvaises raisons”.
“L’agenda à venir du président américain est incompatible avec la poursuite de la guerre”, explique-t-il, entre “visite du roi d’Angleterre à la fin d’avril, sommet à Pékin avec son homologue chinois, Xi Jinping, célébrations du 250e anniversaire de la naissance des États-Unis, Coupe du monde de football sur sol américain et élections de mi-mandat”.
“C’est là le grand danger”, analyse le titre suisse. “Donald Trump risque de céder énormément au régime de Téhéran, au grand dam de la population iranienne désormais exposée aux bombardements israélo-américains et à la répression redoublée des Gardiens de la révolution”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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