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12 avril 2026Aéroport, majorité claire, municipales de Carcassonne… Régis Banquet se livre sur son élection à la tête de l’agglomération et tacle ceux qui ont fait gagner l’extrême droite
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Aéroport, majorité claire, municipales de Carcassonne… Régis Banquet se livre sur son élection à la tête de l’agglomération et tacle ceux qui ont fait gagner l’extrême droite ».
Ce qu'il faut retenir
Tout juste réélu à la tête de Carcassonne Agglo, le socialiste Régis Banquet se livre sur les résultats de l’intercommunalité, mais aussi sur les élections municipales dans le chef-lieu audois. Entretien.
Vous avez été largement réélu à la tête de l’agglomération, comment analysez-vous ces résultats ?
C’est assez clair. Je suis à 78 % de votes en ma faveur et je suis l’élu le mieux élu de l’agglomération. Cela clarifie la situation. On avait une collectivité, lors du précédent mandat, où l’on travaillait sur le consensus et l’équilibre, on a toujours essayé de trouver des solutions. Mais maintenant, il y aura une majorité et une opposition comme dans de nombreux conseils municipaux. Nous ferons avec. J’ai une légitimité très large au vu des résultats. Notre majorité est claire et forte.
Le Rassemblement national a pourtant essayé de vous empêcher de remporter cette élection…
Je n’étais pas craintif face au résultat. Mais je voulais que celui-ci soit net et sans bavure. Ce qui a été le cas et je m’en satisfais. Avant l’arrivée du RN, on a connu d’autres épisodes. En 2014, quand j’ai été élu à la présidence de l’Agglo, le maire de Carcassonne, Gérard Larrat, s’est présenté contre moi. Le résultat a été semblable à celui d’aujourd’hui. Pendant quelque temps, nous avons fonctionné avec un système de majorité et d’opposition.
Ce n’est pas parce qu’on est élu d’une ville ou d’une autre que l’on a droit à quelque chose
Mais Gérard Larrat était quelqu’un d’intelligent. Il a compris qu’il valait mieux être dans le dialogue que dans l’affrontement. On verra ce que fera l’opposition actuelle. Cela ne pose pas de problèmes majeurs, surtout si celle-ci avait des projets et une vision du territoire. Quand je regarde, ne serait-ce que sur la ville, les deux grands projets, c’est d’allumer l’éclairage public et de boucher des trous dans la voirie, ce n’est pas du niveau de Carcassonne et de son agglomération.
François Mourad, élu d’opposition, a regretté l’absence de représentativité de la ville centre au sein de l’exécutif. Pourquoi ce choix ?
L’opposition n’a rien à faire dans l’exécutif de l’Agglo. Que je sache, Monsieur Barthès n’a pas pris d’adjoints ni du côté d’Alix Soler-Alcaraz, ni de François Mourad. Quand on parle de représentativité, je l’ai dit et je l’assume : à Carcassonne Agglo, on n’est pas là pour distribuer des lots de consolation. Certains se sont présentés et ils ont perdu. Non seulement ils ont perdu une élection, mais en plus dans l’irresponsabilité totale.
Ces gens-là ne peuvent pas être dans un exécutif de vice-présidence. Cela ne veut pas dire que demain je ne travaillerai pas avec eux. Mais en termes de responsabilité, ils n’ont pas à en avoir. Ce n’est pas parce qu’on est élu d’une ville ou d’une autre que l’on a droit à quelque chose.
Récompenser les perdants, c’était la politique d’il y a 30 ans
À l’agglomération, on n’a que des devoirs : celui de se retrousser les manches et de porter des projets. Je n’ai pas besoin, par exemple pour le projet de la médiathèque, d’avoir un élu carcassonnais. J’estime que Magali Arnaud, qui est certes la maire d’une commune de 25 habitants, est beaucoup plus compétente pour porter ce projet que n’importe quel élu de la ville de Carcassonne, a fortiori ceux du Rassemblement national.
À un moment donné, la ville de Carcassonne, comme toutes les communes, sera un destinataire des services à la population, des investissements. Les investissements, je l’ai dit, il y aura plus de 40 millions d’euros, 50 millions d’euros qui seront faits sur la ville pendant les prochaines années. Donc, récompenser les perdants, c’était la politique d’il y a 30 ans, ça. Moi, je suis issu du monde sportif. Le gagnant, il a tous les droits. Le perdant, il rentre chez lui.
Quels sont les principaux projets du mandat ?
Ils sont déjà lancés. Vous le savez, il y a notamment le projet de médiathèque centrale. On va créer un syndicat mixte pour gérer l’aéroport et faire en sorte de développer l’activité aéroportuaire avec de nouvelles compagnies aériennes, de nouvelles lignes, et en particulier la ligne Carcassonne-Paris. Et si aujourd’hui on arrive à la développer, inévitablement, il y aura d’autres lignes qui se développeront vers, par exemple, l’Europe du Sud, que ce soit vers l’Italie, vers l’Espagne.
Pour la première fois de son histoire, le RN remporte une mairie dans l’Aude, en l’occurrence Carcassonne, comment expliquez-vous cette percée dans la ville préfecture ?
Il ne faut pas se voiler la face, depuis une dizaine d’années, le RN est sans cesse en progression dans tous les types d’élections. Pour lutter contre cette progression, il faut faire en sorte que le travail soit fait et qu’on soit sur le terrain pour améliorer la vie des gens. Ce n’est pas en étant sans arrêt dans la critique que l’on va gagner en crédibilité.
On va créer un syndicat mixte pour gérer l’aéroport
François Mourad a-t-il fait une erreur, au soir du 1er tour, en ne tendant pas la main à Gérard Larrat et ses colistiers ?
François Mourad a commis une erreur politique majeure. Quand on arrive second derrière le RN, on a le devoir de mettre tout le monde autour de la table et de rassembler. Cela ne veut pas dire d’ouvrir la liste, mais au moins, a minima, discuter, rassembler et voir dans quelle mesure on peut s’entendre sur une stratégie qui va aboutir à une victoire. Là, il n’y a pas eu de discussion et les gens sont restés fermés. Tout le monde est resté campé sur ses positions, ce qui n’a pas permis d’envisager une stratégie commune qui permette de battre le Rassemblement national.
Alix Soler-Alcaraz a tenté de créer une union, mais aurait-il dû se retirer en n’ayant pas rempli toutes les conditions de la « coalition républicaine » ?
Jusqu’au mardi midi de l’entre-deux-tours, on pouvait espérer trouver une entente avec des rassemblements. Je ne lui en veux pas. C’est normal d’avoir cherché à trouver des ententes même si elles paraissent contre nature, face à la menace de l’extrême droite.
François Mourad a commis une erreur politique majeure
Après, il faut être pragmatique. Quand on s’aperçoit que le rassemblement n’est plus possible, le devoir, c’était de se retirer. On lui a tous dit. Il en a convenu, mais lors de la réunion avec les colistiers, une autre décision a finalement été choisie. Ils ont pris leur responsabilité. Cette dernière fait que l’on a le Rassemblement national à la mairie.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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