
Israël: les militants anti-guerre de plus en plus nombreux à protester
12 avril 2026
Municipales 2026 : deux candidates déposent un recours dans la commune de Montaren-et-Saint-Médiers,
12 avril 2026Alcool des artistes maudits, prohibé pendant près de 100 ans… la sulfureuse histoire de l’absinthe, mise en cause par l’élue démissionnaire de Louis Aliot après un « trou noir au volant »
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Selon nos experts, « Alcool des artistes maudits, prohibé pendant près de 100 ans… la sulfureuse histoire de l’absinthe, mise en cause par l’élue démissionnaire de Louis Aliot après un « trou noir au volant » » mérite une attention particulière.
Faits marquants
L’absinthe, cette boisson alcoolisée au goût anisé, se boit généralement avec un sucre déposé sur une cuillère spéciale, trouée, où l’on laisse s’écouler trois à cinq volumes d’eau. Sulfureux spiritueux, il fut l’alcool le plus consommé en France en 1870. Mais accusé, à l’époque, de rendre fous ses consommateurs, il sera interdit en 1915 avant d’être à nouveau autorisé derrière les comptoirs en 2011. Retour sur une histoire pas comme les autres.
Qu’est-ce que l’absinthe, cet alcool dont l’adjointe démissionnaire de Louis Aliot à Perpignan accuse de lui avoir provoqué « un trou noir au volant » et expliquerait, selon elle, son comportement violent envers une policière ?
Depuis ses origines, l’histoire de l’absinthe est enveloppée d’une sulfureuse réputation. Initialement boisson médicinale, elle s’évapore des officines d’apothicaires au milieu du XVIIIe siècle pour être extraite par distillation alcoolique. Populaire en France, le gendre du major Dubied, Henri-Louis Pernod, fait naître en 1805 la maison « Pernod Fils », première distillerie d’absinthe de l’Hexagone. Mais c’est cinquante ans plus tard que cette boisson verte au goût anisé connaîtra son apogée. Alors que le prix du vin s’enflamme, rendant sa consommation réservée à une élite bourgeoise, la classe moyenne trouve en l’absinthe un moyen de s’enivrer bien plus fortement et de manière bien moins onéreuse. Celle qui sera baptisée la Fée verte envahit la France mais aussi l’Europe.
Baudelaire, Zola, Van Gogh…
Au fil des décennies, la consommation d’absinthe est romantisée, cet alcool étant associé à des artistes aussi géniaux que maudits. Baudelaire, bien sûr. Mais aussi Émile Zola dans son célèbre *Assommoir*. Sans oublier Vincent Van Gogh qui, selon les dernières études, souffrait d’un trouble de la personnalité aggravé par une forte addiction à l’alcool, en particulier l’absinthe. C’est en tentant de se sevrer de cette boisson que le peintre aurait eu une crise de délire et se serait tranché l’oreille. Avant la Première Guerre mondiale, plusieurs dizaines de millions de litres en sont produits chaque année en France. En 1870, c’est 90 % de l’alcool consommé dans l’Hexagone.
En 1915, la France emboîte le pas à la Suisse en interdisant ce spiritueux. Le bassin de l’horlogerie l’avait supprimé de ses comptoirs après que Jean Lanfray, un buveur notoire d’absinthe – et de plusieurs litres de vin quotidiens – a sauvagement abattu de coups de fusil sa femme et ses deux fillettes. La Fée verte, qui plafonne entre 65 et 72 degrés, est accusée de tous les maux. La thuyone, la substance qui la compose, rendrait fous ses adorateurs. Interdite, la boisson alcoolisée anisée sera remplacée quelques années plus tard, en 1932, par une recette inventée par Paul Ricard, le pastis jaune balayant la Fée verte.
En Suisse d’abord, puis en France en 2011, l’absinthe sort finalement de la liste des boissons interdites, car scientifiques et décideurs ont compris que le poison était dû à la dose ingérée et non pas à l’alcool en lui-même.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

9999999
