
L’entraîneur de l’Avalanche, Jared Bednar, absent après qu’un coup de rondelle ait provoqué des fractures au visage
12 avril 2026
Phil Garner, All-Star de la MLB et champion des World Series 1979, est décédé à 76 ans
12 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Des rapports sexuels « trois nuits par semaine », une injonction qui n’a pas de sens ».
Résumé synthétique
Sophie Mayanne / Getty Images
Pour eux, l’amour ne se résume pas à la fréquence des rapports sexuels (photo d’illustration).
« Trois nuits par semaine, c’est sa peau contre ma peau, et je suis avec elle. » Pourquoi, comme le chante Indochine, cette norme implicite de deux à trois rapports sexuels par semaine s’est-elle insinuée dans l’imaginaire collectif ?
« C’est quelque chose que, depuis toujours, j’ai ressenti de manière diffuse. Cela ne venait – heureusement – pas de mes compagnons mais plutôt de l’extérieur, comme si j’avais intégré cette idée qu’il fallait une sexualité régulière pour être fonctionnelle », confie au HuffPost Pauline Verduzier. « Et je ne suis pas la seule. »
Spécialiste des questions de sexualité, la collaborateur publiera mercredi 15 avril Trois soirs par semaine, un livre-enquête sur cette injonction à la fréquence dans le couple hétérosexuel qui, bien souvent, peut conduire à des violences sexuelles au sein du couple.
D’après les historiennes citées par l’autrice, c’est au XIXe siècle que des médecins « s’emploient à défendre cette cadence de deux-trois coïts hebdomadaires comme gage de bonne santé », écrit Pauline Verduzier. Cette fréquence présentée comme idéale n’a aucun fondement scientifique, explique l’autrice.
Déconstruction
Mais elle traversera les décennies pour devenir, au XXe siècle, notamment via la pop culture et la presse féminine, un thermomètre validant la solidité d’un couple. Elle renforcera l’injonction du « devoir conjugal » pour les femmes, avec la pénétration vaginale comme seule mètre étalon. « C’est tellement ancré que c’est comme si le reste n’existait pas », dit Pauline Verduzier au HuffPost.
L’autrice raconte avoir, par la force des choses, déconstruit cette norme après la naissance de son premier enfant. « J’affirme, à titre personnel, qu’il y a beaucoup d’autres éléments qui témoignent d’une intimité conjugale », confie-t-elle. Comme la spécialiste, certaines personnes ont confié au HuffPost qu’elles ne voient pas la fréquence de la pénétration comme l’alpha et l’oméga d’un couple soudé.
Pour Sophie*, jeune femme bi de 25 ans, le « totem » des deux à trois relations sexuelles par semaine « n’a aucun sens ». « Les envies évoluent au cours de la vie pour plein de raisons », souligne-t-elle. « Tant que les deux personnes d’un couple sont OK avec le rythme qui s’est mis en place, tout va bien », ajoute celle qui est en couple avec son partenaire depuis cinq ans.
« Banalités du quotidien »
« Pour ma part, le nombre de rapports hebdomadaires ne devrait pas être quantifié. Tout dépend de l’instant, de l’envie ou de la situation pro et perso », estime Cassandra*, femme trans de 35 ans qui réside en Occitanie. « Il peut exister des périodes de sexualité débridée et des “déserts” sexuels. » Et ce n’est pas un drame.
Pour Barnabé*, homme gay en couple, la force d’une relation conjugale se trouve plutôt dans l’intimité avec la « bonne personne », qui « suffit à rendre les banalités du quotidien uniques ». Plus que la sexualité, ce qui compte, « pour qu’une relation soit équilibrée, c’est tout ce qu’il y a à côté », estime-t-il.
Partager de bons repas ensemble, regarder un film et en parler ensuite, prendre soin de l’autre… : autant de signes d’amour qui ne sont pas annexés sur la sexualité. Cassandra opine : « Ce qui compte pour moi est davantage l’écoute, les petites attentions, la présence de l’autre dans les bons comme les mauvais moments. » Et d’ajouter : « Une relation basée sur le sexe aura tendance à s’effondrer si l’un des deux partenaires est en difficulté. »
La sexualité ne se résume d’ailleurs pas au coït comme objectif ultime, comme le pointe Sophie, qui mentionne la pratique de la masturbation, réciproque ou non. « Chacun construit une sensualité ou une sexualité à partir de ses propres affinités », observe Pauline Verduzzier, qui se définit comme hétéro. « Cela peut-être discuter au lit avant de s’endormir, prendre des bains ensemble, se prendre dans les bras », énumère-t-elle.
« Charge émotionnelle »
Pour Pauline Verduzier, se détacher de l’injonction des deux à trois rapports par semaine aurait de nombreux mérites, et notamment de relâcher la pression sur les épaules des femmes hétérosexuelles. Mais pas seulement : « Il y a plein d’hommes qui n’ont pas tant de désir que ça et qui se sentiraient soulagés qu’il n’y ait pas d’attente autour de la fréquence. »
L’autrice souligne toutefois que, sur ce sujet comme sur de nombreux autres, la « charge émotionnelle » repose encore une fois sur les mêmes. « Aborder les sujets qui fâchent, c’est encore très féminin, et les hommes suivent… ou pas. »
En clair, la discussion autour de la fréquence des rapports, de leur nature et des attentes mutuelles est le plus souvent initiée par les femmes. Et de formuler un vœu : « Ce serait bien que les hommes se posent des questions sur eux et sur ce qu’ils veulent. »
*Les prénoms ont été modifiés.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

9999999
