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12 avril 2026entre détresse et espérance, l’appel de Boualem Sansal et Philippe de Villiers à un sursaut français
Analyse : Voici une vue d’ensemble des faits selon notre équipe.
L'article « entre détresse et espérance, l’appel de Boualem Sansal et Philippe de Villiers à un sursaut français » a retenu l'attention de notre équipe.
Résumé synthétique
Dans un entretien croisé accordé au JDD, l’académicien franco-algérien et le fondateur du Puy du Fou esquissent un portrait crépusculaire du pays.
Islamisme, immigration, Algérie, élites françaises, école, avenir de la France… Dans un entretien fleuve et sans tabous accordé au JDD, Boualem Sansal et Philippe de Villiers ont partagé leurs inquiétudes et leurs espoirs face à leur pays, qu’ils décrivent comme étant au bord de l’abîme.
«La France souffre d’oïkophobie», souffle notamment Philippe de Villiers. Un terme que l’on pourrait aussi traduire par «haine de sa maison». «Les héritiers n’aiment plus leur passé. Les arrivants n’aiment pas leur présent», juge le fondateur du Puy du Fou. L’académicien franco-algérien, revenu en France après un an de captivité dans les geôles algériennes, préfère parler de «doute de soi que de haine de soi». Un «poison» «infiniment plus dangereux».« Quand on hait, on s’aime, on se donne raison contre l’autre ; mais quand on doute de soi, on ne s’aime pas, on s’accuse de tous les maux, de tous les échecs.»
Les Français ne haïssent pas la France, nuance Boualem Sansal, «bien au contraire». «Ils détestent ce qui, en eux, à l’intérieur d’eux, a permis que leur belle et merveilleuse France – la douce France de leur enfance – ait été violée, souillée, méprisée, insultée. Ils s’en veulent, oui, ils s’en veulent chaque jour un peu plus.» Après son retour d’Algérie, l’écrivain affirme avoir été triste de retrouver sa patrie d’adoption «plus affaiblie que jamais, plus désorientée que jamais» où «règne une atmosphère de fin de règne, de fin de civilisation».
«Populicide» et partition française
Les deux hommes ont une crainte en commun, celle de l’islamisme qui gagne du terrain en France. «Sourdement, les âmes veules cherchent un nouveau maître», expose Philippe de Villiers. «Au XXe siècle, ce fut Berlin, Moscou puis Washington. Dorénavant, le nouvel absolu, le nouvel exotisme, c’est l’islam. Faillite spirituelle. L’hédonisme consumériste achève ainsi sa trajectoire en venant, par une sorte de ruse hypnotique, se fondre dans son exact contraire. Big Brother a fait place à la nounou Big Mother qui s’offre aujourd’hui à Big Other, un peu rude mais décapant. Faillite spirituelle.»
En Algérie, Boualem Sansal a été le témoin de la montée en puissance de l’islamisme. «Il avance par étapes, par petits sauts furtifs, et parfois avec démonstration de force», assure l’écrivain. «Il crée des mini-ruptures – par exemple le voile – puis il œuvre à les élargir.» Selon lui, cette idéologie religieuse et totalitaire attaque «la langue», «les normes», puis «l’école, l’université, la justice» et «bientôt l’Assemblée et l’Armée». «Ceux qui refusent ce viol doivent se lever et nommer avec nous cette réalité sans trembler.»
Un péril que les deux hommes associent à l’immigration de masse qui menace selon eux, à terme, la continuité du peuple français historique sur son propre sol. Philippe de Villiers parle de «populicide», titre de son dernier ouvrage. «Un génocide par substitution. Une substitution de peuple concomitante à l’effondrement du peuple originel. On fabrique un non-peuple : sans identité, sans langue, sans histoire.» Boualem Sansal reconnaît «une inquiétude que beaucoup ressentent» et un phénomène «colossal et terrifiant». Il évoque une France «divisée en deux peuples» et où l’on voit «le peuple natif péricliter, acculé au silence, et le peuple importé s’affirmer comme le successeur naturel et seul avenir du pays».
La France «a traversé tant d’épreuves plus graves»
Dans ce panorama pour le moins déprimant, Philippe de Villiers et Boualem Sansal appellent à la «refrancisation». «Il faut tout refranciser et refranciser partout : refranciser l’école, refranciser les médias, refranciser l’espace public, refranciser les âmes pour qu’on puisse retrouver l’imaginaire français», énumère le premier. «Les clefs sont connues : refondation exigeante de l’école, renforcement de l’autorité de l’État, clarté sur la laïcité, maîtrise des flux migratoires, la question vitale de la connexion entre islam et islamisme, les rapports entre la France et ses ex-colonies, etc.», abonde Boualem Sansal.
Les deux hommes livrent aussi leurs raisons d’espérer. «La mémoire commune, l’art de vivre à la française et la langue de Molière» sont, pour l’ancien homme politique, «trois petites lucioles tenues dans les catacombes par des mains vacillantes mais qui tremblent de piété immémoriale». Pour l’écrivain franco-algérien, l’histoire mouvementée de la France plaide en sa faveur. Elle «a traversé tant d’épreuves plus graves», souligne-t-il. «Elle s’est toujours relevée lorsqu’elle a décidé de se reprendre. Une nation disparaît lorsqu’elle renonce à se transmettre.»
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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