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12 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Un résumé concis de « Insultes, absences, erreurs… Le procès chaotique des chefs présumés de la DZ Mafia » selon notre équipe.
Résumé des éléments principaux
Débuté le 23 mars dernier, le procès pour double meurtre de chefs présumés de la DZ Mafia est émaillé par de nombreuses perturbations, des insultes et une forte tension. Le fond de l’affaire n’a quasiment pas été abordé alors que le verdict doit être rendu, ce samedi 11 avril.
Un procès complètement décousu, animé par de vives tensions. Des chefs présumés de la DZ Mafia sont jugés, depuis le 23 mars, à Aix-en-Provence, pour un double meurtre, qui remonte à 2019.
Mais le procès a pris beaucoup de retard. Comme en témoigne la journée de ce jeudi 9 avril. Il aura fallu attendre la dernière heure et demie pour que le fond de l’affaire puisse enfin être abordé.
Une témoin importante est entendue, mais entre la sœur de l’une des victimes et certains accusés, les duels de regards se multiplient. Les premières invectives fusent. Amine Oualane, l’un des accusés, s’emporte : « Arrête de parler toi là. » « Je parle si je veux », lui répond la jeune femme, assise sur le banc des parties civiles.
Des insultes et une tension extrême
La tension monte, les avocats tentent de temporiser mais quelques minutes plus tard, tout s’enflamme à nouveau. Les insultes traversent la salle du box des accusés au banc des parties civiles. Certains avocats dénoncent des insultes racistes visant un accusé. La tension est extrême, tout le monde veut s’interposer et les accusés ne se contiennent plus.
Certains en viennent même à insulter leurs propres avocats. La salle est évacuée en urgence, et le procès vient d’atteindre un niveau de tension extrême et de violence que encore jamais connu jusque-là. Pourtant, depuis trois semaines, beaucoup de choses inédites ont eu lieu dans ce procès.
Ce dernier est hors-normes de par le profil des accusés et le dispositif de sécurité mis en place. Mais, pour le moment, son déroulement interroge. Il manque des étapes clés et les accusés n’ont quasiment jamais été entendus.
Le fond de l’affaire éclipsé
La cour n’a encore jamais posé une seule question sur le fond de l’affaire à un seul des accusés, alors que le verdict est normalement attendu ce samedi 11 avril. Pour l’instant, aucun accusé n’a pu s’expliquer, se défendre, ou répondre à des points précis de l’enquête. L’un d’eux s’en agace régulièrement: « On joue notre vie nous », lance-t-il en levant le doigt comme un enfant pour prendre la parole.
Ce procès a connu des difficultés dès le début. La présidente de la cour, qui dirige les débats, a montré très rapidement des difficultés à tenir ces débats, à s’exprimer. Elle a montré qu’elle manquait de maîtrise du dossier, d’autorité aussi faisant des choix incompréhensibles, alors qu’en temps normal, un procès d’assises est organisé pour raconter une histoire claire et fluide.
L’un des avocats de la défense a eu l’occasion de répéter que ce n’était pas parce qu’il existait la possibilité pour les accusés de faire appel que ce premier procès devait être un brouillon. Le double homicide, qui date de 2019, dans un hôtel Formule 1 des Bouches-du-Rhône passe presque aux oubliettes.
Une enquêtrice s’enfuit du procès
Il faut également ajouter tous les incidents qui ont rendu ce procès très électrique. Les accusés se sont montrés indisciplinés, arrogants, voire même menaçants. Lorsque le calme est revenu dans le box, c’est entre la cour et les dix avocats de la défense que la situation s’est compliquée. Le dialogue s’est vite rompu. Les avocats de la défense ont bondi à chacune des erreurs commises par la présidente.
Un autre événement improbable a marqué le procès: la fuite de l’une des enquêtrices principales à l’occasion de son audition. Alors qu’elle était interrogée vivement par des avocats, elle s’est échappée de la salle pendant une pause. Un geste inédit qui a fait office de point de bascule puisque les avocats, en riposte, ont décidé de quitter le procès pendant trois jours.
Il y a ensuite eu le dérapage de l’une des juges qui s’est adressée en ces termes à une avocate: « Vous n’allez quand même pas pleurer. » L’avocate venait de demander à ce qu’on lui communique des pièces. Cet évènement a enflammé le procès, au point que le bâtonnier d’Aix-en-Provence a dû intervenir à deux reprises pour rappeler à la cour qu’elle devait respecter la défense, les droits de la défense et le principe du contradictoire.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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