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12 avril 2026« Levier d’insertion », « confiance renforcée », « amélioration du pouvoir d’achat » : pourquoi le Département de l’Aude reconduit le dispositif de cumul d’une activité salariée et du RSA en 2026
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Voici notre analyse rapide sur « « Levier d’insertion », « confiance renforcée », « amélioration du pouvoir d’achat » : pourquoi le Département de l’Aude reconduit le dispositif de cumul d’une activité salariée et du RSA en 2026 ».
Points clés à connaître
Le 14 avril 2020, le conseil départemental mettait en place l’expérimentation du cumul du revenu de solidarité active avec une activité salariée pour des emplois saisonniers dans le monde agricole. Depuis, la mesure a prouvé son efficacité pour l’accès à l’emploi et la sortie du RSA. Le dispositif est reconduit cette année, pour les secteurs agricole, du bâtiment, de l’hôtellerie-restauration, des services à la personne et de la petite enfance.
Six ans, presque jour pour jour, que le conseil départemental de l’Aude délibérait pour expérimenter une mesure de cumul du revenu de solidarité active (RSA) avec des revenus salariés issus d’emplois saisonniers dans le monde agricole. L’innovation trouve alors sa place dans un contexte très particulier. Covid oblige, l’activité économique est au ralenti. À l’automne 2020, Catherine Bossis, alors vice-présidente en charge de l’inclusion sociale, s’autorise une projection : « On attend 1 400 foyers de plus qu’à fin 2019. » Pendant ce temps, la filière agricole est en mal de bras pour les travaux saisonniers, notamment en raison de la défection de la main-d’œuvre étrangère.
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Le 14 avril 2020, le Département vote donc ce ballon d’essai, avec la possibilité de cumuler jusqu’à deux mois de travail, l’équivalent de 300 heures annuelles payées au Smic, avec le versement du RSA maintenu tout en « neutralisant » les salaires perçus. L’Aude rejoint la liste des conseils départementaux qui ont tenté l’expérience en 2019, de l’Aube à l’Alsace en passant par le Rhône, la Dordogne ou la Gironde. En 2021, l’Aude élargit le dispositif à l’hébergement touristique et à la restauration, puis en 2022 au BTP et à l’aide à la personne. En 2021, les 18 232 heures de travail cumulées via les 250 contrats signés par 102 personnes représentent 166 494 € de salaires ; en 2023, 336 bénéficiaires du RSA sont concernés, avec 64 129 heures travaillées et 643 942 € de « pouvoir d’achat », précise le Département dans un « Flash info » dédié à la mesure. L’agriculture et la viticulture sont alors le 1er secteur concerné en volume horaire (22 551 heures, devant l’hôtellerie-restauration, 19 928 heures) et en nombre de bénéficiaires (126, devant les services à la personne, 91, Ndlr).
Une hausse des sorties du RSA depuis la mise en œuvre de la mesure
Voilà pour les bénéfices à court terme. Mais depuis la mise en œuvre du dispositif, le Département a aussi observé un « impact positif sur l’accès à l’emploi », avec une hausse des « sorties du RSA ». La preuve par les chiffres que ce cumul est bien un « véritable levier d’insertion professionnelle qui permet aux allocataires de renouer progressivement avec le monde du travail, de retrouver un rythme de vie professionnel, de renforcer leur confiance et leur valorisation personnelle, tout en améliorant leur pouvoir d’achat ».
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Des termes employés dans la délibération de la commission permanente du Département qui, le 27 mars 2026, a donc décidé de reconduire la mesure de cumul. Une « mesure d’incitation locale », insiste la collectivité, rappelant que le dispositif « s’inscrit pleinement dans les orientations portées par la loi de plein-emploi ». Une loi dont l’application au 1er janvier 2025 a profondément modifié le parcours des demandeurs d’emploi et des bénéficiaires du RSA, instaurant notamment un système de sanctions en cas de non-respect du contrat d’engagement et des 15 heures d’activité imposées.
315 000 € de crédits réservés pour la mesure en 2026
Un principe au sujet duquel le conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale avait pointé les risques avait pointé les risques « d’exclusion sociale », de stigmatisation ou de paupérisation. Rien de tout ça, donc, avec ce cumul qui, rappelait la délibération du 27 mars, a concerné 341 allocataires en 2024 et 193 en 2025, avec la neutralisation respective de 693 597 € puis 314 316 € de salaires. C’est donc à destination des secteurs agricole, du bâtiment, de l’hôtellerie-restauration, des services à la personne et de la petite enfance que le dispositif sera reconduit en 2026, avec un plafond maximal de 200 heures annuelles, et 315 000 € de crédits réservés. Pas de quoi faire fortune, rappelons-le : au 1er avril, pour une personne seule, le RSA est de 651,69 € ; de 1 368,56 € pour un couple avec deux enfants.
Un prolongement de l’engagement susceptible de bénéficier à un des 15 160 allocataires du RSA recensés dans l’Aude au 31 décembre 2025, « soumis à des droits et devoirs », notamment des démarches d’insertion. Un chiffre qui se rapproche de celui issu de l’enquête des besoins en main d’œuvre publiée par France Travail en 2025 : dans l’Aude, 14 520 projets de recrutement étaient alors avancés, principalement dans… les secteurs agricoles, le tourisme, le BTP et les services à la personne.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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