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12 avril 2026« Personne ne le mérite plus que lui », pourquoi le triomphe de Van Aert réjouit tout le peloton
Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Un résumé rapide de « « Personne ne le mérite plus que lui », pourquoi le triomphe de Van Aert réjouit tout le peloton » selon notre rédaction.
Résumé à retenir
Trahi par la malchance et d’innombrables galères ces dernières années, Wout van Aert a réalisé le rêve d’une vie en remportant ce dimanche son premier Paris-Roubaix. Un bonheur partagé par une large partie du peloton, touchée par le parcours singulier du Belge.
L’image était devenue un incontournable ces dernières semaines: le petit Georges van Aert, déboulant dans les bras de son père sur les lignes d’arrivée. Avec les questions innocentes d’un enfant de cinq ans: « Alors, est-ce que tu as gagné cette fois? Tu vas nous ramener un bouquet de fleurs? » À chaque fois, la réponse était un sourire mi-amusé mi-gêné du papa, battu par plus fort, et une déception évidente chez le petit garçon. Alors quand il a vu son modèle fondre en larmes sur le vélodrome de Roubaix, et s’écrouler sur son vélo une poignée de secondes après avoir réalisé le rêve d’une vie, Georges n’a pas mis bien longtemps à rejoindre ses bras, accompagné de la maman et du cadet. Pour une photo de famille déjà entrée dans l’histoire de Paris-Roubaix, avec au milieu un Wout van Aert emporté par un tourbillon d’émotions.
L’espace d’un instant, toutes ses galères accumulées ces dernières années ont dû défiler devant ses yeux. Les coups du sort. Les deuxièmes places empilées comme d’autres avalent les records au petit-déjeuner. Les retours au premier plan aussitôt gâchés par de vilaines gamelles. Les séjours à l’hôpital. La deuxième place sur l’Enfer du Nord en 2022 malgré un virus. Le podium l’année suivante après une crevaison alors qu’il jouait la gagne. Les comparaisons avec Raymond Poulidor et les esprits moqueurs, aussi. Décidé à conjurer le sort, le Belge n’a pas abdiqué. Et c’est donc ce dimanche qu’il a fini par toucher au but à 31 ans, sur ces pavés qui l’ont si souvent maltraité et qui ont cette fois trahi Mathieu Van der Poel, son rival de toujours. Lui a été le seul à résister à Tadej Pogacar, avant de régler au sprint l’ogre slovène, le champion des champions qui devra revenir pour boucler sa collection.
Il fallait bien ça pour décrocher sa deuxième victoire dans un Monument après Milan-San Remo en 2020. Une joie indicible pour lui, mais également pour une bonne partie du peloton, touchée par sa résilience et son parcours si singulier. « Il n’y a pas de coureur qui mérite plus que lui de gagner Paris-Roubaix, je suis tellement content, tellement fier. C’est l’accomplissement d’une carrière. Il a connu tellement de péripéties. C’est un guerrier sur le vélo et une bonne personne de la vie », soulignait son coéquipier chez Visma Lease a bike, Christophe Laporte, le visage encore creusé par l’effort. « Je cours avec lui et Mathieu (Van der Poel) depuis les cadets, donc on peut dire que je ne suis pas forcément bien tombé (sourire). Je l’ai vu avoir ses hauts et ses bas. Je l’entends encore crier lors de sa chute sur À Travers la Flandre (en 2024). Ce sont des images marquantes. Je crois que c’est une leçon de vélo et une leçon de vie qu’il nous donne aujourd’hui. Ça montre qu’on peut toujours revenir », renchérissait Anthony Turgis (TotalEnergies), 14e sur la ligne.
« On est obligé de se prendre d’affection pour ce mec »
Le discours était le même chez Cyril Barthe (Groupama-FDJ), presque scotché au moment d’apprendre le nom du vainqueur de la bouche des journalistes: « Van Aert, c’est un battant. Un exemple pour tous les coureurs. On ne peut que le féliciter. » Matîs Louvel, arrivé sur le vélodrome un petit quart d’heure après Van Aert, a lui carrément endossé le costume de supporter sur sa machine. « Dans le Carrefour de l’Arbre, j’ai jeté un œil au grand écran et j’ai vu qu’il était avec Pogacar, à cinq kilomètres de l’arrivée. Dans ma tête, j’étais en mode: ‘Allez Wout, il faut aller la gagner celle-là!’ C’est un très grand champion. Son palmarès ne reflète pas son niveau. En plus de ça, c’est un super gars dans la vie. Je suis vraiment content pour lui », témoignait le Rouennais, au point d’en oublier sa propre souffrance, lui qui a passé « cinq heures à chasser derrière tout le monde à cause d’un dérailleur pété dès le premier secteur ».
Chez Lilian Calmejane, ancien coureur et aujourd’hui consultant pour France Télévisions, quelques larmes se sont même échappées devant le numéro accompli par Van Aert: « J’ai chialé, oui! On est obligé de se prendre d’affection pour ce mec. Regardez tout ce qu’il a traversé. On n’aurait peut-être pas eu le même ressenti s’il avait gagné Roubaix en 2022 ou 2023, quand on le voyait surtout sur le Tour faire un boulot dingue en montagne pour Vingegaard, en faisant même péter Pogacar. Là, c’est juste beau de le voir revenir à ce niveau. C’est émouvant et mémorable. »
Pour Jérôme Coppel, consultant sur RMC, ce triomphe du jour est celui de « l’abnégation ». « Il devrait avoir cinq ou six Monuments à son palmarès », dit-il. « Il le mériterait. Et beaucoup pensent la même chose. C’est l’un des coureurs les plus appréciés du peloton. Il n’a jamais un mot plus haut que l’autre, il n’est pas du genre à prendre tous les risques pour frotter ou se replacer. Tout ce qu’il fait est propre. On est tous heureux pour lui. » Le petit Georges un peu plus, tout de même.
Source : rmcsport.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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