
Dialogue interreligieux, protection des minorités… Les enjeux de la visite historique du pape Léon XIV en Algérie
13 avril 2026
Quelle couardise des élèves qui filment et rigolent…
13 avril 2026Après la défaite de Viktor Orbán en Hongrie, le RN a vraiment du mal à cacher sa déception
Analyse : L'équipe a relevé certains éléments clés de cette actualité.
L'article « Après la défaite de Viktor Orbán en Hongrie, le RN a vraiment du mal à cacher sa déception » a retenu l'attention de notre équipe.
Ce qu'il faut retenir
VIVIEN CHER BENKO / AFP
Viktor Orban et Marine Le Pen, ici à Budapest en septembre 2023.
Ce n’est pas leur défaite mais elle est malgré tout très amère. Avec l’échec de Viktor Orbán à l’issue des élections législatives en Hongrie, le Rassemblement national se trouve privé de son principal allié au sein de l’Union européenne. Un coup dur pour le parti d’extrême droite français qui a tenté d’en minimiser l’importance ce lundi 13 mars, sans vraiment y parvenir.
La proximité entre le Rassemblement national et l’ex-Premier ministre Viktor Orbán est établie et assumée depuis longtemps. En 2022, à défaut de pouvoir se tourner vers la Russie, Marine Le Pen s’était adressée à une banque hongroise pour financer sa campagne présidentielle. Elle avait alors obtenu un prêt important de 10,6 millions d’euros… grâce à l’intervention de Viktor Orbán ? En 2025, le Premier ministre hongrois faisait en tout cas partie des invités du Rassemblement national à un évènement dans le Loiret. En mars 2026, au lendemain des élections municipales, c’est Marine Le Pen qui s’envolait pour Budapest pour soutenir la campagne du Premier ministre sortant, « un visionnaire » et un « symbole de (la) résistance » à Bruxelles.
À un an de la présidentielle française où il est donné favori, la perte de cet allié eurospectique n’est donc pas un bon signal pour le Rassemblement national qui vise l’Élysée. Sur France Inter, le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy a refusé toute « surinterprétation » des résultats. « La position du RN est avant tout de prendre acte du choix des peuples et de travailler avec les gouvernements quels qu’ils soient », a-t-il déclaré. Mais la déclaration masque mal la déception de son parti.
Le RN dresse son propre bilan des années Orban mais…
Sur X, Marine Le Pen n’a pas eu un mot pour le vainqueur Péter Magyar, là où Jordan Bardella s’est contenté d’une mise en garde : « Espérons de son successeur qu’il gouverne dans l’intérêt exclusif de son pays et de son peuple ». À l’inverse, les deux têtes de l’extrême droite française ont salué « l’élégance » et l’accueil « respectueux » des résultats par Viktor Orbán qui « démontre que les accusations incessantes des institutions européennes ces dernières années contre la démocratie hongroise étaient infondées. » Ce qui revient à quasiment le remercier de ne pas avoir fait de coup d’État.
Jordan Bardella s’est ensuite fendu d’un bilan flatteur des mandats d’Orban, en évoquant « le rattrapage économique de la Hongrie », les « politiques familiales qui ont permis de protéger la natalité » et la « défense des frontières de son pays et de l’Europe face aux flux migratoires ». une appréciation qui vise là encore à servir le RN, qui défend un programme similaire pour la France, mais qui est pour le moins biaisée.
Sur le plan économique par exemple, loin du « rattrapage » vanté, la Hongrie traverse depuis plusieurs années une période de « stagflation », c’est-à-dire avec une inflation élevée et une activité économique ralentie. L’enrichissement brutal des proches d’Orban pendant ses mandats alimente en parallèle des soupçons de corruption. Sur le plan de l’immigration, en dépit de son discours de dureté qui ravit l’extrême droite française, l’ancien Premier ministre s’est en réalité tourné vers l’Asie pour trouver de la main-d’œuvre. Enfin, l’échec de sa politique nataliste a été officialisé en janvier dernier avec la diffusion des chiffres officiels : avec moins de 9,5 millions d’habitants en 2025, la Hongrie n’a jamais enregistré aussi peu de naissances depuis la Seconde guerre mondiale.
Une réalité que le parti lepéniste préfère mettre de côté, allant presque jusqu’à trouver un motif de satisfaction dans la victoire du nouveau Premier Ministre « Le programme de Péter Magyar est à 90 % celui de monsieur Orbán », a souligné Jean-Philippe Tanguy, omettant de préciser que ce sont bien les 10 % restants, comprenant une coopération plus étroite avec cette Union européenne honnie par le RN, qui ont été recompensés par les urnes.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

9999999
