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13 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Quelques points clés à retenir concernant « avocats et magistrats en colère contre le plaider-coupable criminel ».
Éléments à garder en tête
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, veut mettre en place un plaider-coupable criminel, qui permettrait de juger sans plaidoirie l’auteur d’un crime qui reconnaîtrait sa culpabilité. Une réforme de la justice qui fait hurler avocats et magistrats. Le bâtonnier de Paris s’explique sur RMC.
Journée de « colère noire », aujourd’hui, devant l’ensemble des tribunaux judiciaires du pays. Avocats et magistrats manifestent contre le projet de loi SURE, (sanction utile, rapide et effective) du ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
Une mesure hérisse particulièrement le poil des professionnels de la Justice: le plaider-coupable en matière criminelle, qui permettrait de juger sans plaidoirie l’auteur d’un crime qui reconnaîtrait sa culpabilité.
« La victime a 10 jours pour s’y opposer, c’est court »
Pour l’avocate et vice-bâtonnière du barreau de Reims, Stéphanie Van Oostende, ce plaider-coupable ne résoudrait pas les problèmes de délai dans la justice. Pour elle, il déshumaniserait un peu plus les victimes: « Imaginons que vous soyez victime d’un viol, votre agresseur reconnaît les faits dans le cadre de cette procédure de plaider-coupable. En tant que victime vous avez dix jours pour vous y opposer et 10 jours c’est court », assure-t-elle à RMC.
« Votre agresseur va être jugé sans débat et encourt une peine plafonnée, inférieure à 10 ans alors que devant une cour d’Assises il encourait une peine de 15 ans et une peine décidée par un jury populaire. Votre dossier va être expédié et vous aurez l’impression que justice n’aura pas été rendue, c’est à ça qu’on doit s’attendre », prévient Stéphanie Van Oostende.
« Les témoignages s’oublient »
« Ce n’est pas la bonne solution et la profession est en colère », abonde ce lundi 13 avril 2026 sur RMC Story Louis Degos, bâtonnier de Paris (président de l’ordre des avocats de Paris).
« Tout le monde veut que la justice accélère, c’est un constat partagé par les avocats on ne veut pas attendre 6 ans pour avoir des procès, ce n’est bon pour personne, ni même pour la défense alors que les témoignages s’oublient, mais la situation apportée par le garde des Sceaux n’est pas la bonne ».
« Le Sénat a apporté des modifications substantielles très bienvenues comme éviter que la consultation médicale soit faite par vidéo, la limitation de témoins devant les Cour criminelle départementale », nuance-t-il.
« Mais notre problème, c’est qu’il n’y a plus d’audience, on valide, on met un coup de tampon. Cela ne suffit pas alors qu’on parle d’affaires criminelles qui sont dans les 2/3 des cas des viols là où la parole de la victime est importante », poursuit Louis Degos qui insiste: « Les victimes ont besoin d’être entendues, il faut une audience pénale, une décision, que le juge décide »
De son côté, la Fédération France Victimes et son vice-président, Jérôme Moreau, voient plusieurs avantages à ce plaider-coupable: réduire les délais d’audiencement, mais aussi éviter la douleur que procure un procès pour les victimes: « Un certain nombre de victimes ressentent très douloureusement des audiences qui durent plusieurs heures ou plusieurs jours. Et la procédure pénale constitue une intensification du traumatisme, ce qu’on appelle la victimisation secondaire », assure-t-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe gardera un œil sur l’évolution de la situation.

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