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13 avril 2026Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
L'article « comment la marine américaine va appliquer le blocus naval contre les ports iraniens » a retenu l'attention de notre équipe.
Points clés à connaître
Les États-Unis doivent imposer à partir de ce lundi 16 heures un blocus du détroit d’Ormuz pour empêcher la navigation des bateaux « entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens ». Les Américains disposent dans cette optique de moyens aéronavals importants.
Ce qui n’était qu’une vague menace esquissée par Donald Trump sur les réseaux sociaux dimanche devrait se concrétiser dans les heures à venir. Ce lundi 13 avril, à partir de 17h30, heure locale (16 heures, heure française), les États-Unis entendent imposer un blocus dans le détroit d’Ormuz visant tous les navires « entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens ».
Le recours à l’arme du blocus, consécutif à l’échec des pourparlers de paix ce week-end entre Washington et Téhéran, vise à asphyxier encore un peu plus l’économie iranienne. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l’Iran, maniant la menace des drones et autres missiles, a lui même comprimé cette artère par laquelle transite en temps normal un cinquième du pétrole mondial. Mais il continue à utiliser ce passage pour écouler ses hydrocarbures.
« Les Iraniens ont continué d’exporter leur pétrole notamment vers la Chine, mais aussi d’autres pays, comme l’Inde ou le Pakistan », remarque auprès de BFMTV le chercheur et journaliste Romain Mielcarek. « Si (les Américains) coupent totalement ce flux, ça veut dire que les Chinois, les Pakistanais, les Indiens ne peuvent plus y accéder, donc ils iront chercher du pétrole ailleurs. »
Porte-hélicoptères et frégates
Pour appliquer ce blocus, Donald Trump dispose de moyens aéronavals conséquents avec notamment la présence de plusieurs bases américaines dans la région et la présence de la Cinquième Flotte américaine à l’extérieur du détroit d’Ormuz, dans le golfe d’Oman.
Ces derniers jours ont également montré que les Américains étaient capables de pénétrer dans le détroit, puisque deux frégates américaines y sont entrées « sans coup férir et les Iraniens n’ont pas osé leur porter préjudice », souligne sur BFMTV Frédéric Encel, docteur en géopolitique et maître de conférences à Sciences-Po.
Concrètement, pour contrôler les bateaux suspects, les États-Unis disposent de navires comme le porte-hélicoptères USS Tripoli, le porte-avions USS Abraham Lincoln et des corvettes, de type « littoral combat ships ».
« Ce sont des espèces de trimarans qui sont capables d’inspecter des bateaux qui violeraient le blocus », explique le général Jérôme Pellistrandi, consultant défense à BFMTV.
L’armée américaine promet des « informations complémentaires »
Les États-Unis peuvent aussi passer par la voie des airs pour prendre le contrôle des eaux du détroit. « On peut très bien envoyer un hélicoptère et déposer des hommes pour prendre le contrôle des bâtiments », détaille le général Serge Cholley, ancien général de l’Armée de l’air.
Avant l’entrée en vigueur du blocus, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé dans un communiqué que la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran à travers le détroit d’Ormuz serait autorisée. Il a ajouté que des « informations complémentaires seront communiquées aux navigateurs commerciaux par voie d’avis officiel ».
« Il est conseillé à tous les navigateurs de suivre les diffusions des avis aux navigateurs et de contacter les forces navales américaines sur le canal 16 (communications inter-navires) lorsqu’ils naviguent dans le golfe d’Oman et à l’approche du détroit d’Ormuz », a encore indiqué le Centcom.
Source : www.bfmtv.com
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