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13 avril 2026Dominique Méda x Antonin Bergeaud – Crise au Moyen-Orient : de quelle économie la France a-t-elle besoin ?
13 avril 2026Analyse : Cette nouvelle a été étudiée par nos journalistes pour une synthèse rapide.
Quelques points clés à retenir concernant « En Hongrie, le peuple contre le populisme ».
À savoir
Et pour tous les nationaux-populistes : Viktor Orban était plus qu’un modèle, il était brandi comme la preuve vivante que l’Europe pourrait évoluer de l’intérieur. Il était le premier allié, la première pierre de cette « Alliance européenne des nations » que Marine Le Pen appelle de ses vœux depuis qu’elle a renoncé à la sortie de la France de l’Union européenne et de la zone euro. Elle était d’ailleurs allée le rappeler à Budapest, en soutien à Orban, il y a seulement 3 semaines : « Depuis des années en Europe, la Hongrie est devenue un emblème, celui de la résistance d’un peuple fier et souverain à l’oppression […] C’est pour cela que je suis fière de pouvoir dire que Viktor est non seulement un partenaire et un allié […] mais aussi un ami. »
Marine Le Pen le 23 mars. Elle se disait alors sûre de sa victoire, malgré l’usure de 16 ans de pouvoir, la corruption et les liens avec la Russie. L’amitié parfois rend aveugle.
Jordan Bardella a rendu hommage à Viktor Orban, « un grand patriote »
Aux yeux de la foule qui fêtait la victoire de Peter Magyar et le retour de l’État de droit, sa principale promesse, cette foule qui criait « dehors les Russes », le patriote n’était pas Orban. Ce slogan, « Russie dehors », était celui de l’insurrection de 1956, avant son écrasement par les chars soviétiques.
De retour de Hongrie, au micro de France Inter, Marine Le Pen ne voulait voir que des liens énergétiques avec la Russie. Trois jours plus tôt pourtant, le Washington Post révélait que le ministre des affaires étrangères de Orban servait depuis des années de taupe pour le compte de Moscou, en transmettant à son homologue Lavrov des informations confidentielles sur les réunions européennes.
Ingérence russe. Ingérence américaine, avec le vice-président JD Vance venu chanter les louanges du premier ministre hongrois mardi dernier, avec le renfort de Trump au bout du fil en plein meeting. Si vous ajoutez les soutiens de l’Argentin Milei de l’Israélien Netanyahu et de toute l’internationale réactionnaire, vous constatez que les électeurs hongrois ont fait d’un coup, beaucoup de perdants.
Le RN fidèle à Orban
Mais pourquoi le RN, qui veut se normaliser et prendre ses distances avec Trump et Poutine, a-t-il continué de s’afficher auprès d’un dirigeant si encombrant ?
Par fidélité. Marine Le Pen n’oublie pas l’accueil présidentiel qu’Orban lui a réservé à Budapest fin 2021, alors qu’elle subissait la concurrence d’Éric Zemmour, ni le prêt qu’une banque hongroise lui a consenti ensuite pour financer sa campagne, ni la venue d’Orban en juin dernier dans le Loiret pour une fête du RN.
Et puis par convergence idéologique et programmatique. « Un allié n’est pas un clone », disait Marine Le Pen sur Inter. Mais les ressemblances crèvent les yeux : préférence nationale, critiques de la justice et de l’état de droit, prééminence du droit national sur le droit européen, reprise en main de l’audiovisuel, et des médias privatisés confiés à des proches du pouvoir. Enfin hostilité aux aides à l’Ukraine. Le prêt de 90 milliards d’euros de l’Union européenne à Kiev sur lequel la Hongrie a mis son veto, Jordan Bardella avait lui aussi refusé de le voter au Parlement européen.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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