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13 avril 2026Le blocus du détroit d’Ormuz n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour les prix à la pompe
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Le blocus du détroit d’Ormuz n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour les prix à la pompe ».
Points essentiels
PhotoAlto/James Hardy / Getty Images/PhotoAlto
Le blocus du détroit d’Ormuz n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour les prix à la pompe.
• L’échec des négociations à Islamabad et le blocus du détroit d’Ormuz par Donald Trump menacent de faire flamber les prix à nouveau les prix du pétrole.
• Au-delà des tensions géopolitiques, l’état des infrastructures pétrolières au Moyen Orient fait craindre un difficile retour des cours à moins de 70 dollars le baril.
Une accalmie de courte durée. Voici comment on peut qualifier la légère baisse des prix à la pompe observée durant le week-end des 11 et 12 avril. Car après l’échec des négociations organisées sous l’égide du Pakistan entre les États-Unis et l’Iran, et l’annonce par Donald Trump d’un blocus du détroit d’Ormuz par l’armée américaine, le risque de voir les tarifs repartir à la hausse est bien réel.
Ces deux derniers jours pourtant, comme l’avaient annoncé les stations-service, une baisse a pu être observée. Selon les relevés du gouvernement et de différents médias, de franceinfo à Ouest France en passant par les publications spécialisées dans l’automobile, le gazole a perdu en moyenne 4 centimes par litre et le sans-plomb 95 seulement 2 par rapport aux prix records du 8 avril.
Mais ils devraient repartir aussi sec à la hausse. La première explication à cela est le blocus des ports iraniens voulu par Donald Trump et l’interdiction pour les navires souhaitant passer par le détroit de continuer leur chemin. Pour rappel, avant l’offensive américano-israélienne contre le régime de Téhéran, environ 20 % du pétrole mondial transitait par ce passage. Si le cessez-le-feu annoncé la semaine passé avait rassuré les marchés, le cours du baril de Brent est reparti en flèche depuis la prise de parole du président américain.
Des prix qui restent très élevés sur les marchés
Une flambée qui ne se ressentira pas instantanément à la pompe, où la légère baisse du week-end perdure ce lundi, mais qui se verra ces prochains jours, quand les cuves seront remplies de pétrole acheté après le retour à la hausse. À l’heure où sont écrites ces lignes, le baril de Brent prend environ 8 %, au-delà du seuil symbolique des 100 dollars.
Mais il n’y a pas que cela. Médiatique patron des enseignes qui portent son nom, Michel-Édouard Leclerc prévenait – avant même l’échec des négociations – que l’on ne retrouverait pas les prix d’avant la guerre. Dénonçant les « profiteurs de guerre », il expliquait : « L’intérêt de la guerre pour beaucoup d’oligarques, c’est le pétrole. Et je pense que l’intérêt de ceux qui ont fait cette guerre, c’est qu’on ne retrouve pas le niveau d’avant. »
Ainsi, explique franceinfo, il faudrait une baisse considérable du prix du baril pour retrouver des niveaux d’avant-guerre, estimés entre 60 et 70 dollars. Or, puisque les stations-service n’ont pas le droit de vendre à perte le pétrole qu’elles ont acquis, tant que les prix restent élevés sur les marches, impossible de voir les prix chuter pour le consommateur.
Les infrastructures pétrolières touchées
Enfin, au-delà des considérations géopolitiques du moment (et des changements de pied récurrents de Donald Trump), il faut aussi prendre en considération les conséquences au long cours de la guerre. En l’occurrence, les infrastructures pétrolières du Moyen-Orient ont souffert des frappes entamées le 28 février dernier. Quand bien même les dirigeants américains, israéliens et iraniens parviendraient à un accord de paix total et durable, il faudrait reconstruire et réparer avant de voir l’industrie pétrolière fonctionner à nouveau comme avant.
À l’inverse, la situation actuelle pourrait d’ailleurs empirer : en annonçant son blocus du détroit d’Ormuz, Donald Trump a demandé aux forces américaines de frapper à nouveau les infrastructures énergétiques de l’Iran. Ce qui augure d’encore plus de dégâts, et donc de répercussions qui iront toujours plus loin dans le temps.
S’il faut en trouver un, reste toutefois un mince motif d’espoir du côté du politique. Assurant privilégier le dialogue par rapport à des mesures « coercitives » contre l’industrie pétrolière, le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun a fait savoir dimanche 12 avril sur LCI qu’un décret pouvait être pris « à tout moment » si des manquements ou des abus étaient relevés. En Allemagne, le gouvernement a adopté une autre approche et diminué pour deux mois ses taxes sur les produits pétroliers pour provoquer une baisse immédiate du prix des carburants. Une bouffée d’air frais pour des millions d’automobilistes et de professionnels que l’exécutif français refuse jusqu’à présent.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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