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13 avril 2026Reuters.com
13 avril 2026Le gouvernement contraint à la prudence sur le projet d’extension du travail le 1er-Mai – franceinfo
Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Quelques points clés à retenir concernant « Le gouvernement contraint à la prudence sur le projet d’extension du travail le 1er-Mai – franceinfo ».
Analyse rapide
Les syndicats de salariés arrivent unis sur ce dossier, avant la réunion de lundi soir au ministère du Travail. Alors que l’élection présidentielle se profile déjà, le gouvernement veut éviter de lancer une fronde.
Publié
Temps de lecture : 3min
Le gouvernement promet de ne pas passer en force sur l’extension du travail le 1er mai. Les syndicats s’en inquiètent depuis un vote tactique à l’Assemblée. Le ministre du Travail reçoit les syndicats lundi 13 avril en fin de journée, pour une opération « déminage ».
Pour faire baisser la pression, le gouvernement ressasse le même refrain : pas de passage en force. Matignon fait même savoir que le Premier ministre n’a pas l’intention de convoquer une commission mixte paritaire (CMP), cette fameuse réunion de sept députés et sept sénateurs censés se mettre d’accord sur une loi. Elle pourrait permettre à certains commerces comme les boulangeries, les fleuristes et les chocolateries d’ouvrir lors de la Fête du travail, le 1er mai.
Sébastien Lecornu attend donc le résultat de la réunion de lundi soir. Les syndicats ont déjà fait passer leur message, relayé notamment par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, sur RTL. « Le 1er mai n’est pas une journée comme les autres et cette proposition de loi est basée sur une série de mensonges éhontés, argumente Sophie Binet. D’abord, ce n’est pas vrai que c’est une proposition de loi pour les artisans. Ensuite, cette loi n’est pas limitée aux fleuristes et aux boulangers. Le 1er mai, ce n’est pas une journée à fort potentiel commercial. Tout n’est pas à vendre. »
Les syndicats réclamaient la non-convocation de cette fameuse CMP. Une convocation « improbable », confirme encore l’entourage du Premier ministre qui voit bien que le sujet du 1er-Mai, jour chômé et payé, est inflammable : il fait office de symbole mais surtout d’acquis social.
Les prémices de la campagne présidentielle et la guerre au Moyen-Orient poussent le gouvernement à la prudence. D’autant que Sébastien Lecornu est à peine remis de la crise des carburants, avec l’épisode des aides sectorielles et la flambée des prix à la pompe. Le Premier ministre – et ce n’est pas qu’un détail -, n’a toujours pas de majorité au Parlement pour gouverner, si possible jusqu’en 2027. Alors la gauche en profite pour rallumer la mèche. « Cette motion de censure peut permettre de construire un dossier de force, menace Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, dimanche sur France Inter. Et de dire qu’à un moment donné, si on n’est pas entendu, si le dialogue social ne trouve pas sa place, effectivement, il peut y avoir une censure avec l’ensemble des partis de gauche qui considèrent qu’à un moment il faut aussi poser des limites. »
En réalité, une motion de censure sur une loi relative au 1er-Mai a peu de chance d’aboutir parce que le RN est favorable à l’extension du travail. Il a contribué d’ailleurs à rejeter le texte vendredi à l’Assemblée, avec les macronistes qui le soutenaient et le défendaient. Un tour de passe-passe destiné, aussi paradoxal que cela puisse paraître, à accélérer les débats. Une manœuvre boutiquière et parlementaire qui a aussi jeté le trouble. Obligeant effectivement Sébastien Lecornu à lancer l’opération déminage.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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