
Comment les Européens espèrent travailler avec le prochain premier ministre hongrois
13 avril 2026RDC : reprise des pourparlers en Suisse pour relancer la paix dans l’Est
13 avril 2026Mitterrand, Delors, Juppé… ces favoris des sondages politiques que l’histoire a contredits
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Mitterrand, Delors, Juppé… ces favoris des sondages politiques que l’histoire a contredits ».
Les faits essentiels
À un an de la présidentielle 2027, les sondages placent déjà Jordan Bardella et Édouard Philippe en favoris. Mais attention: de la défaite annoncée de Mitterrand en 1981 à la chute brutale d’Alain Juppé en 2017, l’histoire prouve que les enquêtes d’opinion à un an du scrutin se trompent presque toujours sur le vainqueur final.
À quasiment jour pour jour de l’élection présidentielle de 2027, dont le premier tour devrait se tenir les 11 ou 18 avril, les enquêtes d’opinion se multiplient. Si Jordan Bardella, Marine Le Pen ou Édouard Philippe dominent actuellement les intentions de vote, l’histoire politique nous rappelle que le favori d’aujourd’hui est rarement le vainqueur de demain.
1981: les « 72 défaites » de François Mitterrand
En 1980, soit un an avant son accession à l’Élysée, François Mitterrand est systématiquement donné battu par Valéry Giscard d’Estaing. Une situation qui finit par agacer profondément le leader socialiste. En conférence de presse, il ironise: « Oui, c’est vrai, ce doit être la 72ème fois que je suis battu par M. Giscard d’Estaing… ».
Il faudra pourtant attendre février 1981, soit seulement trois mois avant l’échéance, pour qu’un sondage l’annonce enfin vainqueur. Le 10 mai, il remportera finalement l’élection avec 51,76% des voix.
1995: le renoncement historique de Jacques Delors
Le cas de 1994 reste l’un des plus singuliers de la Ve République. À un an du scrutin, Jacques Delors écrase la concurrence dans la quasi-totalité des sondages. Très populaire, il semble promis à l’Élysée.
Pourtant, à cinq mois du vote, lors d’une interview suivie par 13 millions de téléspectateurs, il crée la stupéfaction en annonçant qu’il ne sera pas candidat, invoquant son âge et la fatigue. Un retrait qui sera fatal au Parti socialiste: Lionel Jospin, désigné candidat, s’inclinera face à Jacques Chirac.
2017: la chute brutale d’Alain Juppé
Plus récemment, l’exemple d’Alain Juppé illustre la fragilité des enquêtes d’opinion. Dès 2014, la « Juppémania » s’empare de la France. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac caracole en tête des sondages, frôlant les 40% d’intentions de vote au premier tour à un an de l’échéance.
L’homme, d’ordinaire froid et distant, s’en émeut même sur les plateaux de télévision. Mais fin 2016, c’est la douche froide: il est balayé lors de la primaire de la droite par François Fillon. Une désillusion qui rappelle que le sondage n’est qu’une photographie de l’opinion à un instant T, et non un bulletin de vote définitif.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

9999999
