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13 avril 2026pourquoi l’aéroport londonien d’Heathrow profite du report des passagers en correspondance
Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « pourquoi l’aéroport londonien d’Heathrow profite du report des passagers en correspondance ».
Points importants
Le premier aéroport d’Europe a vu bondir de 10% ses passagers en transit en mars, sur fond de perturbations au Moyen-Orient. Un déplacement des flux qui profite à Londres, sans dissiper les inquiétudes pour les mois à venir.
Londres récupère une part des flux bousculés par la guerre. Heathrow, premier aéroport européen en nombre de passagers en 2025, a annoncé lundi une hausse de 10% du nombre de voyageurs en correspondance en mars, conséquence directe des fermetures d’espaces aériens au Moyen-Orient et du redéploiement de certains itinéraires long-courriers. Sur le mois, le hub britannique a accueilli 6,6 millions de passagers, soit une progression de 6,9% sur un an.
Derrière ce rebond, la mécanique est simple. Depuis le déclenchement du conflit à la fin février, une partie des grandes plateformes de correspondance du Golfe ont vu leur fonctionnement fragilisé par les restrictions aériennes et les fermetures temporaires d’espace aérien. Résultat : certains voyageurs, notamment sur le long-courrier entre l’Europe, l’Asie et au-delà, se sont rabattus sur d’autres hubs, dont Heathrow.
Un trafic qui se déplace plus qu’il ne progresse
Le détail des chiffres publiés par Heathrow dit bien cette recomposition. En mars, le trafic vers le Moyen-Orient a chuté de 51,1%, pendant que les liaisons avec l’Asie-Pacifique bondissaient de 31,1% et celles avec l’Afrique de 23,3%. Autrement dit, Londres a surtout capté un trafic qui se déplace, davantage qu’un surplus structurel de demande.
Le directeur général de l’aéroport, Thomas Woldbye, reconnaît d’ailleurs que l’embellie reste fragile. Heathrow explique avoir «absorbé» une partie de la demande déviée en mars, tout en prévenant que les prochains mois demeurent incertains en raison du conflit. Le groupe souligne aussi que sa croissance reste freinée par un problème bien connu : les créneaux sont saturés, ce qui limite sa capacité à profiter pleinement du report de trafic, contrairement à certains concurrents européens.
Heathrow Airports Limited
Cette tension profite aussi à la concurrence. En février, ACI Europe rappelait qu’Heathrow avait conservé en 2025 sa place de premier aéroport européen avec 84,48 millions de voyageurs, mais avec une avance devenue très mince sur Istanbul, déjà à 84,44 millions.
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Le kérosène, autre sujet d’inquiétude
Pour l’instant, Heathrow assure que les perturbations sur les chaînes logistiques mondiales, notamment pour le carburant, n’ont pas affecté ses opérations. Mais le sujet est surveillé de près. La semaine dernière, ACI Europe alertait sur le risque d’une «pénurie systémique» de kérosène en Europe si le trafic maritime ne revenait pas rapidement à la normale dans le détroit d’Ormuz.
En creux, cette séquence rappelle surtout une réalité du transport aérien mondial : lorsqu’un carrefour du ciel vacille, tout l’équilibre des correspondances se redessine. Et dans cette géographie mouvante, Heathrow apparaît aujourd’hui comme l’un des premiers bénéficiaires collatéraux de la crise — au moins à court terme.
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Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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