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13 avril 2026« Si ça dure des mois, il y aura un renforcement des aides », assure David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics – franceinfo
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Notre rédaction partage quelques remarques sur « « Si ça dure des mois, il y aura un renforcement des aides », assure David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics – franceinfo ».
À retenir absolument
David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, était l’invité des 4V sur France 2 ce lundi 13 avril.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Échec des négociations de paix, blocage persistant du détroit d’Ormuz, les prix du pétrole sont repartis à la hausse, au-delà des 100 dollars lundi 13 avril au matin, le moment est-il venu de faire un effort supplémentaire pour les automobilistes ?
David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics : Il faut d’abord voir comment la situation évolue dans les prochains jours parce que on a quand même jour après jour, nuit après nuit, des allers-retours dans les deux sens de la position américaine, des négociations avec l’Iran, et c’est la raison pour laquelle, depuis le début de la crise, on s’adapte.
On sait que ça va durer longtemps. L’Iran bloque le détroit, les États-Unis bloquent les bloqueurs, si je puis dire. On ne voit pas comment le trafic peut reprendre dans les jours prochains. Ça va durer des jours, voire des semaines. On le sait désormais.
Je pense qu’il y a d’abord une chose qu’on sait, c’est que Donald Trump est particulièrement imprévisible. Je vous rappelle qu’il y a une semaine, il annonçait la destruction de la civilisation iranienne dans ses termes. Et puis, ensuite, pendant la nuit, il y a eu la négociation du cessez-le-feu avec l’Iran. On apprend effectivement [dimanche 12 avril] qu’il annonce un blocus du détroit d’Ormuz, semble-t-il, pour les bateaux iraniens. On verra ce qu’il en est dans les prochains jours. Mais depuis le début, on se prépare à toutes les éventualités. On a d’ores et déjà mis en place un certain nombre d’aides sectorielles pour les professions qui sont le plus touchées, c’est-à-dire pour ceux qui risquent de perdre leur travail à cause de la crise du carburant : les transporteurs, les agriculteurs, les pêcheurs…
Les autres, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas un métier particulièrement sensible mais qui doivent rouler parce que la vie fait qu’on doit rouler, devront-ils supporter eux-mêmes les conséquences de cette crise, même si elle dure longtemps ?
Depuis le début, on a deux principes importants. Le premier, c’est que les aides doivent être ciblées vers ceux qui en ont le plus besoin. On l’a fait pour les métiers que j’ai évoqués. On l’a fait aussi pour les ménages les plus vulnérables. C’est le renforcement du chèque énergie à partir du 1er mai. Et le deuxième, c’est que les aides soient financées.
Pour les autres, ceux qui ne sont ni marins-pêcheurs ni infirmiers, ils devront supporter eux-mêmes les conséquences de la crise, même si elle dure longtemps. Lundi 13 avril, l’essence est à 2 euros et le gasoil à 2,27. Même si ça dure des mois, les Français qui ne sont pas particulièrement impactés par leur métier le supporteront eux-mêmes.
Si ça dure des mois, il y aura évidemment un renforcement des aides, mais à nouveau avec ces principes clairs, ciblages et financements, parce que sinon, ce serait promettre aux Français de l’argent que l’on n’a pas et donc aller demain leur reprendre dans une poche ce qu’on leur aurait promis de l’autre.
Dans ce contexte qui va devenir rapidement socialement assez tendu, le gouvernement doit-il renoncer à élargir les métiers qui pourront travailler le 1er mai ?
Il y a une concertation qui est mise en place par le ministre du Travail [lundi 13 avril]. Je crois qu’il reçoit les organisations syndicales. Il aura annoncé à ce moment-là la position du gouvernement.
Même si les armes se sont tues, on ne va pas vers une résolution rapide. Est-ce que vous avez évalué le coût pour la croissance de cette crise ?
Le coût sur la croissance est en cours d’évaluation, on le présentera la semaine prochaine aux organisations politiques, aux forces syndicales et aux représentants des élus locaux. Il y aura un effet secondaire sur la croissance, évidemment, il y aura un effet secondaire sur l’inflation. Le montant précis dépend de l’évolution de la situation du conflit, et ce qu’on présentera aux forces politiques, aux forces syndicales, aux forces économiques, ce sont les différents scénarios pour mettre sur la table toutes les données dont on dispose, comme je l’ai fait d’ailleurs sur les recettes budgétaires pour le mois de mars.
Ce que je comprends, c’est qu’il y aura réévaluation des chiffres prévus d’inflation et de croissance.
Oui, bien sûr. Parce que ces chiffres avaient été calculés avant le déclenchement du conflit. Donc il y aura une réévaluation. On présentera également les différents scénarios selon l’évolution du conflit, parce que tout dépend évidemment de la situation militaire sur place.
Le Premier ministre a dévoilé un plan d’électrification pour sortir de nos dépendances. On passe de 5 à 10 milliards d’aides. Comment les financez-vous ?
Il s’agit de faire le ménage dans les certificats d’économie d’énergie. Ces certificats d’économie d’énergie existent aujourd’hui. Ils sont d’ailleurs à la charge des fournisseurs d’énergie.
Mais répercutés souvent sur le client.
Oui, mais c’est surtout un maquis. Ils existent déjà. Ce n’est pas un rajout d’argent, un rajout de certificat. En revanche, c’est un maquis qui est devenu incompréhensible avec beaucoup de fraudes, avec peu de priorisation, etc. Et donc, l’idée est vraiment de réformer les certificats d’économie d’énergie.
Et avec ça, on trouve 5 milliards.
Oui, parce que l’idée est vraiment de réformer les certificats d’économie d’énergie pour mettre le paquet sur l’électrification. Parce qu’un euro investi dans l’électrification, c’est un euro investi pour mettre à l’abri les Français définitivement de ces crises pétrolières.
Encore faut-il les trouver. Il y a aussi la défense. Le président de la République a décidé de rajouter 30 milliards d’ici 2030 à la loi de programmation militaire, dont 6 milliards, je crois, pour l’année prochaine. Vous allez les trouver où, ces 6 milliards ?
Évidemment que c’est difficile de dégager des marges de manœuvre pour des investissements dans l’avenir. C’est le cas sur l’énergie, c’est le cas sur la défense. C’est difficile mais c’est possible. D’ailleurs, l’expérience des dernières années le montre puisque, en 2027 par rapport à 2017, on aura doublé le budget des armées. Cette année, on a augmenté d’à peu près 6 milliards et demi le budget des armées. C’est l’équivalent des augmentations prévues pour les années prochaines, tout en continuant à réduire le déficit. Donc c’est difficile, mais c’est possible.
La préparation du budget a commencé, ce qui est bien, c’est qu’avec la durée des budgets, ça ne s’arrête jamais. Vous devez faire des économies et pourtant il n’y a que des dépenses supplémentaires, on l’a dit pour l’électrification, pour l’armée, la charge de la dette, l’annulation de la réforme des retraites. Est-ce que vous maintenez quand même, pour l’année prochaine, un objectif de réduction du déficit budgétaire ?
Oui, bien sûr, c’est indispensable. On aura en 2027 une élection présidentielle, une élection législative. On aura un nouveau président, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement. Le but de ce budget pour 2027, ça doit être de donner le maximum de liberté à cette prochaine majorité et à ce prochain président de la République. Et donc, ça veut dire d’abord permettre que la campagne présidentielle se déroule convenablement, sans perturbation financière et sans perturbation économique. Et donc, ça veut dire qu’il faut un budget. Ça veut dire que le prochain gouvernement doit avoir des marges de manœuvre pour mettre en œuvre ses priorités, à nouveau, quelles qu’elles soient. Et ça, ça veut dire qu’il faut qu’on continue à réduire le déficit. Donc oui, il faudra poursuivre cet effort.
Est-ce que votre administration va réclamer une déclaration de revenus à Cécile Kohler et Jacques Paris ?
Non, j’ai vu évidemment la polémique qu’il y a eu ces derniers jours et vous me posez la question suite au témoignage qui a été celui de Benjamin Brière. La direction générale des finances publiques a eu l’occasion ce week-end d’éclaircir ce qui s’était passé avec Benjamin Brière. Il revenait effectivement d’Iran. Il a eu un premier échange avec une agente des impôts qui n’a pas pris la mesure de la situation, qui a eu des paroles qui ont évidemment été blessantes pour Benjamin Brière. Sa situation a ensuite été prise en charge par la direction générale des finances publiques, régularisée, et les leçons ont évidemment été tirées pour ceux qui seraient dans une situation comparable. Donc, en l’occurrence, pour les personnes que vous citez.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité
Source : www.franceinfo.fr
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