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5 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : pourquoi le blocage du détroit d’Ormuz pourrait profiter à la Russie et aux États-Unis
L’impact économique du conflit dépendra surtout de sa durée, selon le gouverneur de la Banque de France, même si pour l’instant, le choc est plus fort sur le gaz que sur le pétrole, notamment parce que le Qatar, gros exportateur de gaz naturel liquéfié, a stoppé sa production. 90% des tankers pétroliers et des méthaniers sont toujours bloqués de part et d’autre du détroit d’Ormuz.
Le conflit avec l’Iran renforce les positions de la Russie avec qui l’Europe veut définitivement couper le cordon énergétique en 2027. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, l’Inde, pays le plus exposé à court terme par la pénurie, risque de se tourner immédiatement vers le pétrole russe, compte tenu de sa proximité. Si le conflit se prolonge au-delà de quelques semaines, la Chine pourrait suivre le même chemin.
Une aubaine pour Moscou, qui, ces derniers mois, était obligé de vendre ses hydrocarbures à prix cassé, compte tenu des sanctions européennes à cause de la guerre en Ukraine. Signe d’un regain d’intérêt pour ce pétrole russe : les prix sont repartis à la hausse.
Les États-Unis, de leur côté, peuvent y gagner sur le GNL. Pour compenser la perte du gaz naturel liquéfié Qatari, 8% de leurs importations, les Européens n’ont pas beaucoup d’autre choix que de se tourner un peu plus vers les États-Unis. Problème : les infrastructures d’exportation de gaz de schiste américain fonctionnent déjà à pleine capacité depuis la guerre en Ukraine. Les exportateurs américains auront du mal à combler significativement le déficit.
La question clé, c’est la durée du blocus du détroit, explique la filière des importateurs de GNL. Un blocus prolongé risque de relancer la compétition pour les cargaisons disponibles et d’alimenter la surenchère de prix entre l’Europe et l’Asie.

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