
Liban: "La France s’engagera pour la reconstruction des zones touchées", annonce Emmanuel Macron
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21 avril 2026Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Nos rédacteurs considèrent que « Ces émules de Luigi Mangione qui s’en prennent aux patrons de l’IA » est un article à suivre.
Les points essentiels à retenir
Plusieurs mois avant d’être arrêté et inculpé de tentative de meurtre contre Sam Altman, patron de la société OpenAI, pour avoir lancé un cocktail molotov contre le domicile de ce dernier à San Francisco le 10 avril, le jeune Daniel Moreno-Gama avait évoqué sur un forum Internet sa volonté de “faire un coup à la Luigi contre certains patrons du secteur de la tech”, souligne The Wall Street Journal. Et ce n’est pas la seule référence que le jeune étudiant texan a faite à Luigi Mangione, en prison dans l’attente de son procès pour meurtre − il est accusé d’avoir tué le patron de UnitedHealthcare, le plus grand groupe d’assurance santé américain.
Le 10 avril, Daniel Moreno-Gama s’en est d’abord pris au domicile de Sam Altman situé dans le quartier de Russian Hill à San Francisco, puis au siège de sa société OpenAI, qu’il avait pour ambition de faire brûler.
De quoi pousser le quotidien financier à souligner que cet incident “met en lumière une vague de ressentiment contre les grandes entreprises, qui se développe dans certaines sous-cultures d’Internet et est amplifiée par l’attention nationale portée à Luigi Mangione”.
Dans l’affaire OpenAI, les enquêteurs ont même découvert un manifeste, qui serait signé de la main de Daniel Moreno-Gama, mettant en garde contre le occurrence que l’IA allait anéantir l’humanité. Ce manifeste contenait également un message adressé à Sam Altman, rapporte le Wall Street Journal : “Si, par miracle, tu survivais, je prendrais cela comme un signe divin t’invitant à te racheter…”
Selon d’autres médias, Daniel Moreno-Gama portait également sur lui une liste de patrons et investisseurs dans le domaine de l’intelligence artificielle avec leurs adresses personnelles.
“Une diabolisation cynique du système américain”
Pour The Washington Post, l’affaire ne fait pas un pli. Le quotidien dénonce, dans son éditorial, “ces émules de Luigi Mangione qui s’inspirent du passage à l’acte” de ce dernier contre le patron de UnitedHealthcare “pour commettre des actes violents”.
Des agressions qui ne sont pas, pour le journal de la capitale fédérale, “de simples accès de violence incontrôlée motivés par une critique légitime du capitalisme”, mais plutôt “une réponse prévisible à une diabolisation cynique du système américain”.
Et le quotidien de Washington de pointer que Luigi Mangione a beau plaider non-coupable du meurtre du patron de UnitedHealthcare, cela ne l’empêche pas d’“assumer son statut de héros populaire auprès des extrémistes violents de l’extrême gauche”. Le fonds en ligne destiné à financer sa défense a même récolté “1,46 million de dollars auprès de plus de 40 000 donateurs”, rappelle le journal. Quant aux procureurs fédéraux qui se sont opposés au report de son procès, désormais fixé au mois d’octobre 2026, ils ont invoqué les manifestations de soutien en sa faveur soulignant que “depuis le meurtre [du patron de UnitedHealthcare], certains segments du public − qui s’identifient ouvertement comme des partisans de l’accusé − ont commencé à considérer la violence comme une solution de rechange acceptable, voire nécessaire, au débat politique raisonné”.
Un retour de bâton attendu
De quoi pousser le magazine américain Rolling Stone à s’interroger : “Le Techlash [ou retour de bâton violent contre le secteur de la tech et, en l’occurrence, contre le secteur de l’intelligence artificielle] a-t-il atteint son point d’orgue ?”
Le magazine souligne qu’après l’arrestation de Daniel Moreno-Gama, certains internautes ont applaudi son passage à l’acte sur les réseaux sociaux, “en se demandant comment ils pouvaient contribuer à un fonds de défense pour lui ou en plaisantant sur l’état du cocktail Molotov envoyé contre la maison de Sam Altman, espérant qu’il n’avait pas subi trop de dégâts”.
“Je me soucie autant de l’humanité de Sam Altman qu’il se soucie de la mienne”, a par exemple écrit un internaute sur la plateforme X. “Essayer d’empêcher l’apocalypse de l’IA est un acte héroïque, pas un acte criminel”, a écrit un autre. “Les criminels, ce sont les PDG des entreprises d’IA qui veulent tuer l’humanité et nous remplacer par des robots”, a renchéri un troisième, toujours selon le magazine Rolling Stone.
Ces réactions “reflètent la colère et le ressentiment croissants du public à l’égard des entreprises spécialisées dans l’IA, des centres de données et des milliardaires du secteur de la tech”, souligne Rolling Stone. Les experts en intelligence artificielle, qui tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme sur les dangers liés à un transformation de l’IA sans garde-fous, notent pour leur part “une escalade de la méfiance envers l’IA, qui couve déjà depuis des années”.
Comme le souligne, dans les colonnes du magazine, Safiya Noble, qui enseigne les sciences sociales à l’université de Californie à Los Angeles et qui a écrit l’ouvrage Algorithms of Oppression [“Les algorithmes de l’oppression, non traduit] : “Nous sommes en plein cœur du ‘Techlash’, c’est-à-dire du mouvement de rejet visant le secteur et les milliardaires de la tech, qui sont obsédés et accaparés par leurs fantasmes d’un avenir tout droit sorti de l’univers de la science-fiction.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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