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Joel Saget / AFP
Lyes Louffok
C’est le candidat socialiste à la mairie de Paris qui a d’abord alerté sur la situation ce mercredi 4 mars. « Lyes Louffok a été obligé de fermer son compte X suite aux attaques qu’il subit après avoir annoncé son soutien à la liste de la gauche unie pour Paris », a déploré Emmanuel Grégoire, jugeant que « la violence qu’il subit est parfaitement inacceptable ». La veille, l’ex-candidat LFI aux législatives, surtout connu pour son engagement en faveur des droits de l’enfant, avait annoncé appuyer la candidature de l’ex-adjoint d’Anne Hidalgo.
« Le choix le plus utile pour les enfants placés », avait-il justifié. Or, sitôt effectué, ce soutien lui a attiré un torrent d’injures. « Ma position de soutien à Emmanuel Grégoire, ce n’est pas un scoop ! C’est une surprise pour personne. J’avais toujours été clair avec les Insoumis. Ça ne tombe pas du ciel », explique-t-il au Parisien, précisant qu’il avait aussi eu des échanges avec Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris.
Pour ce militant de la cause des enfants, il n’était pas question de revenir dans le jeu électoral, mais seulement de faire avancer son combat. Raison pour laquelle d’ailleurs il ne figure pas sur la liste d’Emmanuel Grégoire, mais se contente d’un simple soutien. « Quand j’ai choisi de le soutenir, j’ai tout de suite refusé d’être sur sa liste. Je ne voulais plus subir la violence des campagnes politiques », justifie-t-il.
« J’ai été pourri par certains militants insoumis »
Car l’intéressé garde un souvenir amer de ses campagnes menées sous l’étiquette de la France insoumise, dans le Val-de-Marne en 2024, et à Grenoble en 2025 à l’occasion d’une législative partielle. « Par trois fois, j’avais voulu prendre ma valise et remonter à Paris. J’ai été pourri par certains militants insoumis. J’ai été confronté à cette violence parce que j’exprimais des divergences. Et à chaque fois je suis revenu et c’est bien fait pour moi. Mais il m’a fallu six mois pour m’en remettre », déplore Lyes Louffok, qui souhaite se tenir à distance de la bataille électorale et se consacrer à la protection de l’enfance.
« J’ai fait exprès de ne pas être candidat et voilà ce qu’il se passe. Maintenant, avec LFI, c’est terminé. Je ne veux plus avoir affaire avec eux », poursuit-il, confirmant avoir fermé ses comptes sur les réseaux sociaux pour esquiver le cyberharcèlement des troupes insoumises. « Pour un simple soutien à Emmanuel Grégoire, Lyes Louffok a été cyberharcelé par la sphère LFI. La défense des enfants n’a visiblement qu’une importance secondaire. Je comprends les électeurs LFI qui ne supportent plus ces dérives », a réagi le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Pour l’heure, ni Manuel Bompard (coordinateur national de LFI) ni Sophia Chikirou n’ont réagi au cyberharcèlement dénoncé par Lyes Louffok.
« Je veux bien qu’on nous impute absolument tous les travers, y compris sur les réseaux sociaux, mais je trouve que la ficelle est un peu grosse », a relativisé sur franceinfo Eric Coquerel, soulignant que les insoumis subissaient, aussi, du cyberharcèlement venant de leurs détracteurs politiques.

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