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5 mars 2026REPORTAGE. « Je veux vivre ! » : après un appel à évacuer d’Israël, la panique gagne les habitants de la banlieue sud de Beyrouth
De nombreux habitants se sont rués sur les routes jeudi pour fuir la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Israël, qui bombarde le pays depuis plusieurs jours, a appelé à évacuer la zone.
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C’est un mouvement de panique de grande ampleur qui a secoué le Liban jeudi 5 mars. L’armée israélienne a publié un ordre d’évacuation pour les quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, majoritairement favorable au Hezbollah. Cette annonce a créé des embouteillages monstrueux aux portes de la capitale libanaise, où vivent en temps normal entre 600 000 et 800 000 personnes.
En quelques minutes à peine, les rues se remplissent de monde, les habitants redoutent une frappe massive. L’espace est saturé par le bruit des klaxons et des nuées de scooter. Les voitures se suivent, pare-chocs contre pare-chocs. Certains conducteurs se permettent même de prendre les routes à contresens.
Certains habitants préfèrent toutefois fuir à pied, comme Maha, qui garde son petit-fils est dans une poussette. Elle est partie les mains vides. « Rien ! On n’a rien pris !, s’exclame-t-elle. On allait faire quelques courses pour la maison, mais on n’a rien pu faire, on a juste fui.«
L’avertissement de l’armée atteint une échelle encore jamais vue. Il couvre toute la banlieue chiite de Beyrouth, déjà ciblée depuis quatre jours. Ali n’avait pour l’instant pour l’instant jamais quitté le secteur, mais il craint cette fois un tapis de bombe. « Je choisis de partir car je ne peux pas rester là-bas, je veux vivre !« , lance-t-il.
Les habitants sont maintenant dans l’attente. Certains se préparent à dormir dans leur voiture, comme Mounia et son frère. Elle est partie sans affaires et s’est postée sur les hauteurs, en attendant de voir comment les choses vont évoluer pour son quartier. « Tout le monde dit la même chose, que la frappe sera d’une grande envergure, mais on n’y peut rien, indique-t-elle. Mon frère nous disait qu’on rentrerait après la frappe. On verra demain, on ne sait pas ce qui nous attend.«
« Mon frère dit qu’on ne retrouvera peut-être rien en rentrant. »
Mounia, habitante de la banlieue sud de Beyrouthà franceinfo
L’ordre d’évacuer a été posté sur les réseaux sociaux par l’armée israélienne. Le téléphone est maintenant devenu un outil de survie que Yahya consulte très régulièrement. « Notre vie maintenant, c’est de guetter ces avertissements, admet cet habitant. On surveille la publication des cartes que l’armée israélienne envoie. Et après, on essaie de voir si c’est proche ou loin. Mais aujourd’hui, les cartes disent de quitter toute la région et d’aller vers le mont Liban.«
Les autorités libanaises avaient estimé à quelque 90 000 le nombre de déplacés dans le pays, avant le dernier avertissement israélien. Un nombre qui va considérablement augmenter en réaction à cette nouvelle menace.

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