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22 avril 2026« Ils nagent jusqu’à 12 kilomètres de plus » : la cocaïne qui pollue lacs et rivières rend les saumons beaucoup plus speed
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « « Ils nagent jusqu’à 12 kilomètres de plus » : la cocaïne qui pollue lacs et rivières rend les saumons beaucoup plus speed ».
Les points essentiels à retenir
La pollution des eaux par la cocaïne bouleverse l’équilibre aquatique. Une étude révèle que des saumons exposés nagent jusqu’à 12,3 kilomètres de plus par semaine, signe d’un dérèglement comportemental inquiétant pour la biodiversité.
On connaissait déjà les effets délétères des pesticides, des microplastiques, des PFAS ou encore des résidus médicamenteux sur les milieux aquatiques. Mais un polluant bien plus inattendu, et encore largement sous-estimé, inquiète désormais les scientifiques : la cocaïne.
Présente dans les eaux douces à travers le monde, cette drogue aurait des effets significatifs sur le comportement des poissons. C’est ce que révèle une étude publiée le 20 avril dans la revue scientifique Current Biology, qui s’est intéressée au cas des saumons.
Des saumons beaucoup plus vifs
Les chercheurs ont observé que les saumons exposés à des traces de cocaïne dans l’eau parcourent des distances nettement plus importantes que leurs congénères non exposés. Pour parvenir à cette conclusion, ils ont capturé une centaine de saumons atlantiques sauvages dans le lac Vättern, en Suède, avant de les exposer à la fois à la cocaïne et à la benzoylecgonine, un métabolite issu de sa transformation dans le foie.
Le suivi de leurs déplacements a livré des résultats alarmants : les poissons exposés à la cocaïne parcouraient en moyenne une distance hebdomadaire 1,9 fois supérieure à celle des autres. Quant à ceux exposés au métabolite, ils nageaient jusqu’à 12,3 kilomètres de plus.
Au-delà de ces chiffres, les chercheurs alertent sur les conséquences écologiques. “La pollution des eaux par les drogues représente un risque majeur et croissant pour la biodiversité”, souligne l’étude. Toute modification du comportement animal est en effet susceptible de perturber les équilibres naturels, notamment en matière de migration, de reproduction ou de prédation.
« Un risque majeur »
“Tout changement anormal dans le comportement animal est préoccupant”, insiste Marcus Michelangeli, coauteur de l’étude et chercheur à l’Australian Rivers Institute de l’université Griffith, auprès de la chaîne ABC. “Nous observons des concentrations de plus en plus élevées, non seulement de drogues illicites, mais aussi de nombreux produits pharmaceutiques dans nos cours d’eau.”
Pour Michael Bertram, professeur à l’Université suédoise des sciences agricoles, ces résultats soulignent l’urgence d’améliorer les systèmes de traitement des eaux usées. “Notre étude montre que les substances consommées par l’homme ne constituent pas seulement un problème de santé publique, mais aussi un défi environnemental concret”, explique-t-il.
Cette alerte intervient dans un contexte de hausse globale des résidus de drogues dans les eaux européennes. En 2024, une appréciation menée dans 128 villes de 26 pays a mis en évidence une augmentation des traces d’ecstasy, de cocaïne et d’amphétamines par rapport à 2023, tandis que le cannabis était en recul.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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