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22 avril 2026Aux États-Unis, un observatoire de l’extrême droite accusé de financer ses propres cibles dont le Ku Klux Klan
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Nos rédacteurs considèrent que « Aux États-Unis, un observatoire de l’extrême droite accusé de financer ses propres cibles dont le Ku Klux Klan » est un article à suivre.
Ce qu’il faut garder en tête
Mise en cause par le ministère américain de la Justice, la puissante ONG de gauche qui espionne des groupes d’extrême droite a dénoncé une attaque purement politique.
La puissante ONG de gauche Southern Poverty Law Center a été inculpée par un grand jury fédéral pour fraude et blanchiment d’argent. L’organisation de défense des droits civiques est accusée d’avoir dissimulé à ses donateurs d’importantes sommes d’argent qui ont servi à espionner plusieurs groupes d’extrême droite en rémunérant grassement des informateurs.
Selon l’acte d’accusation, le SPLC aurait ainsi donné, entre 2013 et 2014, plus de 3 millions de dollars à des membres du Ku Klux Klan, du mouvement national-socialiste, une organisation néonazie américaine qui ne compte pas plus de quelques dizaines de membres, ou encore aux Nations aryennes, un groupe de suprémacistes blancs. le compte-rendu indique que le SPLC a versé par exemple plus de 270.000 dollars à une personne ayant participé à l’organisation de la manifestation dramatique de suprémacistes blancs à Charlottesville en 2017. Une contre-manifestante y avait été tuée après une attaque à la voiture-bélier. Mais l’acte d’accusation ne précise pas les raisons exactes de la rémunération ni les détails du travail effectué pour le compte de l’organisation.
L’enquête menée par le FBI a tout de même retenu l’attention du grand jury qui a prononcé l’inculpation. Et pour le procureur général adjoint Todd Blanche, ainsi que pour le patron du FBI Kash Patel, la résumé de cette affaire est évidente. «Le SPLC instrumentalise le racisme pour justifier son existence», a accusé Blanche en conférence de presse mardi.
«Groupes haineux»
«Ils ont menti à leurs donateurs, promettant de démanteler les groupes extrémistes violents, et ont en réalité financé les dirigeants de ces mêmes groupes, allant jusqu’à utiliser ces fonds pour les inciter à commettre des crimes fédéraux et d’État, a renchéri Kash Patel. C’est illégal, et une enquête est en cours contre toutes les personnes impliquées». L’organisme s’est défendu de son côté en dénonçant de fausses allégations et en fustigeant une attaque politique de la part de l’administration Trump.
Basé en Alabama, le SPLC brasse un budget colossal de plusieurs centaines de millions de dollars. Il a été créé en 1971 pour lutter contre les résistances à la déségrégation dans les États du Sud. À l’origine, selon sa charte, le groupe avait pour objectif de «démanteler la suprématie blanche, renforcer les mouvements intersectionnels et promouvoir les droits humains de tous». Il a mis en place un observatoire, le «KlanWatch», rapidement transformé en «centre de renseignement» pour espionner les groupes jugés dangereux, en collaborant avec les autorités fédérales. Il s’est attiré les foudres de groupes radicaux comme le Ku Klux Klan qui a tenté en 1983 d’incendier ses bureaux à Montgomery.
Mais depuis plusieurs années, il est la cible des militants conservateurs qui l’accusent d’avoir étendu outre mesure sa notion de «groupes haineux» dans la cartographie de l’extrême droite proposée par son observatoire. L’organisme y inclut par exemple des groupes conservateurs comme Focus on the Family, un mouvement anti-LGBT qui milite pour les valeurs chrétiennes de la famille.
«Machine à diffamer»
Récemment, il a ciblé l’organisation de jeunesse de Charlie Kirk, Turning Point USA. Quelques mois avant sa mort, le militant conservateur s’en était indigné. Il avait accusé la puissante ONG de «crier à la haine pour s’enrichir». «Peut-être faudrait-il se pencher sérieusement sur la question de savoir où va réellement tout cet argent prétendument destiné aux organisations à but non lucratif ?»
Après l’élection de Donald Trump, le FBI aux mains de Kash Patel avait annoncé qu’il coupait ses relations avec l’organisme, accusé d’être devenu une «machine à diffamer partisane». Mais l’accusation de financement opaque de groupes extrémistes en vue de faire prospérer la haine que l’ONG prétend combattre est plus grave encore.
L’inculpation par un grand jury n’est cependant que le début du processus judiciaire qui devra déterminer si l’organisme a eu bel et bien l’intention d’«instrumentaliser le racisme» et si le manque de transparence vis-à-vis des donateurs était bel et bien illégal. Le directeur de l’organisme, Bryan Fair, s’est justifié en déclarant mardi que la confidentialité des paiements était indispensable pour protéger les informateurs.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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