
les places européennes ouvrent en légère baisse après le rebond des marchés asiatiques
5 mars 2026
"L’amour ne meurt pas avec la mort" : en Ukraine, les relations à l’épreuve de la guerre
5 mars 2026
Le Rassemblement national propose de baisser les taxes sur le carburant pour éviter l’explosion des prix qui couve avec la guerre au Moyen-Orient. Une hypothèse immédiatement balayée par le gouvernement.
Les distributeurs de carburants ont été reçus ce jeudi 5 mars à Bercy. Le ministère de l’Économie voulait « s’assurer » que les prix ne seront pas exagérés alors que les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et du blocage du détroit d’Ormuz commencent à se faire sentir à la pompe.
Car le gouvernement constate « une hausse de quelques centimes » et prévient qu’il y aura des contrôles de la DGCCRF, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, pour éviter une envolée des prix. Mais le Rassemblement national fait une autre proposition.
Baisser la TVA
L’idée du parti d’extrême droite est notamment de jouer sur la TVA, en la faisant passer de 20 à 5,5%. Parce que si le gouvernement évoque une hausse contenue de quelques centimes, pour le porte-parole du Rassemblement national, Philippe Balard, il faut anticiper.
« Personne n’est devin mais fatalement, il va y avoir des répercussions sur le prix de l’énergie. Donc la seule façon de procéder pour l’essence, c’est de baisser les taxes », justifie le député RN à RMC.
D’après les relevés quotidiens des prix des stations centralisés par Bercy, le litre de SP95-E10 se vendait mercredi 4 mars en moyenne pour 1,77 euro, 5 centimes de plus que le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines en Iran.
Fausse bonne idée?
Mais « c’est précipité et politicien », rétorque le gouvernement qui estime que cette mesure coûterait trop cher à l’Etat, environ 17 milliards d’euros. Pour au final peu d’effets sur le porte-monnaie des automobilistes.
Le député insoumis Eric Coquerel estime aussi que le RN a, là, une mauvaise idée: « c’est un red flag qui est tout le leur, qui est économiquement un peu stupide. »
« Si vous baissez la TVA mais que vous ne bloquez pas les prix, les marges peuvent revenir en réalité aux distributeurs et pas aux consommateurs », précise le LFI.
Lui demande plutôt un débat au Parlement pour que le gouvernement transmette les informations sur la situation économique avant de faire des propositions. Ce jeudi 5 mars, il a également demandé au gouvernement de « réfléchir à un blocage des prix » de l’essence. Alors que le ministre de l’Économie Roland Lescure appelle à « garder son sang-froid », assurant qu’il n’y aura pas de pénurie nationale.

9999999
/2026/03/10/sur-le-terrain-0903-partie-4-69afbfa77319a296306537.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)