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23 avril 2026
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23 avril 2026Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « À l’approche des midterms, l’IA fabrique de faux soutiens pour Donald Trump ».
Points clés à retenir
À quelques mois des élections de mi-mandat de novembre 2026, des centaines de comptes TikTok présentent, en ce mois d’avril, de séduisantes supportrices pro-Trump générées par intelligence artificielle. Une jeune femme blonde, à la silhouette parfaite, se filme en uniforme militaire sur le tarmac d’une base aérienne avec ses camarades. Elle fixe la caméra et avant de lancer : « Si ça vous choque, tant mieux, continuez à faire défiler. Mais si vous avez voté Trump, vous venez de vous faire un nouvel abonné. » Quelques heures plus tard, une brune dit exactement la même chose dans un stade. Puis une rousse, sur un terrain de basket. Même regard, même intonation, même phrase. Aucune des trois n’existe. Ce sont des avatars générés par intelligence artificielle, c’est-à-dire des personnages entièrement fabriqués par des logiciels, sans aucun être humain derrière la caméra.
**>>Pourquoi les avatars IA sont-ils presque toujours des femmes ?Ouverture dans un nouvel onglet
**Depuis janvier 2026, le New York Times a recensé plus de 300 comptes de ce type sur TikTok. Le laboratoire de recherche GRAIL en a identifié une douzaine supplémentaires sur Instagram et Facebook. Neuf autres ont été repérés sur YouTube. Tous présentent les mêmes caractéristiques : des hommes et des femmes d’apparence ordinaire, quoique particulièrement séduisants, filmés dans des contextes familiers, qui commentent l’actualité américaine avec aplomb. Guerre en Iran, avortement, immigration… Les sujets varient, mais le message est toujours le même : Donald Trump est formidable, la gauche est radicale, l’Amérique passe d’abord.
Certains personnages reviennent d’un compte à l’autre comme des acteurs dans une série sans fin. Une blonde aux tresses dans une ferme au coucher du soleil, une femme noire avec une casquette rouge MAGA et des lunettes aviateur, une femme en fauteuil roulant vêtue d’un haut violet… Des figures récurrentes, déclinées à l’infini, parfois modifiées en cours de route. Les cheveux changent de couleur, les yeux aussi, comme pour tester quelle version accroche le mieux l’algorithme. Le Times a suivi un compte pendant plusieurs semaines : en 37 vidéos, l’avatar a subi six transformations physiques.
Les légendes trahissent parfois la mécanique. On peut y lire que Donald Trump est leur « présidont » préféré, ou que l’auteur est là pour « partager la vérité » et invite les internautes à « me suivre en premier si j’aime mon live. »
Trois dollars la vidéo, une majorité fabriquée
Selon des acteurs du secteur, une vidéo de ce type se génère pour moins de trois dollars. Zuhair Lakhani, cofondateur de la start-up publicitaire Doublespeed, le résume sans détour : une seule personne peut désormais produire, pour dix fois moins cher, ce qui nécessitait autrefois une la rédaction de 30 personnes et 40 000 dollars.
L’objectif n’est pas de convaincre un indécis avec un argument solide. C’est de saturer les fils d’actualité de contenus homogènes jusqu’à ce que les utilisateurs aient l’impression que tout le monde pense pareil. Les chercheurs appellent ça fabriquer une majorité artificielle. « Ils tentent de diffuser des messages politiques et de donner l’illusion d’un consensus », explique Andrew Yoon, de l’organisation CivAI, spécialisée dans les conséquences de l’intelligence artificielle. Une stratégie de diffusion massive plutôt que de ciblage précis. On noie, on n’argumente pas.
Ni le New York Times, ni les chercheurs qu’il a consultés n’ont trouvé de réseau équivalent du côté démocrate. Et Donald Trump lui-même a repartagé le contenu d’un de ces avatars sur ses réseaux. Un compte suivi par plus de 51 000 abonnés sur TikTok, qui parlait avec un accent étranger marqué dans ses premières vidéos, et qui avait adopté un accent américain parfait le lendemain. L’algorithme avait corrigé le tir.
Le parti Renaissance a publié, lundi 20 avril, sur ses réseaux sociaux des visuels générés par intelligence artificielle montrant Emma Watson, l’actrice britannique connue pour son rôle d’Hermione Granger dans Harry Potter, tenant le nouveau livre de Gabriel Attal. Avec une note cinq étoiles et un commentaire enthousiaste : Cristiano Ronaldo, Rosalía et Kendrick Lamar avaient eux aussi, apparemment, adoré l’ouvrage. Renaissance a reconnu une erreur. Les publications ont été retirées, mais les captures d’écran continuent de circuler.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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