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5 mars 2026
ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Donald Trump (ici à la Maison-Blanche le 4 mars 2026) se félicite de la guerre contre l’Iran pendant qu’à Washington le Sénat refuse de limiter ses pouvoirs militaires.
« Sur une échelle jusqu’à 10 ? Je dirais… À peu près 15. » Devant un parterre de dirigeants de la tech réunis à la Maison-Blanche, Donald Trump n’a pas hésité à se donner une note très généreuse sur la guerre contre l’Iran. Au cinquième jour du conflit mené par les États-Unis aux côtés d’Israël, le président américain a assuré mercredi 4 mars que Washington se trouvait désormais en « position de force ».
« Nous nous débrouillons très bien sur le front de la guerre, et le mot est faible », a-t-il lancé, dans un ton mêlant autosatisfaction et avertissement adressé à Téhéran. « Nous sommes en position de force maintenant, et leurs responsables disparaissent rapidement. Tous ceux qui veulent devenir chef, ils finissent morts. »
Depuis le début de l’offensive, Donald Trump justifie l’opération en affirmant que l’Iran était en passe d’obtenir l’arme nucléaire. « Quand des fous ont des armes nucléaires, de mauvaises choses se produisent », a-t-il répété. À Washington, cependant, la guerre ne se joue pas seulement sur le terrain militaire.
Une bataille politique au Congrès
Au Capitole, les sénateurs débattaient au même moment de la marge de manœuvre du président dans ce conflit. Une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump a finalement été rejetée mercredi par 53 voix contre 47.
Porté par le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine, le texte demandait que les forces américaines se retirent des hostilités contre l’Iran qui n’auraient pas été explicitement autorisées par le Congrès.
La majorité républicaine a fait bloc contre cette initiative. Un seul sénateur de ce camp, Rand Paul (Kentucky), a voté pour la résolution, tandis que le démocrate John Fetterman (Pennsylvanie) s’y est opposé.
Pour Tim Kaine et plusieurs élus démocrates, l’enjeu était de rappeler un principe constitutionnel : le Congrès est le seul habilité à déclarer la guerre.
Le sénateur affirme d’ailleurs qu’aucune preuve d’une « menace imminente » de l’Iran contre les États-Unis n’a été présentée aux parlementaires lors d’un briefing classé secret défense.
Or cette question est centrale au débat. Une loi adoptée en 1973 permet en effet au président américain d’engager une action militaire limitée sans l’accord du Congrès en cas d’urgence, à condition qu’une menace imminente puisse être invoquée.
Une résolution similaire doit encore être examinée à la Chambre des représentants, mais elle a, elle aussi, assez peu de chances d’aboutir.

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