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L’armée israélienne continue de bombarder le Liban, visant désormais la banlieue sud de Beyrouth. Déjà plus de 50 personnes sont mortes et pour éviter les bombardements, plus de 58.000 habitants doivent fuir. Sur place, les reporters de RMC en ont rencontré.
Depuis dimanche 1er mars, Israël frappe le sud du Liban où une « zone tampon » vient d’être instaurée. L’armée a bombardé dans la nuit de mardi à mercredi 4 mars les villes de Tyr et Saïda et au matin a mené de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth où se trouve le Hezbollah. La zone du palais présidentiel a été visée, faisant 11 morts.
Le Liban a été entraîné dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir « venger » la mort du guide iranien Ali Khamenei dans l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.
La guerre qui a déjà entraîné le déplacement de plus de 58.000 locaux dans le pays, selon les autorités libanaises. Beaucoup d’habitants affluent notamment vers Beyrouth, la capitale du Liban. RMC a rencontré des familles contraintes à l’exode, qui craignent un prolongement des combats.
« Quelque chose de la maison »
« Voilà, on dort là avec les enfants aussi ». À Bsous, le sol de la chambre est recouvert de matelas. Maryam a les yeux clairs, du courage dans le regard. « On est 8 à peu près dans la chambre. Dieu merci on a un foyer », explique la maman, déplacée de Nabatieh.
Elle souffle que ce n’est pas la première fois qu’elle doit quitter sa ville, tout laisser derrière, sous les bombes: « C’est un peu difficile parce qu’on quitte déjà à chaque fois nos maisons. »
« Mon fils quand il est sorti, il a oublié ses affaires. Qu’est-ce qu’il a pris avec lui? Il a pris son cartable et m’a dit ‘maman, peut-être que ça me fera penser à quelque chose de la maison' », s’émeut-elle.
Un reste de normalité pour ne pas plonger dans la brusque réalité « Et après? », demande Maryam. « C’est la question. Et après? Ça se finit quand? On attend la paix, mais on ne fait pas la paix comme ça », souffle-t-elle.
« Plus dangereuse »
Eux ont trouvé refuge chez des proches, d’autres ont fui, c’est tout. Des pyjamas, quelques habits de rechange jetés dans le coffre avant de partir. Fouad, déplacé de Sidon, dort dans sa voiture avec son fils, sur un parking de Beyrouth.
Il parle de la souffrance, qui l’écrase. « Il y a beaucoup de peur, je ne sais pas jusqu’où l’ennemi arrivera. Il se peut qu’il vienne dans ma maison, dans mon village ou celui d’à côté », s’interroge le papa.
« L’armée israélienne peut s’installer n’importe où. J’ai l’impression que cette guerre est plus dangereuse que la dernière », raconte Fouad, inquiet.
« Ils ont peur des frappes »
Abed aussi dort avec sa femme et ses enfants sur un parking de la capitale libanaise, faute de solution: « Je suis allé voir dans une école qui accueille des déplacés mais c’était bondé, il y a de la place dans aucun centre d’hébergement. » Face à cette situation, il essaie de prendre soin de sa famille.
« Mes enfants sont petits, ils ont peur des frappes et moi j’ai peur qu’ils finissent par avoir des traumatismes. C’est pour ça qu’on est ici, maintenant je cherche où dormir. Que Dieu nous vienne en aide », témoigne Abed.
Tous craignent une incursion durable des troupes israéliennes dans le sud du pays, sur des terres déjà ravagées par la guerre.
L’armée israélienne a appelé mercredi les habitants de 29 villes et villages du sud du Liban à évacuer « immédiatement » avant des frappes contre le Hezbollah. Depuis lundi, au moins 50 personnes ont été tuées et 335 autres blessées dans les bombardements israéliens au Liban, avant les nouvelles frappes de la nuit, qui ont fait de nouveaux morts, sans chiffre précis pour l’instant.

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