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28 avril 2026Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Notre équipe analyse l'article « Comment les théories du complot pullulent depuis la fusillade au gala à Washington » pour en tirer les points essentiels.
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Qui sème le vent récole la tempête. Après avoir propagé des théories du complot en nombre, Donald Trump est maintenant directement visé par l’une d’elles. Et si finalement l’attaque qui visait le président américain au dîner des correspondants ce samedi 25 avril n’était qu’une « mise en scène » ? Ce message est devenu viral en seulement quelques heures sur les réseaux sociaux. Sous le terme anglais « Staged », la théorie a été repartagée plus des milliers de fois sur X.
Certains estiment que c’est le camp de Trump qui est à l’origine de cette mise en scène, tandis que d’autres affirment qu’il s’agit d’une action d’Israël. Quelques internautes vont même plus loin en assurant qu’il s’agit d’une opération visant à légitimer l’idée d’une salle de bal à la Maison-Blanche, rapporte Le Parisien.
Tout part souvent de plusieurs tweets de comptes « troll » sur les réseaux sociaux. L’un d’eux a par exemple simplement partagé le nom du tireur : « Cole Allen ». Mais ce qui a interpellé, c’est la date de publication du tweet : le 22 décembre 2023. La bannière du compte, qui n’a jamais rien partagé d’autre, est le projet « Time Machine ». Comme si tout était donc prévu à l’avance ? Les adeptes des théories du complot ont donc sauté sur l’occasion et y ont vu un voyageur temporel.
Numerama note que de nombreux comptes se sont spécialisés dans les « trolls », dont le but est de poster en masse des noms, des dates, des lieux ou encore des événements possibles. Le journaliste italien, David Puente, affirme que ces comptes d’abord privés (non visibles à tous) publient des tweets. Le compte passe en public lorsque l’un des événements s’est produit, ou qu’une personne de la liste de l’internaute a fait l’actualité. Les autres tweets, de mauvaises prédictions donc, sont à l’inverse supprimés. Une autre piste avancée par Numerama est qu’une personne ayant les accès modifie la date de publication d’un tweet afin de faire croire à une machination au plus haut niveau de l’État.
Des « trolls » sur les réseaux sociaux
Comme l’analyse le New York Times, les influenceurs font aussi partie de cette spirale conspirationniste en relayant des informations pas forcément vraies, mais qui permettent de leur donner de la visibilité sur les réseaux sociaux et notamment X. C’est par exemple le cas de Mario Nawfal, qui a affirmé sur X ne pas croire aux posts complotistes qu’il publiait.
Si les théories du complot pullulent, c’est aussi en raison de la propension de Donald Trump à en diffuser lui-même, de l’acte de naissance de Barack Obama au vol des élections de 2020. De quoi animer sa base la plus radicale. Dans l’administration aussi, les conspirations ont bon dos comme avec le ministre de la Santé Robert Kennedy Jr ou le directeur du FBI Kash Patel, complotistes reconnus.
Ce climat à la suspicion est alimenté, comme le remarque Tristan Mendès-France dans Le Parisien, par d’autres événements plus récents. « La particularité est que dans ce cas-là, la dynamique complotiste vient se nourrir des deux attentats précédents contre Donald Trump », indique-t-il, faisant référence aux tirs dont il a été la cible en juillet 2024 en Pennsylvanie, en pleine campagne présidentielle, puis plus tard en Floride.
« Le conspirationnisme fait partie de la culture politique et populaire »
De plus, le président américain mène un travail de longue haleine pour saper la crédibilité des médias, et tout particulièrement de ceux qui oseraient le critiquer, lui et ses décisions. Il les appelle les « fake news média », appelant à la méfiance des Américains.
Toutefois, « le conspirationnisme fait partie de la culture politique et populaire aux États-Unis et il y a une acceptation relativement importante », a relativisé Julien Giry, spécialiste des fake news, au Parisien. Et comme le souligne Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis, sur France Info : « Les théories du complot aux États-Unis sont beaucoup nées avec les tentatives d’assassinat sur les présidents. » Tout n’est donc, finalement, pas la faute de Trump.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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