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Le tribunal administratif de Marseille a reconnu, jeudi 5 mars, l’existence d’un « lien direct » entre le cancer du sein de Sylvie Pioli et ses conditions de travail au centre hospitalier de Martigues où l’infirmière a travaillé de nuit pendant près de 25 ans. Une décision qui fera jurisprudence.
Une victoire qui va faire jurisprudence. C’est une nouvelle surprenante pour Sylvie Pioli, ancienne infirmière de nuit au centre hospitalier de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône.
Après bientôt sept ans de combat, le tribunal administratif de Marseille a reconnu, jeudi 5 mars, l’existence d’un « lien direct » entre son cancer du sein et ses conditions de travail, estimant que sa maladie était imputable à son service.
« Je suis contente, presque euphorique. Bien sûr que c’est une victoire pour moi, mais aussi pour toutes les femmes », se réjouit-elle au micro de RMC.
Un lien direct entre cancer du sein et travail de nuit
Pendant près de 25 ans, Sylvie Pioli a travaillé exclusivement de nuit à l’hôpital de Martigues. En 2014, elle se voit diagnostiquer un cancer. Elle tente de le faire reconnaître comme maladie professionnelle en 2019, mais son directeur refuse.
Sans indemnisation ni reconnaissance du lien entre sa maladie et son travail éreintant, elle se lance alors dans un long combat judiciaire qu’elle a finalement remporté. Le tribunal administratif de Marseille a jugé qu’il « existe une probabilité suffisamment élevée d’un lien direct entre la pathologie dont a été atteinte l’infirmière et ses conditions de travail de nuit, à l’origine du développement de cette maladie. » Désormais, la justice « enjoint donc au centre hospitalier de reconnaitre l’imputabilité de la maladie au service ».
Pour étayer sa décision, la justice s’appuie sur des études scientifiques de 2007 et 2018 qui ont permis de classer le travail de nuit comme « probablement cancérogène ». Selon les documents du Centre international de recherche sur le cancer, agence de l’OMS, le travail de nuit impacte les fonctions hormonales de la femme, « entraînant une majoration du risque de cancer ».
« L’avantage d’avoir une jurisprudence supplémentaire, comme c’est le cas pour la victime, c’est que les autres personnes qui ne connaissaient pas le lien entre cancer du sein et travail de nuit, ou qui le connaissaient mais avaient peur de saisir leur hôpital pour faire reconnaître ce lien, savent désormais que le juge est de leur côté », explique Elisabeth Leroux, l’avocate de l’infirmière, au micro de RMC.
Avec cette décision, Sylvie Pioli pourra bénéficier d’une rente à vie calculée en fonction du taux d’incapacité permanente partielle qui lui sera accordé.
L’hôpital de Martigues a deux mois pour reconnaître le cancer du sein de Sylvie Pioli comme maladie professionnelle. Avec 12.000 morts par an, le cancer du sein est le plus meurtrier chez les femmes en France.

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