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6 mars 2026Après avoir laissé entendre l’inverse, Trump assure ne pas avoir été entraîné par Israël dans la guerre contre l’Iran
ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP
Depuis le Bureau ovale, le président américain affirme que les États-Unis ont agi face à une menace imminente de l’Iran, alors que ses propres responsables avaient laissé entendre la veille un rôle déclencheur d’Israël.
La Maison-Blanche tente de reprendre la main sur le récit de la guerre contre l’Iran. Après les propos du secrétaire d’État Marco Rubio qui avaient laissé entendre que les États-Unis avaient agi en partie parce qu’Israël s’apprêtait à frapper Téhéran, Donald Trump assure désormais l’inverse : la décision lui appartenait entièrement.
Interrogé mardi 3 mars dans le Bureau ovale aux côtés du chancelier allemand Friedrich Merz, le président américain a expliqué que ce n’est pas Israël qui aurait poussé Washington à agir, mais plutôt l’inverse. « J’ai peut-être forcé la main d’Israël », a-t-il affirmé devant les journalistes. Donald Trump explique avoir estimé que l’Iran préparait une attaque imminente contre les États-Unis et leurs alliés.
« Compte tenu de la tournure des négociations, je pense qu’ils (l’Iran) allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que ça arrive. Alors j’ai peut-être forcé la main d’Israël. Mais Israël était prêt. Et nous étions prêts », a-t-il insisté.
Cette prise de parole intervient après une polémique déclenchée la veille par Marco Rubio. Devant des élus du Congrès, le secrétaire d’État avait expliqué que Washington savait qu’Israël préparait une offensive contre l’Iran et que cette situation risquait de provoquer une riposte contre les forces américaines dans la région.
Des propos interprétés par plusieurs élus et commentateurs comme l’aveu que les États-Unis avaient été entraînés dans l’escalade militaire.
Depuis, l’administration Trump tente de corriger le tir. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a ainsi assuré que les déclarations de Marco Rubio avaient été « tronquées » et que le président avait pris sa décision de manière indépendante. Cette question de « menace imminente » est au cœur du débat sur la légalité du déclenchement du conflit par Donald Trump.
Une justification fondée sur la « menace imminente »
Pour défendre l’opération, baptisée « Epic Fury », la Maison-Blanche affirme que les États-Unis faisaient face à une menace directe de la part de l’Iran. L’administration assure que des responsables du Congrès avaient été informés à l’avance, notamment les membres du groupe restreint de chefs des commissions du renseignement.
Mais les démocrates dénoncent une décision prise sans vote du Congrès et réclament un débat sur les pouvoirs de guerre du président.
Donald Trump, lui, estime que ses adversaires politiques auraient critiqué sa décision dans tous les cas. « Si je ne l’avais pas fait, ils auraient dit que j’aurais dû le faire. Si je le fais, ils disent que je n’aurais pas dû », a-t-il lancé.
La polémique ne se limite pas à l’opposition démocrate. Dans le camp conservateur lui-même, certaines figures du mouvement MAGA, traditionnellement hostiles aux interventions militaires à l’étranger, s’inquiètent d’un nouveau conflit au Moyen-Orient.

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