
Attaque antisémite à Londres : un suspect inculpé, annonce la police britannique
1 mai 2026
Le journal de 8h du vendredi 1er mai 2026
1 mai 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Le divorce croissant entre l’Europe et Donald Trump ».
Les faits essentiels
De part et d’autre de l’Atlantique, l’agacement est tel que les dirigeants ne font plus beaucoup d’efforts pour le cacher. C’est un divorce de fait, même si les liens du mariage restent importants, et si sa dissolution trop rapide n’est pas souhaitée.
Comme toujours, ce sont les tweets de Donald Trump qui donnent le ton. Celui de mercredi, annonçant une possible réduction des effectifs militaires américains stationnés en Allemagne, était bref, sec, plein de dépit – on n’ose pas dire de dépit amoureux. Mais il révèle un égo blessé par une petite phrase de Friedrich Merz, la veille, estimant que Trump était « humilié » par l’Iran. Que le Chancelier allemand ait osé montre qu’il a renoncé à plaire à celui qu’il ménageait encore il y a peu.
C’est un accroc de plus, après le psychodrame autour de la volonté de Donald Trump de prendre le Groenland au Danemark, après le refus unanime des Européens de rejoindre la guerre avec l’Iran, après les sanctions américaines contre des Européens, y compris les Français Thierry Breton et le magistrat Nicolas Guillou. Mais le mal est plus profond que ces péripéties.
De fait, l’Ukraine est le vrai révélateur de la profonde divergence entre les États-Unis de Trump et l’Europe. Cette semaine encore, après son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, Donald Trump a déclaré aux journalistes que « l’Ukraine a perdu la guerre », ajoutant méchamment : « mais vous ne le saurez pas si vous n’écoutez que les médias Fake News ».
Cette conviction que l’Ukraine a perdu et que Poutine est le plus fort, et que Kiev doit donc concéder à la Russie plus de territoire que ceux qu’elle a conquis, est au cœur de la rupture. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump rêve d’une entente avec le président russe, qui appartient à la catégorie des « hommes forts » qu’il respecte : c’est sa vision du monde.
L’Ukraine est d’autant plus un obstacle que, contrairement à ce que pense Trump, elle ne perd pas la guerre. Le grignotage territorial russe des derniers mois a cessé, et la montée en puissance de l’industrie d’armement ukrainienne porte ses fruits. Dans les faits, la quasi-totalité de l’aide à l’Ukraine est désormais européenne, les dirigeants américains se vantent d’ailleurs de ne plus en fournir.
L’Europe ne peut pas encore se passer des États-Unis, et c’est pour cette raison que les Européens ne sont pas pressés de proclamer le divorce. Le mot d’ordre discret est le « derisking », la réduction du risque dans les rapports avec les États-Unis. C’est, de manière très significative, le même mot qui est employé à propos de la Chine.
Le départ d’une partie au moins des 35.000 soldats américains encore stationnés en Allemagne ne changerait pas la réalité de la sécurité européenne. Ce serait toutefois vécu comme un abandon par l’Allemagne dont l’identité d’après-guerre s’est forgée dans cette alliance avec « l’Amérique-chef-du-monde-libre ». Mais l’Allemagne a annoncé un plan d’investissement militaire historique, et se prépare à la vie sans les États-Unis, comme les autres Européens, peut-être plus « orpheline » que les autres.
Le vrai danger se trouve du côté de Vladimir Poutine, qui pourrait interpréter ce refroidissement transatlantique comme un encouragement à tester la volonté des Européens. C’est pour cela aussi que l’Europe reste aux côtés de l’Ukraine : le test a déjà commencé.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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