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6 mars 2026Guerre en Ukraine : une pénurie inédite au pire moment, les F-16 ukrainiens privés de missiles pendant plusieurs semaines
La défense aérienne ukrainienne a souffert d’une pénurie critique de missiles pour ses F-16, exposant sa dépendance envers l’Occident. De fin novembre à mi-décembre 2025, Kyiv a manqué de munitions essentielles pour intercepter drones et missiles de croisière russes. Cette situation soulève des questions sur la durabilité du soutien militaire international.
Les chasseurs F-16 de l’Ukraine n’ont pas disposé d’assez de missiles pour abattre les drones et missiles russes pendant plus de trois semaines, après que les livraisons de leurs partenaires se sont taries, alors même que Moscou préparait une vaste campagne aérienne hivernale, selon trois sources citées par l’agence de presse Reuters.
Cette pénurie aiguë, de la fin novembre à la mi-décembre, restée jusqu’ici inédite, met en lumière la vulnérabilité de la défense aérienne ukrainienne, qui dépend fortement des alliés occidentaux pour les missiles et systèmes de défense nécessaires à repousser les frappes russes répétées.
Kyiv s’est souvent plaint d’un manque d’armes depuis le début de la guerre à grande échelle il y a plus de quatre ans, alertant sur des pénuries critiques ces derniers mois, tout en veillant à ne pas froisser l’administration du président américain Donald Trump.
Le besoin en armement occidental ne risque pas de diminuer de sitôt, alors qu’aucune issue au conflit ukrainien n’est en vue, et que la guerre contre l’Iran fait rage, la concurrence pour sécuriser des armes défensives au Moyen-Orient et au-delà devrait s’intensifier.
Les trois sources consultées par Reuters, toutes « directement informées de la situation », ont indiqué à l’agence de presse britannique que l’Ukraine ne disposait que de quelques missiles air-air AIM-9 « Sidewinder » d’origine américaine pour l’ensemble de son escadrille de F-16 lorsque les livraisons se sont arrêtées.
Des centaines de milliers d’Ukrainiens ont survécu au pire d’un hiver rigoureux sans chauffage, électricité ni eau courante, en raison de l’intensification de l’offensive russe contre le système énergétique, que l’Ukraine n’a pas pu complètement repousser.
Malgré le lobbying appuyé de l’Ukraine, les exemples concrets de l’impact des pénuries sur ses capacités de défense restent généralement secrets. Dans ce cas, l’une des sources a confié à Reuters que l’Ukraine n’avait rien à équiper sur ses avions pendant près d’un mois.
L’agence de presse n’a pas pu établir la cause de ces pénuries, ni déterminer si les retards étaient dus à des lenteurs américaines ou européennes. Selon la première source, les partenaires étrangers de l’Ukraine ont indiqué à Kyiv qu’ils n’avaient aucun stock disponible, sans préciser lesquels.
En réponse à une demande de commentaire de la Maison-Blanche, un responsable américain a déclaré que Washington restait engagé à mettre fin à la guerre et soutenait l’Ukraine en vendant des armes américaines via l’OTAN. Le responsable a ajouté que l’administration Trump avait accompli des « progrès considérables » vers un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie.
Canons rotatifs et ratés
Pendant la pénurie, les pilotes de F-16 effectuaient des sorties de jour et tentaient d’abattre les drones avec des canons rotatifs, selon une deuxième source, ajoutant qu’il était trop dangereux de mener de telles missions de nuit, alors que les attaques de drones russes ont généralement lieu la nuit.
Les pilotes ont aussi essayé d’utiliser des missiles qui n’avaient pas fonctionné lors de missions précédentes, espérant qu’ils fonctionneraient après maintenance, selon la même source. Parfois, ils ont réussi.
Les pilotes ukrainiens de F-16 se sont beaucoup appuyés sur des variantes des missiles AIM-9, connues sous les noms de Lima et Mike, produites dans les années 1970 et 1980, selon les sources consultées par Reuters.
Bien que datant de plusieurs décennies, ces missiles ont offert à l’Ukraine un moyen relativement peu coûteux d’intercepter drones et missiles de croisière russes, selon les trois personnes citées par l’agence de presse britannique.
La pénurie a finalement été comblée en décembre, lorsque l’Ukraine a reçu des missiles AIM-9 air-air de la part de partenaires, selon les trois sources, peu avant une attaque majeure russe. Elles ont refusé de nommer le ou les pays à l’origine de la livraison, invoquant la confidentialité.
Reuters n’a pas pu déterminer l’impact de cette pénurie temporaire de missiles. La première source a indiqué à l’agence de presse qu’elle n’avait pas coïncidé avec les plus grosses attaques russes de l’hiver.
Une quatrième source a déclaré à Reuters que l’Allemagne et le Canada, membres de l’OTAN, avaient fourni des missiles Sidewinder ces derniers mois, et confirmé qu’il y avait eu « un petit creux » dans les livraisons auparavant, sans en préciser la raison.
Le ministère canadien de la Défense nationale a indiqué à Reuters qu’il était en train de faire don de missiles AIM-9M-8 issus des stocks des Forces armées canadiennes. « Ce nouveau don viendra compléter le don antérieur de centaines de missiles AIM canadiens et de composants associés utilisés par l’Ukraine pour sa défense aérienne. »
La plus féroce campagne aérienne hivernale de la Russie
L’Ukraine fait néanmoins toujours face à un défi pour obtenir suffisamment de missiles pour son vaste réseau de défense aérienne.
La Russie tire plusieurs centaines de drones et missiles lors de ses grandes attaques, et l’Ukraine tente de les abattre avec des tirs depuis des camions, du brouillage électronique, des drones intercepteurs, ainsi que des missiles air-air et sol-air.
Le président Volodymyr Zelensky a lancé un appel pressant sur la pénurie de munitions en janvier, notamment pour le système Patriot américain, dont l’Ukraine dépend pour intercepter les missiles balistiques Iskander russes.
Les F-16, livrés par les partenaires européens de Kyiv en 2024, font partie du dispositif aérien de la défense ukrainienne, aux côtés d’hélicoptères et d’autres avions de combat.
Les F-16 ont intercepté 2 000 drones et missiles lors de sorties de défense aérienne, selon la deuxième source consultée par Reuters.
L’Ukraine et ses partenaires n’ont pas révélé combien de F-16 sont engagés dans le conflit. La deuxième source a évoqué un nombre « de l’ordre de la dizaine », sans plus de détails.
Les F-16 peuvent emporter des AIM-9 ou des missiles plus sophistiqués AIM-120. Ceux-ci sont produits par Raytheon, filiale du groupe américain de défense RTX Corp.
Chaque missile AIM-120 coûte bien plus d’un million de dollars, selon deux des trois sources citées par Reuters, ce qui explique qu’ils ne sont généralement pas utilisés massivement contre les drones d’attaque russes, produits à faible coût.
Ces missiles sont également utilisés dans les systèmes sol-air NASAMS d’origine norvégienne, ce qui signifie que pendant la pénurie, leurs opérations ont été restreintes, selon la dernière des trois sources.
Cette personne a également indiqué qu’il y avait eu une pénurie de missiles américains RIM-7, utilisés par l’Ukraine dans des systèmes de défense antiaérienne soviétiques modifiés depuis l’invasion de 2022.
Le ministère norvégien de la Défense a indiqué que le gouvernement avait livré « un nombre substantiel » d’intercepteurs pour les NASAMS plus tôt cet hiver… « afin que le système NASAMS continue de protéger les citoyens ukrainiens contre les frappes aériennes mortelles. »

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