
Guerre en Ukraine : «FENEK», cette technologie qui permet à Kiev de détecter drones et missiles grâce au son
3 mai 2026
Moyen-Orient: l'Iran promet de transformer le détroit d'Ormuz en "cimetière de porte-avions"
3 mai 2026Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « Religieuses rebelles, vaches écolières et Oscar Wilde : petites histoires de France ».
Ce qu'il faut connaître
Macron et les “mabouls”, le travail le 1er Mai, l’audiovisuel public sur le banc des accusés : l’actualité politique et sociale domine souvent la couverture de la France par la presse étrangère. Pourtant, cette dernière ne lésine pas sur les petites histoires, observations ou anecdotes glanées dans l’Hexagone. Voici notre sélection de quelques pépites.
Vu du Royaume-Uni : des religieuses rebelles
Chaque semaine, dans le Daily Telegraph, Christopher Howse rédige une chronique qui parle religion, histoire, art et architecture, intitulée “Mystères sacrés”. Dans son dernier numéro, il évoque un “exploit”, réalisé par des religieuses françaises au début du siècle dernier, qui le fascine. En 1904, des membres parisiennes de la Société du Sacré-Cœur, une congrégation religieuse fondée en 1800 “dans le but d’offrir une éducation aux jeunes filles”, font sortir “clandestinement” un orgue du pays pour l’envoyer au Royaume-Uni. “Cela ferait un bon film”, affirme le Britannique.
L’auteur revient sur le contexte historique de l’époque. En 1903, sous Émile Combes, le gouvernement français se met à appliquer “avec rigueur les lois contre les associations religieuses catholiques”. Les sœurs du Sacré-Cœur ne peuvent plus enseigner. Écoles et couvents sont confisqués par l’État et le mobilier est destiné à être vendu. Mais la “remarquable” Mère Mabel Digby, à la tête de la congrégation, “n’est pas restée les bras croisés”. Horloges, marbre, orgue : elle fait en sorte que tout ce qui est transportable soit mis en lieu sûr. Démonté pour le transport, l’instrument de l’école de Paris est réinstallé à Hammersmith, dans l’ouest de Londres, où la Société du Sacré-Coeur avait ouvert une école. Il s’y trouve toujours.
Vu de Bulgarie : des “meuhcolières” en Alsace
“Les petites meuhcolières françaises.” Voici le titre, qui prête à sourire, d’un contenu paru sur le site internet du quotidien bulgare Dnevnik. Une fois par semaine, le titre republie un sujet de “Vishte – novinite na detski ezik”, un média spécialisé dans la vulgarisation de l’information pour les enfants. Cette fois-ci, la rédacteur Vera Krause raconte aux petits bulgares l’arrivée de “cinq nouvelles élèves, très étranges” à l’école de Moosch, village alsacien. “Étranges”, car, en réalité, Abondance, Amandine, Abeille, Arlette et Amsel sont des vaches !
L’établissement était menacé parce qu’il lui manquait quatre enfants pour atteindre les 100 écoliers nécessaires au maintien de toutes ses classes. Cinq bovins ont donc été inscrits pour atteindre le quota. “Bien entendu, les vaches ne vont pas s’asseoir dans la salle de classe, pour étudier avec les enfants”, précise la éditeur bulgare. Il s’agit d’une forme de “protestation ingénieuse” pour montrer qu’il est “injuste” que le sort d’une école se joue sur un chiffre : “Même si les enfants sont peu nombreux, ils restent, cependant, importants.” L’article est illustré par un dessin représentant une vache dans une salle de classe.
Vu d’Irlande : Oscar Wilde et Paris
“Il est difficile d’être à Paris sans réfléchir à la vie d’Oscar Wilde”, affirme la reporter Naomi O’Leary dans le Irish Times. Après tout, l’écrivain irlandais y a vécu alors qu’il était encore une “étoile montante”, parlant couramment le français, il y écrivit plusieurs pièces et charma les salons littéraires, énumère la correspondante en Europe continentale du titre. La capitale française est également la ville où, lorsqu’il était “déshonoré et emprisonné [au Royaume-Uni] pour outrage aux bonnes mœurs [en raison de son homosexualité]”, où il rêvait de retourner pour mettre en scène sa “réapparition artistique” et sa “réhabilitation par l’art”. Il meurt à Paris en 1900, à l’âge de 46 ans.
Dans son article, Naomi O’Leary, dont le père est un “grand amateur” d’Oscar Wilde, évoque notamment un vieux programme d’une pièce de théâtre sur l’écrivain, qu’ils ont acheté sur eBay et lu avant de se rendre sur sa tombe au Père-Lachaise. Elle revient alors sur la relation entre l’écrivain et lord Alfred Douglas, “l’homme que Wilde tenait pour responsable de sa chute”.
Vu d’Australie : mon ami est allé à Paris, il est revenu démoralisé
Dans un contenu pour le quotidien australien The Age, la chroniqueuse voyage Lee Tulloch revient sur l’expérience ratée de l’un de ses proches dans la capitale française. S’il a été déçu, ce n’est pas en raison de la ville en elle-même, mais plutôt à cause du “comportement des autres”, explique-t-elle. la journaliste spécialisé détaille les “interminables” files d’attente – devant des boulangeries et non des manifestations culturelles – où les gens étaient “rivés à leur téléphone, sans envie d’engager la conversation ni même d’esquisser un sourire”.
“De nos jours, la file d’attente elle-même semble être une destination en soi”, commente Lee Tulloch. Elle affirme ne pas se “moquer” des foules qui font la queue pour les pâtisseries de Cédric Grolet, qui “à 45 euros pièce, risquent fort d’être décevantes”, mais ne patienterait pas de la sorte pour quelque chose “d’inutile, aussi désirable soit-il”. Pour elle, il s’agit d’une question de génération. “Peut-être que parcourir le monde pour un gâteau vu sur TikTok ou dans le film ‘Emily in Paris’ est aussi excitant pour certains aujourd’hui que de profiter d’une plage balinaise rien que pour soi il y a cinquante ans”, conclut la chroniqueur.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

9999999