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3 mai 2026« J’étais complètement défaite et très angoissée » : atteinte d’un cancer, sa séance de chimiothérapie est reportée en plein conflit social à la clinique
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « « J’étais complètement défaite et très angoissée » : atteinte d’un cancer, sa séance de chimiothérapie est reportée en plein conflit social à la clinique ».
À retenir
Ce mercredi 29 avril 2026, Véronique n’a pas été soignée pour son cancer du sein. La séance hebdomadaire de chimiothérapie de la sexagénaire canétoise a été annulée en plein mouvement de grève à la clinique Saint-Pierre de Perpignan. Elle reste dans l’incertitude pour la prochaine et s’inquiète d’une inflammation de son port à cathéter, ce petit boîtier positionné sous la peau et relié à un cathéter. Témoignage.
« Je témoigne parce que je suis scandalisée, mais surtout pour les autres malades que je croise à chaque séance et qui doivent être dans la même situation, la même angoisse ». Sexagénaire sans histoire, Véronique ne digère pas, s’inquiète et refuse de ruminer sans rien dire. « Je le fais pour ces femmes plus jeunes, que je croise accompagnées de jeunes enfants lors de nos séances de chimiothérapie. C’est scandaleux ».
La Canétoise est soignée pour un cancer du sein à la clinique Saint-Pierre depuis plusieurs semaines. « Je n’ai que du bien à dire de l’équipe, des soignants, des médecins à notre écoute. J’ai trouvé des gens consciencieux, qui donnent du réconfort, même si l’on sent que parfois ils galopent pour tout faire. Mais là, on ne peut pas rester sans rien dire ».
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Ce mercredi 29 avril était programmée sa nouvelle séance hebdomadaire. « Habituellement, la veille ou l’avant-veille, je reçois par SMS la confirmation de l’heure exacte. Là, rien. J’étais très inquiète. D’autant qu’un de mes fils fait chaque fois le déplacement depuis Aix-en-Provence pour m’accompagner et qu’il fallait commander le VSL. J’ai donc appelé la clinique. Sans résultat pendant au moins deux heures, avant d’avoir enfin quelqu’un. Sans plus de commentaire, ni de précision, il m’a juste annoncé que ma chimio était annulée. Comme d’autres, a-t-il ajouté ». Comme son homologue Médipôle Saint-Roch, la clinique Saint-Pierre est en plein conflit social pour des revendications salariales. De nombreux personnels soignants sont en grève. Finalement, un SMS lui sera bien envoyé, mais après ses appels.
« Que va-t-il se passer si la grève dure ? Quelles sont les conséquences d’un traitement interrompu ? »
« J’étais complètement défaite. Une chimio, ce n’est pas rien. Je n’en dors pas la veille ». À 68 ans, elle souffre d’un cancer « très agressif » et cette annulation succède à une semaine compliquée. « Je manquais de globules blancs, il a fallu me faire des injections ». Les problèmes s’accumulent. « J’ai une inflammation au niveau de mon port à cath, placé sous la peau près de ma clavicule. Il permet des injections régulières, car à force de piqûres, les veines deviennent inutilisables. Cette inflammation peut être dangereuse, mon médecin traitant me l’a confirmé ».
Angoissée, la sexagénaire refuse de baisser les bras. « Je comprends le droit de grève et, je le répète, je n’ai rien à dire sur l’investissement des soignants à Saint-Pierre. Mais pourquoi la direction n’organise-t-elle pas un service minimum ? Pourquoi n’est-on pas mieux informé ? Que va-t-il se passer si la grève dure ? Quelles sont les conséquences d’un traitement interrompu ? Mercredi prochain, ma chimio est-elle maintenue ? Mon fils va-t-il revenir d’Aix pour rien ? Vous savez, le cancer vous tombe dessus, il fait l’effet d’une bombe. Il faut l’accepter, faire bonne figure le plus possible pour ses proches, essayer de ne pas trop les inquiéter, voir ses cheveux tomber, avaler des anti-vomitifs avant les séances de chimio qui durent plus de quatre heures… Et là, on reste sans réponse, angoissée, stressée. Comment peut-on faire cela à des patients ».
« Certains personnels, réquisitionnés, ne se sont pas présentés », pointe la direction de la clinique Saint-Pierre
Interrogée par L’Indépendant, la direction de la clinique Saint-Pierre à Perpignan s’explique sur les séances de chimio annulées depuis le début du conflit social. « Le mouvement social à Saint-Pierre a été déclenché vendredi dernier (24 avril), de manière soudaine, sans information préalable. Dès le début, malgré cette soudaineté du mouvement, la direction a pris les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des patients et assurer la continuité des soins », assure la direction.
Elle pointe également du doigt l’absence de personnels pourtant réquisitionnés. « Dans ce contexte, le nombre de personnels en pharmacie n’a pas permis de garantir la préparation des traitements de chimiothérapie dans des conditions de sécurité suffisantes. Et il faut noter que certains personnels, réquisitionnés, ne se sont pas présentés. Les traitements de chimiothérapie nécessitent en effet une organisation très encadrée, avec des compétences spécifiques indispensables à chaque étape ».
Cette organisation doit permettre, sous réserve de confirmation, de reprogrammer progressivement les patients dans les tout prochains jours
Elle ajoute dans un communiqué : « Face à cette situation, la décision de reporter les séances a été prise dès le début de semaine en lien étroit avec les médecins oncologues. Les équipes et les médecins se sont immédiatement mobilisés pour prévenir l’ensemble des patients concernés, individuellement, que ce soit par appel ou directement sur place lorsque cela était nécessaire. Tout au long de la semaine, un travail médical a été mené pour analyser chaque dossier et prioriser les situations nécessitant une prise en charge urgente ».
Et de conclure : « En parallèle, l’établissement a engagé des actions concrètes pour rétablir l’activité, notamment en travaillant avec d’autres structures du territoire (notamment l’Hôpital Privé du Grand Narbonne) afin de sécuriser la préparation des traitements et en mobilisant des professionnels compétents issus d’autres services. Cette organisation doit permettre, sous réserve de confirmation, de reprogrammer progressivement les patients dans les tout prochains jours. Notre priorité reste, à chaque instant, de garantir la sécurité des patients et la continuité de leur prise en charge ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi régulier permettra de mieux comprendre cette information.

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