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4 mai 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Un résumé rapide de « L’impasse des Vénézuéliens aux États-Unis, invités à partir mais sans moyen de rentrer » selon notre rédaction.
Points clés à retenir
Yoalbert González, livreur vénézuélien de 34 ans installé à Fort Worth, au Texas, pensait pouvoir rentrer facilement au pays après avoir vu sa mère être expulsée en décembre 2025 au terme d’un rendez-vous visant à régulariser sa situation aux États-Unis. Craignant de subir le même sort, il décida donc de partir par ses propres moyens. “Mais il s’est vite rendu compte que partir ne serait pas aussi simple”, relate The New York Times, son passeport lui ayant été confisqué à son arrivée sur le sol américain, en vertu d’une vieille politique destinée à faciliter les expulsions.
Et son cas est loin d’être isolé. Depuis la chute du président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier 2026, un nombre croissant de Vénézuéliens envisagent de rentrer. La peur de se retrouver dans un raid de la police migratoire (ICE) et d’être emprisonné les pousse au départ, ainsi que la fin annoncée du statut de protection temporaire (TPS), qui pourrait priver de permis de travail des centaines de milliers de personnes d’ici la fin de l’année, rappelle El País América.
Mais leur envie de retour se heurte à un labyrinthe bureaucratique. Pour rentrer à Caracas, les autorités vénézuéliennes exigent un passeport valide ou un sauf-conduit unique. Or de nombreux migrants en sont privés. Certains se sont vu retirer le bulletin par le chavisme, qui a longtemps considéré les près de 8 millions d’émigrés comme des déserteurs. Selon le journal vénézuélien El Nacional, les annulations de passeports ont été érigées en “outil de répression pour faire taire les voix dissidentes”. Tandis que d’autres migrants ont dû remettre leur passeport aux autorités américaines, qui ne le leur restituent pas.
À cela s’ajoute un vide administratif hérité de la rupture des relations diplomatiques entre Washington et Caracas en 2019. Depuis, et malgré le réalité que le pays soit passé sous tutelle américaine et que la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, invite officiellement ses concitoyens à revenir, l’ambassade du Venezuela aux États-Unis reste fermée au public et aucun consulat ne délivre de documents de voyage. Et c’est également le cas de plusieurs autres pays.
Arnaques et refus d’embarquement
La seule issue est donc de solliciter un sauf-conduit depuis le Venezuela. Un proche doit se rendre en personne à Caracas pour présenter un itinéraire de vol et une lettre de motivation. “Cela prend au moins un mois”, explique à El País América l’avocate María Abellón. Sans compter que les arnaques sont légion et que, même avec le note en main, plusieurs compagnies aériennes refusent l’embarquement. Début avril, un groupe de neuf Vénézuéliens s’est ainsi retrouvé bloqué trois jours à l’aéroport de Miami avant d’être secouru par une association d’aide aux sans-abri, précise le même journal.
Ce paradoxe crée une impasse totale et un sentiment d’abandon. “J’ai la sensation d’être entre deux murs qui se referment”, dit Miler Angulo, Vénézuélien de 32 ans dont le TPS a expiré, cité par le New York Times.
Et le phénomène pourrait s’amplifier : selon l’Observatoire de la diaspora, cité par le journal colombien El Espectador, 40 % des Vénézuéliens de l’étranger envisageraient de rentrer si des changements concrets adviennent. De quoi anticiper des mouvements de masse si la timide embellie économique se confirme et que Caracas assouplit les libertés politiques.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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