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4 mai 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « « bref. 2 » avec Kyan Khojandi ne serait pas la même sans sa thérapie, il nous raconte ».
Points essentiels
Kyan Khojandi n’a pas beaucoup plus de cheveux, mais il a désormais la quarantaine apaisée. Ce lundi 4 mai, l’humoriste revient sur TF1 à l’occasion de la diffusion de bref.2, deuxième saison du format court mise en ligne sur Disney+ l’an dernier, treize ans après son arrêt sur Canal+.
82 épisodes plus tard, plusieurs changements de taille ont été opérés. La plateforme de diffusion, d’abord. Son format, ensuite. Finie la short-com : les six nouveaux épisodes durent 30 minutes, mais gardent la même voix off à mille à l’heure qui – cette fois-ci – la met en veilleuse de temps en temps pour laisser l’histoire se raconter d’elle-même.
« L’histoire, c’est le plus important », nous avertit son créateur, que nous avions rencontré en février 2025 en amont de la sortie de la série comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article. Écrite avec son compère de toujours Bruno Muschio (dit Navo), cette deuxième saison baptisée bref.2 cueille notre héros à la sortie d’une douloureuse et inattendue (du moins, selon lui) rupture amoureuse. Une de plus, oui. Aïe.
Découvrez ci-dessous la bande-annonce de bref.2 :
À l’inverse, tout le monde autour de lui file le parfait amour. Baptiste, son ancien coloc bordélique et franchement pas doué en cuisine, s’épanouit dans sa nouvelle vie de papa. Son ex-copine Marla, dans son trouple. Et son frère ? Chef d’entreprise heureux, il a épousé l’homme de sa vie. Tout leur réussit. Alors, pourquoi pas lui ?
« C’est très lacanien »
C’est l’heure de l’examen de conscience. À mesure que la série avance, le jeune quadra apprend à se poser les bonnes questions et traverse les nouvelles épreuves de la vie comme un jeu vidéo, progressant dans les niveaux avec joie comme on en découvre sur soi au cours d’une thérapie. C’est le cas de Kyan Khojandi, depuis vingt ans.
« Un jour, mon psy m’a dit : “je ne vous psychanalyserai pas car ce que vous faites dans votre écriture, c’est le travail de la psychanalyse”, nous confie le comédien. On passe beaucoup de temps à ne pas parler. Ça fait beaucoup de silences. C’est très lacanien. Parfois même, un jeu d’ego s’installe : “non, je ne dirai rien”. »
Disney+
Bérangère Krief et Kyan Khojandi, ici dans « bref.2 ».
L’écriture lui permet d’aller mieux. « Je mets les nœuds que j’ai dans mon cerveau dans mes œuvres pour essayer d’en trouver la solution », continue celui qui, avant son retour en série, a machiné deux spectacles (Pulsions en 2016, Une bonne soirée en 2019) et plusieurs programmes courts cultes portés par des mecs quelque peu névrosés, comme Serge le mytho et Bloqués.
Deuil, TOC et ruptures
Et cela profite à tout le monde. Il prend l’exemple de Bref. J’ai fait une dépression, épisode d’antan plus proche de l’autobiographie que de la fiction. « Beaucoup de gens s’y sont identifiés, se souvient-il. C’est fou, parce qu’à cette époque j’avais tellement l’impression d’être isolé. Me dire qu’il y avait plein de gens comme moi m’a permis de m’accepter un peu plus. »
Kyan Khojandi nous détaille le mécanisme intérieur : « Parler de quelque chose entame un processus de digestion. C’est comme si on avait un truc dans le bide, et qu’on le régurgitait pour le mâcher, parce qu’on n’arrivait pas à le digérer. Cette fois, on le mâche en parlant. Et bizarrement, on arrive à le ravaler derrière. »
Hum. « L’image est un peu dégueulasse, admet-il. Ça fait un peu vache qui bouffe de l’herbe, mais le fond était sympa à la base. » L’humoriste délaisse les blagues métaphoriques un instant pour reprendre son sérieux : « J’ai vu mon père trop garder les choses pour lui. Ça ne lui a pas réussi. »
Le deuil, la santé mentale, le compte-rendu aux autres… Comme le sujet sensible de la bataille contre le cancer de son père disparu ou des traumatismes de l’enfance, bref.2 aborde avec intelligence (et des effets spéciaux) des thèmes sombres, parfois même dramatiques. Ils sont la plupart du temps hérités de sa propre expérience, ou celle de son ami Navo, qu’ils ont mis plus de dix ans à récolter.
Kyan Khojandi fait des choix
« Les TOC, c’est moi », nous explique Kyan Khojandi. Les ruptures amicales ? « Un peu nous deux, poursuit-il. C’est un sujet intéressant d’être ami par nostalgie. Ça revient à se dire que la nostalgie tient toute la relation. C’est important de se demander où on en est dans nos amitiés. Je ne suis pas Michel La-clé-de-la-réussite, ni Michel La-clé-du-bonheur. En revanche, il y a un truc que j’ai compris. C’est la force de l’entourage. »
Disney+
Laura Felpin et Kyan Khojandi, ici dans « bref.2 ».
Moins de « je » et plus de « nous ». La nouvelle saison de Bref. délaisse le facteur de vue nombriliste de son héros pour faire un peu de place au reste des personnages, principalement des anciens, d’un psy rencontré dans un bar (Alexandre Astier) et d’une petite nouvelle aussi remontée qu’attachante, sa coloc Billie (Laura Felpin).
« Avoir un bon entourage, c’est le meilleur moyen de se réveiller le matin et de ne pas avoir trop de souci, ni d’envie de ruminer », abonde Kyan Khojandi. Cela implique de faire du tri ? Non, de faire des choix. « C’est partir dans une direction et en ignorer une autre. Et donc, admettre que cette temporalité n’existera peut-être pas ou plus jamais », analyse-t-il. Avant d’ajouter : « Pour beaucoup de gens, c’est très difficile. Et c’est aussi une partie de moi. » Bref, Kyan Khojandi a mûri. Et nous, avec.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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