
Carney nomme un ancien procureur pour les crimes de guerre au poste de gouverneur général du Canada | Canada
5 mai 2026
l’Iranienne et lauréate du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi « entre la vie et la mort »
5 mai 2026Jusqu’à 5 000 nouveaux appareils en 10 ans : les communes vont bientôt pouvoir installer leurs propres radars
Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Selon nos experts, « Jusqu’à 5 000 nouveaux appareils en 10 ans : les communes vont bientôt pouvoir installer leurs propres radars » mérite une attention particulière.
Points saillants
L’État s’apprête à céder une partie de son monopole aux collectivités locales. Dès 2027, mairies et départements pourront déployer leurs propres radars sous un encadrement strict, une petite révolution de la sécurité routière qui promet d’intensifier le maillage du territoire tout en ravivant le débat sur l’efficacité réelle de ces dispositifs.
Le monopole de l’État sur le contrôle de la vitesse sur les routes s’apprête à vaciller. À compter du 1er janvier 2027, les communes, communautés de communes et départements pourront financer et installer leurs propres dispositifs de contrôle. Cette mesure, inscrite dans la loi « 3DS », marque un tournant historique plus de vingt ans après l’apparition du premier radar automatique en France.
La mise en œuvre de ce dispositif répondra toutefois à un cadre strict pour éviter toute installation arbitraire. Les collectivités devront impérativement obtenir l’avis favorable du préfet et consulter la commission départementale de sécurité routière. De plus, chaque projet devra s’appuyer sur une étude d’accidentalité précise de la zone concernée, tout en prenant en compte les équipements déjà en place. Comme l’explique L’Argus, les autorités locales devront se fournir via la centrale d’achat de l’État, l’Ugap, pour acquérir le futur « SCAT » (système de contrôle automatisé des collectivités locales). Ce nouvel appareil sera testé dans une dizaine de villes avant la fin de l’année, avec une phase d’homologation prévue sur un an, repoussant les premiers flashs probables à l’été 2027.
Qui encaissera les amendes ?
Une distinction majeure demeure concernant les recettes : si les collectivités paieront pour l’installation et l’entretien, elles ne toucheront pas directement le montant des contraventions. Comme l’explique le site Départements de France, « la politique pénale n’étant pas décentralisable, il n’est pas possible de flécher tout ou partie du produit des amendes vers la collectivité propriétaire des radars ». Les fonds continueront d’alimenter le budget de l’État, qui en redistribuera une partie sous forme de subventions ou de dotations pour des projets de sécurité routière.
Cette perspective d’un déploiement massif, estimé entre 3 000 et 5 000 nouveaux appareils sur la prochaine décennie, suscite déjà une vive opposition. Pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 Millions d’automobilistes, cette accélération est inefficace. Interrogé par Le Parisien, il dénonce une logique purement comptable : « Le premier radar en France date d’octobre 2003 et, depuis, on se pose encore la question de leur efficacité. La réalité, c’est qu’on a toujours plus de radars, toujours plus d’argent issu des radars, et toujours plus de morts sur les routes. Cette équation-là ne sauve pas de vies ! »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

9999999
