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6 mai 2026Analyse : Cette information a été analysée pour vous fournir un résumé clair.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « un passager du bateau de croisière avec un foyer présumé d’hantavirus témoigne ».
Les points essentiels à retenir
Trois personnes sont mortes en lien avec le foyer identifié sur le navire de croisière néerlandais, un couple de septuagénaires néerlandais et un passager allemand. Trois personnes vont être évacuées via le Cap-Vert.
Depuis quelques jours, un passager américain du MV Hondius, le navire de croisière bloqué au large du Cap-Vert pour suspicion de foyer d’hantavirus, documente sur ses réseaux sociaux l’attente.
« À part les deux passagers malades déjà mentionnés dans les médias, toutes les autres personnes à bord vont bien et gardent le moral », assure Jake Rosmarin à BFM ce mardi 5 mai.
Chaque soir, l’Américain filme le coucher de soleil sur Praia, la capitale cap-verdienne, ses repas, le temps passé devant la télé de sa cabine où il est confiné, du pont où il peut sortir prendre l’air.
Voilà plusieurs jours que le navire mouille au large de Praia avec l’interdiction d’accoster et de débarquer ses passagers.
En cause, déjà trois morts et quatre personnes malades d’un mal, normalement transmis par les rongeurs et dont l’OMS soupçonne une transmission interhumaine: l’hantavirus. Officiellement, seulement deux personnes en étaient atteinte, et cinq cas demeurent à l’état de cas suspects.
Selon Jake Rosmarin, le croisiériste « Oceanwide Expeditions et l’équipage font tout ce qui est en leur pouvoir pour assurer la sécurité des passagers, les tenir informés et les maintenir aussi à l’aise que possible pendant cette période ».
« Ces navires fonctionnent avec des protocoles stricts »
Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
Selon l’Institut Pasteur, centre de recherche français à la pointe de la lutte contre les maladies infectieuses, « la transmission interhumaine est rare et n’a été décrite que dans le cas d’infection par l’hantavirus Andes en Argentine », ce qu’a confirmé l’OMS lundi. Et les deux passagers néerlandais morts avaient voyagé en Amérique du Sud, y compris en Argentine, a ainsi indiqué l’Organisation mondiale de la santé.
Lundi, l’OMS assurait qu’il n’y avait pas de rat à bord. Et, contrairement à certaines rumeurs, selon Jake Rosmarin, « il est important de noter qu’il (…) d’un navire d’expédition ». Selon le passager, « ces navires fonctionnent avec des protocoles stricts et mettent fortement l’accent sur la propreté, notamment en raison des régions éloignées et écologiquement sensibles qu’ils visitent, qui exigent des niveaux élevés de biosécurité ».
Depuis le 11 avril, sur le bateau qui devait relier Ushuaia, au sud de l’Argentine et l’archipel du Cap-Vert, le voyage a viré au drame, après la mort d’un premier passager, un Néerlandais de 70 ans, dont le corps a été débarqué près de deux semaines plus tard sur l’île de Sainte-Hélène accompagné de son épouse, qui souffrait alors de « symptômes gastro-intestinaux ». Elle a fini par succomber à son tour le 26 avril dans un hôpital de Johannesburg, où elle avait été transférée. S’en est suivi le décès d’une ressortissante allemande, sur le navire samedi dernier.
147 personnes toujours à bord
Lundi, trois des 147 personnes se trouvant encore à bord du navire présentaient des symptômes de la maladie, que ce soit « une forte fièvre et/ou des symptômes gastro-intestinaux », a indiqué l’Organisation mondiale de la santé.
Mardi, Maria Van Kherkove a précisé que deux d’entre eux étaient sur le paramètre d’être évacués vers les Pays-Bas. La troisième personne « va bien actuellement », a-t-elle fait savoir, ajoutant qu’il n’y avait pas « à ce stade de personnes supplémentaires présentant des symptômes ».
Les passagers restent « confiants »
Sur le bateau, désormais, « des mesures de sécurité sont en place », à l’instar de « la distanciation sociale et le port du masque », affirme Jake Rosmarin.
« Les passagers ont également la possibilité de se faire livrer les repas directement dans leurs cabines. L’accès aux ponts extérieurs est autorisé pour prendre l’air, tandis que les rassemblements dans les espaces communs intérieurs, comme le salon, sont actuellement restreints », décrit-il.
Sur le plan médical, du matériel a été « acheminé à bord » et il affirme que les passagers restent « confiants, quant à une résolution prochaine de la situation ».
Dans quelques jours, le bateau pourra accoster aux Canaries. D’ici « 3 ou 4 jours », précisait mardi soir le ministère de la Santé espagnol notant que « le port précis (d’arrivée) n’a[vait] pas encore été défini ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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