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6 mai 2026Virus mortel sur un bateau de croisière : un passager du MV Hondius infecté par la souche des Andes de l’hantavirus, transmissible entre humains
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Un regard de nos journalistes sur l'article « Virus mortel sur un bateau de croisière : un passager du MV Hondius infecté par la souche des Andes de l’hantavirus, transmissible entre humains ».
Ce qu’il faut garder en tête
Le ministre sud-africain de la Santé annonce ce mercredi 6 mai que la souche d’hantavirus détectée chez un des passagers de la croisière évacué en Afrique du Sud est bien celle des Andes, transmissible entre humains.
Une souche rare d’hantavirus capable de se transmettre entre humains a été identifiée chez un passager évacué du navire de croisière MV Hondius vers Johannesburg, a annoncé, ce mercredi 6 mai 2026, le ministre sud-africain de la Santé. Il s’agit de la souche Andes, seule forme d’hantavirus documentée pour sa transmission interhumaine, ce qui renforce l’hypothèse d’une contagion limitée à bord et maintient une vigilance élevée autour des passagers et de leurs contacts rapprochés.
Devant une commission parlementaire à Johannesburg, le ministre de la Santé Aaron Motsoaledi a indiqué que les analyses réalisées sur le patient évacué depuis le MV Hondius pointent vers la souche Andes, la seule parmi les hantavirus connus pour avoir déjà été transmise d’une personne à l’autre dans de rares cas documentés en Amérique du Sud. Cette identification oriente désormais les investigations sur l’origine du foyer et sur la chaîne possible de contamination à bord du navire, où plusieurs passagers ont développé un syndrome respiratoire sévère.
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Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sept cas liés à ce cluster ont été recensés à ce stade, dont deux cas confirmés d’hantavirus et cinq cas suspects, avec trois décès, un patient dans un état critique et trois personnes présentant des symptômes plus légers. L’OMS poursuit les analyses de laboratoire et le traçage des contacts, en coordination avec les autorités sanitaires sud-africaines et les pays impliqués dans le trajet de la croisière.
Un foyer apparu en mer
Le foyer concerne le navire de croisière MV Hondius, un bateau battant pavillon néerlandais qui naviguait entre l’Argentine et le large de l’Afrique de l’Ouest, avec une centaine et demie de passagers et de membres d’équipage à bord. D’après l’OMS, le navire a été signalé après l’apparition, entre le 6 et le 28 avril, de cas de fièvre, de troubles digestifs, puis d’une progression rapide vers une pneumonie sévère, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc chez plusieurs passagers.
Toujours selon l’agence onusienne, les premiers cas auraient probablement été infectés avant l’embarquement, lors d’expositions antérieures en Amérique du Sud, avant que ne survienne à bord une possible transmission interhumaine limitée dans un cercle de contacts étroits. C’est dans ce contexte de surveillance accrue que le cas confirmé en Afrique du Sud retient particulièrement l’attention, alimentant le débat sur l’ampleur exacte de la circulation du virus à bord.
Hantavirus Andes : une exception dans la transmission
Classiquement, l’infection par hantavirus est liée aux rongeurs et à leurs excrétions (urine, salive, excréments), inhalées ou touchées dans des environnements contaminés. La souche Andes fait cependant figure d’exception : des épisodes de transmission de personne à personne ont déjà été documentés en Argentine et au Chili, notamment au sein de foyers familiaux ou dans un contexte de soins, après des contacts rapprochés et prolongés avec des patients infectés.
Des spécialistes des maladies infectieuses rappellent que ces transmissions restent rares et nécessitent des conditions très particulières, sans équivalent avec des virus respiratoires largement diffusables comme la grippe ou le SARS-CoV-2. Pour l’heure, l’OMS estime que le risque pour la population générale reste faible et ne recommande ni restrictions de voyage généralisées ni fermetures de frontières, tout en insistant sur la nécessité de suivre les contacts à risque autour des cas identifiés.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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