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6 mai 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « « Nous assumons des mesures fermes », assure le rapporteur de la loi ».
Éléments essentiels
L’Assemblée nationale a approuvé l’allongement de la durée de rétention des étrangers jugés dangereux et en attente d’expulsion deux ans après la mort de Philippine, violée et tuée par un étranger récidiviste sous OQTF. Un renforcement des rétentions administratives et une fermeté assumés par le rapporteur de la loi, le député EPR Charles Rodwell qui s’explique sur RMC.
Les députés ont adopté ce mardi 5 mai la proposition de loi pour allonger la durée de rétention des étrangers jugés dangereux et en attente d’expulsion avec 345 voix pour et 177 contre.
Un texte en réponse à la mort de Philippine. Cette étudiante de 24 ans tuée par un ressortissant marocain déjà condamné pour viol et sous OQTF, sous obligation de quitter le territoire français.
« On s’était promis d’en tirer les leçons », assure à RMC Michel Barnier qui était alors Premier ministre et est aujourd’hui co-signataire de cette proposition de loi dite Philippine. La proposition de loi veut porter à 7 mois la durée de rétention pour les étrangers jugés dangereux et en attente d’expulsion, au lieu de trois mois ou six mois pour ceux condamné pour terrorisme.
La gauche craint que l’exception devienne la norme
« Nous avons toujours recherché à travers ces mesures de bon sens à trouver le bon chemin entre la protection des libertés individuelles et la sécurité des Français », défend Michel Barnier.
En face, la gauche dénonce a contrario une dérive dangereuse. Pour la députée communiste Elsa Faucillon ce texte porte atteinte à l’Etat de droit: « On légifère très souvent après des drames qui suscitent de l’émotion dans la société mais nous conduisent à légiférer dans la suspicion ».
Le gouvernement qui soutient cette loi assure que la rétention de sûrêté d’étrangers jugés dangereux concernera « très peu de personnes ». Mais Elsa Faucillon craint l’exception deviennent la norme: « On voit bien comment toutes les mesures d’état d’urgence ont fini par découler dans le droit commun », assure l’élue qui estime que cette loi fait l’amalgame entre terrorisme, criminalité et immigration.
« On veut des mesures très concrètes pour lutter contre le terrorisme et allonger la durée de rétention de personnes extrêmement dangereuses qui n’ont rien à faire sur le territoire français car sous le coup d’une OQTF », défend ce mercredi 6 mai sur le plateau d’Apolline Matin Charles Rodwell, député EPR de la 1re circonscription des Yvelines où habitait Philippine.
« On ne va pas régler tous les problèmes »
L’élu évoque des personnes en attente de quitter le territoire français donc, après avoir été condamnées pour « terrorisme, torture, séquestration, attaque à main armée, viols ou acte de barbarie ».
« C’est un texte qui respecte l’état de droit, notre constitution, protège nos libertés publiques et avec lequel nous assumons des mesures extrêmement fermes pour renforcer la sécurité », défend Charles Rodwell sur RMC Story.
« On ne va pas régler tous les problèmes » concède l’élu qui « préfère changer la loi pour que le juge puisse allonger la durée de rétention ». Il en veut pour preuve le meurtrier de Philippine, déjà condamné puis relâché à cause de la durée de rétention dépassée: « C’était illégal de le retenir », rappelle Charles Rodwell qui préfère donc changer la loi pour permettre aux juges d’allonger les durées de rétention. « Il vaut mieux 7 mois pour négocier le laissez-passer consulaire dans le pays d’origine que 3 mois ».
La proposition de loi doit maintenant aller au Sénat pour un examen prévu le 20 mai, puis passer ensuite devant la Commission mixte paritaire (CMP). Charles Rodwell espère qu’elle sera adoptée avant l’été.
Les députés ont aussi approuvé la création d’une « injonction d’examen psychiatrique » à la main du préfet, qui pourra, en vue de prévenir des actes terroristes, forcer certaines personnes à passer un examen psychiatrique s' »il existe des raisons sérieuses de penser » qu’elles constituent « une menace grave pour l’ordre et la sécurité publics ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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