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6 mai 2026En mer Noire, le commerce en eaux troubles : épisode du podcast Liberté de navigation : la fin d’un monde ?
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « En mer Noire, le commerce en eaux troubles : épisode du podcast Liberté de navigation : la fin d’un monde ? ».
À retenir absolument
En décembre 2025, Vladimir Poutine menaçait l’Ukraine de lui couper totalement l’accès à la mer Noire, en réponse à des tirs sur des pétroliers russes. Une annonce surprenante, dans la mesure où les Russes ne contrôlent plus cet espace maritime, qui a longtemps été leur pré carré, depuis que les drones navals ukrainiens infligent des dégâts énormes à leur flotte et à leurs infrastructures portuaires. Le commerce et les exportations ukrainiennes, notamment de céréales, avaient bien été bloquées un temps par la Russie au début de la guerre, avant qu’un “accord céréalier” ne soit signé entre les deux belligérants sous l’égide de l’ONU et grâce à la médiation de la Turquie en juillet 2022. Mais bien que les Russes s’en soient retirés unilatéralement un an après et aient affirmé vouloir bloquer les navires en provenance ou à destination des ports ukrainiens, ils n’ont plus été en mesure depuis d’entraver la libre navigation dans ces eaux, le examen de force ayant changé en faveur de leurs adversaires.
La circulation des navires marchands depuis les ports ukrainiens jusqu’aux détroits du Bosphore et des Dardanelles, uniques portes de sortie vers cette mer semi-fermée et qui sont contrôlés par la Turquie, s’effectue aujourd’hui par un corridor qui longe les côtes des pays riverains membres de l’OTAN – la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie -, tandis que les Russes exportent par voie maritime essentiellement du pétrole par le biais de leur flotte fantôme, qui passe pour sa part par les rives méridionales de la mer Noire. On observe donc un statu quo concernant la liberté de navigation, résultat de l’équilibre des forces entre les deux belligérants, bien que les attaques contre les ports et les navires militaires se poursuivent comme on le voit avec les frappes récentes sur les ports ukrainiens d’Odessa et d’Izmaïl, ou bien sur le port russe de Novorossiisk.
Quelle est la situation en mer Noire depuis l’expiration de l’accord céréalier en juillet 2023 ? Dans quelle mesure la flotte russe a-t-elle été mise à mal par les attaques ukrainiennes ? Pourquoi les Russes ne parviennent-ils plus à empêcher totalement le trafic ? Dans quelles conditions les navires marchands circulent-ils en mer Noire ?
Julie Gacon s’entretient avec Pierre Royer, agrégé d’histoire et spécialiste de géopolitique maritime, et Cyrille Coutansais, directeur du département recherches au Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM).
Focus – La mer Caspienne, chasse gardée des pays riverains
Avec Yéléna Mac-Glandières, doctorante à l’Institut Français de géopolitique.
Plus grande mer fermée au monde, la Caspienne est bordée par cinq pays qui se partagent ses nombreuses ressources et le droit d’y naviguer librement. Fixée par une convention ratifiée en 2018, la liberté de navigation y est en effet autorisée uniquement pour les navires battant pavillon de l’un des cinq pays riverains, qu’ils soient des bateaux militaires ou bien marchands.
Pour aller plus loin
- Pierre Royer, Géopolitique des puissances maritimes, La Découverte, 2023.
- Cyrille Coutansais, Guillemette Crozet, La mer. Une infographie, Éditions du CNRS, 2023.
Références sonores
Référence musicale
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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