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6 mai 2026Analyse : L'équipe partage son regard sur les points principaux de cette information.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Dans les pas de Conner Rousseau, président atypique des socialistes flamands ».
À ne pas oublier
Conner Rousseau a 26 ans lorsqu’en 2019 il prend la tête du Parti socialiste flamand (SP.A) auquel il promet “un électrochoc” pour le sortir de sa mauvaise passe.
Plus jeune président de parti qu’ait connu la Belgique, Rousseau se présente lui-même comme un “socialiste millénial”. Très vite, il bouscule les habitudes en se rendant chez le roi en baskets, en participant à un télé-crochet déguisé en lapin à lunettes, et en communiquant de façon peu formelle sur les réseaux sociaux, où il s’adresse à des “potes”.
En couverture, cette semaine, De Standaard Weekblad propose un bilan, un peu plus de six ans après l’avènement de ce drôle d’oiseau sur la scène politique belge.
Propos racistes
“Conner Rousseau restructure $drastiquement le parti, dont il change le nom en ‘Vooruit’” (“En avant”), ce qui a inspiré le titre de couverture de l’hebdomadaire belge : “La fuite En avant”.
Ce titre ambigu fait peut-être référence à la ligne politique de Rousseau, qui, selon Trouw, n’est “ni un grand intellectuel ni un idéologue, mais une personne dotée d’un talent politique certain”, qui a su relancer son parti, passant de 13 à 18 sièges au Parlement flamand après les élections régionales de juin 2024.
Moins d’un an plus tôt, pourtant, “il s’était pris les pieds dans le tapis en tenant des propos racistes et sexistes” lors d’une soirée très arrosée dans son fief de Saint-Nicolas, près d’Anvers, rappelle le magazine. Il avait alors promis de suivre une thérapie et de visiter un camp de travail, puis avait démissionné et quitté la politique. Quelques mois plus tard, il était de retour, “rappelé par les électeurs”.
Quelle version du socialisme ?
Pour dresser le portrait de Conner Rousseau, De Standaard Weekblad l’a suivi au sommet progressiste organisé à la mi-avril à Barcelone par le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez. Le journal en profite pour se demander : “Pour quel socialisme optent Vooruit et son président ?” Celui de Sánchez, qui régularise 500 000 sans-papiers, condamne la guerre d’Israël à Gaza et s’oppose ouvertement à Trump ? Ou celui de Mette Frederiksen, sociale-démocrate “qui mène une politique migratoire très dure au Danemark” ?
“En matière migratoire, aucun des deux, assure Rousseau. Les extrêmes disent ‘Tout le monde dehors’ ou bien ‘Tout le monde est le bienvenu’. Je me situe entre les deux. Les gens veulent un socialisme rigoureux et sévère au sujet de l’immigration et de l’intégration, mais aussi avec des visées sociales.”
Tour de force
Ménager la chèvre et le chou, privilégier l’option pragmatique, c’est aussi ce qui a conduit Vooruit à participer à l’actuel gouvernement belge, qu’un de ses propres ministres décrit comme “très droitier et conservateur”.
“Porter une voix de gauche dans le ‘gouvernement de réforme’ de Bart De Wever relève du tour de force”, constate le journal. On parle d’un exécutif qui coupe à tout va dans les dépenses sociales, instaurant “une limitation des allocations de chômage dans le temps et une réforme des retraites qui sera douloureuse pour beaucoup”. Et qui, ayant promis d’appliquer “la politique migratoire la plus sévère jamais vue”, s’apprête à permettre à la police de pénétrer dans un domicile si elle soupçonne qu’une personne en situation irrégulière s’y trouve. “Pour nombre d’adhérents de Vooruit, la pilule sera difficile à avaler”, prédit De Standaard Weekblad.
Pour sa part, Conner Rousseau maintient sa ligne de défense : “Sans nous, cela aurait été bien pire.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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