
Virus mortel sur un bateau de croisière : l’avion chargé d’évacuer le médecin gravement malade a été annulé par les Canaries, un nouveau cas d’hantavirus détecté en Suisse
6 mai 2026
Ils sont forts avec les faibles
6 mai 2026Voici les différentes souches de hantavirus, dont celle détectée à bord du MV Hondius est transmissible entre humains
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Selon nos experts, « Voici les différentes souches de hantavirus, dont celle détectée à bord du MV Hondius est transmissible entre humains » mérite une attention particulière.
Faits marquants
Toujours immobilisé au large du Cap-Vert, le navire de croisière MV Hondius doit prochainement faire route vers les îles Canaries après la détection à bord de plusieurs cas de hantavirus. Ce mercredi 6 mai, le ministre sud-africain de la Santé a précisé que la souche à l’origine des infections à bord du bateau est celle dite des Andes, « la seule, parmi les 38 connues, à pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre ».
Présents sur tous les continents, les hantavirus font partie de la famille des Bunyaviridae et ont pour hôte naturel certaines espèces de rongeurs, dont les campagnols, les mulots et les rats. Une fois contaminés, ces animaux sont des porteurs sains : le virus est présent dans leurs urines et leurs selles sans qu’ils ne développent de symptômes. Ces rongeurs constituent donc « un excellent réservoir de virus », explique Santé Publique France.
Seul hantavirus pour lequel une transmission interhumaine limitée entre contacts a été documentée, la souche des Andes a été identifiée pour la première fois lorsque des foyers de cette nouvelle infection se sont propagés au Chili et en Argentine. Détectée depuis dans d’autres pays du continent sud-américain, notamment en Uruguay, la souche des Andes est responsable du syndrome pulmonaire à hantavirus. Ce SPH est d’abord associé à des symptômes grippaux (fièvre, toux, céphalées, fatigue, courbature…) avant d’évoluer rapidement vers une insuffisance respiratoire aiguë. Son taux de mortalité est estimé à 40 %.
En Europe, un risque de fièvre hémorragique
Sur le continent européen, quatre espèces de hantavirus zoonotiques (c’est-à-dire transmis de l’animal à l’humain) ont été détectées : le virus Puumala (PUUV), le virus Séoul (SEOV), le virus Tula (TUV) et le virus Dobrava-Belgrade (DOBV). Les trois premiers ont déjà été détectés en France métropolitaine, en particulier dans le quart nord-est du pays. En Guyane, plusieurs cas d’infection humaine par un hantavirus ont été identifiés depuis 2008. Ils sont dus à une autre souche du virus, appelée Maripa, détectée par la suite chez deux espèces de rongeurs sauvages.
En Europe et en Asie, le principal risque lié à l’exposition à des hantavirus est de développer une fièvre hémorragique à syndrome rénal (FHSR). La maladie débute également par des symptômes ressemblant à ceux de la grippe, rapporte le ministère de la Santé et peut, sans certains cas, aboutir à une insuffisance rénale « d’évolution le plus souvent favorable », fait savoir Santé Publique France.
Quelle que soit la forme clinique de hantavirus, le diagnostic repose sur un test sérologique. Pour l’heure, il n’existe pas de traitement spécifique ni de prophylaxie vaccinale, ce qui signifie que seuls les symptômes (fièvre, fatigue) peuvent être soulagés, notamment par la prise de paracétamol.
Le risque de transmission reste « faible » selon l’OMS
Si sur le navire de croisière MV Hondius, la présence de la souche des Andes a été confirmée, les autorités sanitaires se veulent rassurantes. À ce stade, l’OMS suppose qu’un ou plusieurs premiers cas « ont été infectés en dehors du navire » par le virus et qu’il y a eu ensuite « une transmission interhumaine », a déclaré Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS.
Toutefois, a-t-elle précisé, il faut que des individus soient très proches pour se contaminer. « Le risque pour le grand public est faible. Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. »
un paramètre de vue partagé par le Dr Gilles Pialoux. Interrogé par franceinfo, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon à Paris assure que « la transmission interhumaine reste exceptionnelle, même si ça a pu se produire sur ce bateau. Mais il faut retenir que, globalement, on n’est contaminé que par les rongeurs. »
Comment limiter les risques de contamination ?
Pour éviter d’être contaminé, le ministère de la Santé et Santé Publique France rappellent des gestes préventifs simples. D’abord « éviter les contacts directs avec les rongeurs, vivants ou morts, ou leurs excrétions ou leurs nids, et porter au minimum des gants résistants et étanches en cas de manipulation de cadavres de rongeurs ». Il ne faut pas non plus pénétrer dans des locaux fermés ou abandonnés.
Il est aussi conseillé de porter un masque d’aérer et asperger d’eau ou de désinfectant tout local longtemps fermé ou inoccupé (cabane, grenier, grange, cave…), d’utiliser l’aspirateur plutôt que le balai et de proscrire les jets à haute pression, qui augmentent le risque de dispersion du virus. Il faut enfin veiller à dératiser les habitations ou d’empêcher leur accès aux rongeurs.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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