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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Emmanuel Moulin proposé à la tête de la Banque de France, et ça fait polémique ».
Points clés à connaître
« Le président de la République envisage, sur proposition du Premier ministre, de nommer M. Emmanuel Moulin gouverneur de la Banque de France », pour succéder à François Villeroy de Galhau, a déclaré l’Elysée dans un communiqué. De quoi indigner le plateau des Grandes Gueules, sur RMC, qui dénonce la « République des copains ».
Emmanuel Macron a proposé mardi l’ex-secrétaire général de l’Elysée Emmanuel Moulin pour prendre la tête de la Banque de France, un scénario attendu mais qui a relancé de premières critiques en raison de la proximité de ce haut fonctionnaire avec le chef de l’Etat.
Ancien directeur général du Trésor âgé de 57 ans, passé dans de nombreux cabinets de l’exécutif sous les présidences Sarkozy et Macron, Emmanuel Moulin devra maintenant convaincre les parlementaires des commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui peuvent exercer un droit de veto à leur majorité des trois cinquièmes.
Avec un tel choix, le chef de l’Etat, accusé de vouloir placer ses proches aux postes-clés à l’approche de la fin de sa présidence dans un an, prête le flanc à de nouvelles critiques.
Richard Ferrand, Amélie de Montchalin…
Il a déjà nommé Richard Ferrand, un fidèle de la première heure, à la présidence du Conseil constitutionnel –une proposition validée de justesse par le Parlement–, et l’ex-ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, un choix vivement critiqué par l’opposition.
Le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel (LFI), a prévenu mardi soir qu’il s’opposerait à la nomination d’Emmanuel Moulin, dans un communiqué.
« La Banque de France est une institution dont l’un des piliers principaux est l’indépendance » et « le parcours récent de M. Moulin (…) garantit presque l’inverse […] Je suis donc opposé à cette nomination » et « je voterai contre. »
« La République des copains »
« Une monarchie républicaine », tacle ce mercredi sur le plateau des Grandes Gueules Zohra Bitan, cadre dans la fonction publique, visiblement peu surprise. « C’est quand même une forme d’impossibilité à réformer l’État français. C’est d’abord la République des copains, je pense que ça contribue au fait qu’on ne peut jamais faire de réformes », estime Didier Giraud.
« L’État qui est sur-endetté, est-ce que c’est le mieux placé pour gérer la Banque de France ? », ironise de son côté Olivier Truchot. « C’est bizarre, c’est de placer ses copains, sachant qu’il y aura d’autres personnes qui vont arriver au pouvoir, qui vont se retrouver avec des gens dont la légitimité est d’avoir été potes de ceux qui ont été au pouvoir auparavant. »
« Le pouvoir est bloqué par la technostructure »
« Ceux qui font de la politique savent très bien que le pouvoir, il est toujours bloqué par la technostructure et par la haute administration, puisque c’est elle qui a le dernier mot », développe Zohra Bitan. Seul « GG à nuancer, l’avocate Sandrine Pégan: « Non mais franchement, est-ce que nous on ne ferait pas la même chose si on était à leur place ? Est-ce qu’à un moment donné, on ne ferait pas aussi confiance à nos amis en qui on voit véritablement leurs compétences », interroge-t-elle.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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