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Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « pourquoi la France a toujours eu du mal dans ce domaine? ».
Résumé à retenir
D’après un dossier de l’ONG Oxfam publié ce mercredi matin, la parité hommes-femmes en politique en France est loin d’être atteinte. D’autant qu’en France, on a toujours eu du mal à donner du pouvoir aux femmes.
D’après un étude de l’ONG Oxfam publié ce mercredi matin, la parité hommes-femmes en politique en France est loin d’être atteinte. C’est le moins qu’on puisse dire puisque d’après ce rapport, les femmes occupent seulement 28% des postes clé du pouvoir.
Ce calcul comprend tous les échelons de l’Etat: exécutif, parlementaire, municipal et toutes les grandes institutions. Et ça se vérifie dans le gouvernement de Sébastien Lecornu, où 47% des postes sont occupés par des femmes, en recul de 3% par rapport à l’année dernière.
Il faut admettre qu’en France, on a toujours eu du mal à donner le pouvoir aux femmes. C’est une triste tradition. Qui a commencé, il y a bien longtemps puisqu’en France, les femmes n’ont jamais eu le droit de régner. Vous pouviez être reine, mais vous étiez juste la femme du roi. Vous n’aviez pas le droit d’exercer le pouvoir. Alors que c’était le cas dans d’autres pays, comme en Autriche, en Angleterre ou même en Russie. Où il y avait des reines et des impératrices qui étaient chef d’Etat. De plein exercice.
Edith Cresson, première femme Premier ministre
Il y a eu un moment décisif en 1936. Quand le Front populaire, l’union des gauches, a remporté les élections législatives. Le chef du gouvernement, c’est le socialiste Léon Blum. Pour la première fois, il fait entrer des femmes au gouvernement. C’était d’autant plus surprenant que les femmes n’avaient même pas le droit de vote. Elles ne l’obtiendront que 8 ans plus tard.
Ces femmes n’étaient “que” sous-secrétaires d’Etat. Suzanne Lacore est nommée à la protection de l’enfance. Dans un premier temps, elle refuse la proposition. Pour la convaincre, Blum aura une phrase restée célèbre. “Vous aurez surtout à être là, car votre présence seule signifie beaucoup”, avait-il déclaré. La deuxième, c’est Cécile Brunschvicg, à l’Éducation nationale. Et la plus connue des trois, c’est Irène Joliot-Curie, à la Recherche. C’était la petite-fille de Marie Curie, elle était chimiste. Et comme sa grand-mère, elle avait obtenu le prix Nobel en 1935.
Et certaines d’entre elles ont même eu besoin de l’autorisation de leur mari puisqu’à l’époque, les femmes ne pouvaient pas travailler sans l’autorisation de leur mari. Seule Suzanne Lacore, qui était célibataire, a pu devenir ministre sans avoir besoin d’autorisation.
Ces nominations n’ont pas vraiment fait polémique. En revanche, les mouvements féministes de l’époque ont beaucoup critiqué ce choix. Car pour eux, c’était une façon d’éviter le vrai sujet, à savoir le droit de vote des femmes.
Et il faudra attendre très longtemps pour qu’une femme devienne Premier ministre. Ça n’arrivera qu’en 1991. Elle s’appelait Edith Cresson, elle était socialiste et c’est le président François Mitterrand qui avait insisté pour la nommer. Tout un symbole pour la gauche. Et ça avait suscité beaucoup de critiques inélégantes et misogynes. Par exemple, un député du parti de l’UDF avait même osé déclarer: “Regardez le parcours de Mme de Pompadour, regardez le parcours d’Edith Cresson, il y a un parallélisme certain”. Pas très classe.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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