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6 mai 2026« On ne veut pas la ligne à grande vitesse à n’importe quel prix »… Le Soler et le Ribéral vent debout contre le contournement de Perpignan
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « On ne veut pas la ligne à grande vitesse à n’importe quel prix »… Le Soler et le Ribéral vent debout contre le contournement de Perpignan ».
Éléments essentiels
Les élus et habitants du Soler et du Ribéral, fortement impactés par le futur tracé du contournement de Perpignan par la ligne à grande vitesse, ont pu exprimer leurs inquiétudes, ce mercredi soir, lors d’une réunion de concertation qui n’a pas répondu à toutes leurs questions.
Deux heures et demie d’une dense réunion de concertation sur la future ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan n’auront pas suffi à faire changer d’avis Armelle Revel-Fourcade, la maire du Soler. Devant une salle des fêtes de la commune remplie de 250 personnes, mêlant élus et habitants inquiets du Ribéral, elle avait ouvert la séance en proclamant sa position « forte et constante sur la nécessité d’une ligne à grande vitesse pour le département », mais qui se double d’une « opposition ferme au contournement ouest de Perpignan ».
un effet indéniable sur Le Soler
Et pour cause, Le Soler est la commune la plus impactée par le tracé de ce contournement. Il n’était donc pas étonnant de voir la maire du Soler et ses habitants vent debout contre ce projet qui coupera en deux la commune. Un tracé qui engendrera la destruction, et pour certains le déplacement, de plusieurs commerces, dont le supermarché Intermarché et le vendeur de matériaux Chausson, ainsi que quelques propriétés situées sur le trajet.
La réunion de ce mercredi soir a souvent tourné au dialogue de sourds, toutefois courtois, entre Stéphane Lubrano, de SNCF Réseau, et les habitants et élus du secteur du Ribéral. Si ces derniers ont affiché leur opposition ferme, ils ne sont jamais montés dans les décibels pour faire entendre leur voix.
Le principal point d’achoppement entre les parties aura été la réelle nécessité de construire ce contournement de Perpignan entre Toulouges et Rivesaltes. C’est à Toulouges, d’ailleurs, que le note de raccordement a déjà été réalisé lors de la livraison, en 2013, de la ligne LGV arrivant de Barcelone. Un contournement de Perpignan jugé excessivement cher (chiffré autour de 700 à 800 millions d’euros) et inutile pour la plupart des intervenants de la soirée.
Trop cher et inutile ?
Ils ont été sourds aux arguments de Stéphane Lubrano, qui évoquait un doublement du trafic de voyageurs dès la mise en service de la nouvelle ligne à grande vitesse entre Perpignan et Montpellier aux alentours de 2040. Pour lui, le trafic à grande vitesse sera même triplé à long terme, alors que les trains du quotidien, qui circuleront sur les lignes conventionnelles existantes, seront également en forte croissance.
Mais pour SNCF Réseau, c’est l’essor du fret en Espagne qui rend quasi incontournable ce projet de contournement. « Le risque de tout faire passer par Perpignan est la saturation. Ça va limiter le fret, mais aussi le trafic de voyageurs, tout comme les trains du quotidien », assurait Stéphane Lubrano.
Selon des études avancées ce mercredi soir, ce sont 60 TGV, fret et voyageurs, qui passeront par Perpignan ou son contournement, dont la moitié pour la gare du Centre du Monde, chère à Dalí. « Nos collectivités locales vont payer très cher un contournement qui verra la plupart des trains n’apporter aucune retombée sur notre territoire », pariait ainsi un intervenant.
Un autre trouvait également la note salée : « 800 millions d’euros pour faire gagner 8 minutes à un train qui va transporter des fruits et légumes venus d’Afrique du Nord, ça fait cher la minute »…
Les études sur la possible explosion du trafic du fret étaient même moquées par Jean-Marc Pujol, l’ancien maire de Perpignan et ancien président de l’Agglo. « Elles me rappellent les études qui avaient été menées sur les trains qui devaient inonder Perpignan en provenance de Barcelone lors de la mise en service du TGV via le tunnel du Perthus. On sait depuis que son gestionnaire a fait faillite ». « On nous vendait 40 allers-retours par jour, on en a deux aujourd’hui », ironisait, amer, l’ancien maire de Perpignan.
Une saturation de la gare de Perpignan « pas prouvée »
Reste à savoir si la détermination de 250 personnes suffira à voir le contournement de Perpignan être envoyé aux oubliettes.
En fin de réunion, les arguments de SNCF Réseau étaient jugés « insuffisants » pour faire changer d’avis Armelle Revel-Fourcade. La maire du Soler relevait que « les arguments présentés ne justifiaient toujours pas ce contournement ». Elle annonçait le lancement d’une étude indépendante d’un cabinet européen sur la réalité du futur trafic du fret. « Aujourd’hui, ce contournement est évoqué pour éviter la saturation de la gare de Perpignan, mais celle-ci n’est pas prouvée ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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