
L’UE ne parvient pas à finaliser l’accord commercial avec les États-Unis malgré les exigences de Trump
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7 mai 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Nouvelle volte-face de Trump qui approche d’un accord avec l’Iran ».
À retenir
Un analyste de ce conflit ironisait hier sur le élément que Donald Trump avait commencé avec « fureur épique », le nom de l’opération contre l’Iran, et qu’il risquait de finir avec « échec épique ». Le conflit n’est pas tout à fait terminé, il n’y a pas encore d’accord, mais on en approche vraisemblablement, et dans des conditions qui sont loin, très loin, des objectifs initiaux des États-Unis et de leurs alliés israéliens.
Alors que s’est-il passé ? Dans une volte-face comme il en a le secret, Donald Trump a suspendu son opération « Project freedom », qui visait à ouvrir de force le détroit d’Ormuz. Comme nous le relevions lundi, la première journée de cette opération s’était soldée par un échec : l’Iran a fait la preuve de sa capacité de nuisance, vis-à-vis des navires qui tenteraient de passer, et des pays du Golfe.
Le président américain semble donc sur le paramètre de conclure sur la base d’un analyse d’une page seulement, qui ouvrirait une période de 30 jours pour négocier les sujets de fond comme le nucléaire, le balistique, ou l’influence régionale. Quelle que soit la suite des événements, et Téhéran négocie durement sa signature de ce document, c’est un triple échec pour Donald Trump.
Les États-Unis n’ont atteint aucun de leurs objectifs initiaux dans cette guerre, à commencer par le changement de régime à Téhéran qui avait été évoqué avant d’être occulté. Non seulement le régime a survécu, mais il est dirigé par des Gardiens de la Révolution plus durs encore, qui n’ont pas cessé de réprimer la population même pendant la guerre. Qu’il est loin le cri de Donald Trump lors du soulèvement de janvier, « l’aide est en route » ! Elle n’est jamais arrivée.
Idem sur le nucléaire : Trump s’en sortira bien s’il obtient un accord plus ou moins équivalent à celui de 2015 qu’il avait déchiré lors de son premier mandat.
Le deuxième échec, c’est d’avoir permis à l’Iran de démontrer son pouvoir sur le détroit d’Ormuz, avec un incidence économique mondial : là encore, même si le statu quo précédent est rétabli, la menace restera permanente ; Et d’avoir pour la première fois attaqué ses voisins arabes alliés des États-Unis : l’équilibre régional va devoir être renégocié, surtout avec une Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis qui ne s’entendent plus.
Le troisième échec, c’est celui de la toute-puissance américaine. Donald Trump a cherché depuis son retour à la Maison Blanche, il y a quinze mois, à projeter l’image d’une Amérique sans limites, cassant les codes, et imposant un note de force sans appel.
La Chine lui a tenu tête et Donald Trump arrive dans une semaine à Pékin en position moins solide que prévu ; l’Europe a commencé à lui dire non sur le Groenland puis sur son appel à intervenir dans le détroit d’Ormuz ; et l’Iran lui a prouvé qu’il savait jouer de la guerre asymétrique, quand Donald Trump croit encore que le plus fort gagne toujours.
Cet échec pèsera sur la suite de sa présidence, car il montre qu’on peut résister à la première puissance mondiale, que l’on soit un adversaire des États-Unis comme l’Iran, ou des alliés comme les Européens. Ca risque de tanguer dans les prochains mois alors que Donald Trump va vouloir rétablir son autorité. Les Cubains sont tout désignés pour servir de proie pour restaurer l’image conquérante de Trump : ils seront les victimes expiatoires d’une guerre inutile et ratée.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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