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7 mai 202647 emplois vont disparaître à Carcassonne : la fermeture de l’usine d’embouteillage de l’Uccoar actée par le géant de l’agriculture et de l’agroalimentaire InVivo
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Un point rapide sur l'article « 47 emplois vont disparaître à Carcassonne : la fermeture de l’usine d’embouteillage de l’Uccoar actée par le géant de l’agriculture et de l’agroalimentaire InVivo » selon nos journalistes.
Ce qu'il faut connaître
Moins de deux ans après un 1er plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui avait mené à la disparition de 29 des 76 postes du site, un comité social économique (CSE) extraordinaire programmé le lundi 11 mai doit acter la cessation d’activité de l’usine implantée depuis 1991. Les salariés, amers, ont débrayé ce jeudi 7 mai.
La rumeur n’en était donc pas une. Sollicitée le 22 avril 2026, la responsable de la communication de Cordier by InVivo, filiale vin du géant de l’agriculture et de l’agroalimentaire InVivo, – implanté dans 38 pays, 11,4 milliards de chiffres d’affaires, 15 000 collaborateurs –, était pourtant formelle : « Nous n’avons pas eu vent de rumeur sur l’hypothèse d’une fermeture de Cordier Excel Uccoar », le site carcassonnais d’embouteillage.
Deux semaines plus tard, le mardi 5 mai, les courriers de convocation des représentants du personnel à un comité social économique (CSE) extraordinaire d’InVivo, puis de Cordier Excel Uccoar, sont pourtant bien tombés. Avec un ordre du jour qui ne peut prêter à confusion : la cessation d’activité du site du chef-lieu de l’Aude. Un lieu ô combien symbolique de l’histoire viticole audoise, encore baptisé du nom de l’Union des caves coopératives de l’Ouest audois et du Razès, 50 ans après sa création en 1976 par Roger Guitard, et 35 ans après l’installation de cette usine à Carcassonne, dans la zone de Salvaza.
On pense que la décision était prise quand ils ont vendu le chai
Une fermeture du site de Carcassonne qui dit aussi sans doute beaucoup de la très délicate situation de la filière viticole, sans cesse agitée par les fusions, rachats et autres synergies. Fusionné avec le Val d’Orbieu en 2012 pour donner naissance à Vinadeis, premier groupe coopératif viti-vinicole français avec ses 3 millions d’hectos commercialisés et 530 salariés, l’Uccoar figurait dans la corbeille du marié lors de la prise de participation majoritaire par InVivo, en 2020. Un an plus tard, InVivo fusionnait Vinadeis et Cordier, négociant bordelais acquis en 2015, pour donner naissance à Cordier by InVivo : une structure partagée entre le pôle consacré à l’oenologie, à la vente et distribution, Cordier Wines, et le pôle dédié à l’embouteillage et la fabrication, Cordier Excel, avec les usines de Cubzac-les-Ponts, en Gironde, Trilles, à Maureilhan (Hérault) et donc Uccoar, à Carcassonne.
Un site audois qui, à l’automne 2024, avait déjà fait l’objet d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), avec le sacrifice de 29 des 76 postes. Moins de deux ans plus tard, les salariés ont donc une désagréable impression de déjà-vu. Alors que cinq salariés sont toujours en congé de reclassement dans le cadre du précédent PSE, c’est un nouveau plan qui va s’ouvrir le lundi 11 mai, avec la convocation matinale des CSE extraordinaires d’InVivo et de Cordier Excel Uccoar. Et la fin de l’activité pour les 47 salariés qui restent.
Ils vont nous parler de manque de volume et de coûts de revient trop élevés
Un rendez-vous qui a décidé les salariés à débrayer ce jeudi 7 mai 2026, entre 12 h 30 et 15 h 30, pour se rassembler devant l’entrée de l’usine. Au-dessus de la plaque au nom de l’Uccoar, une banderole résume l’amertume qui règne : « InVivo a tué (Uccoar) ». Car l’issue ne surprend malheureusement pas les délégués syndicaux FO et CFDT : « On pense que la décision était prise quand ils ont vendu le chai », une installation dont la cession pour 2,15 M€ est mentionnée aux comptes annuels 2025.
Pas plus de surprise, d’ailleurs, à attendre des arguments que la direction dévoilera selon eux pour justifier la fermeture : « Ils vont nous parler de manque de volume et de coûts de revient trop élevés. » Une fragilité économique que les représentants n’oublient pas d’expliquer par ce qu’ils considèrent comme « des erreurs de stratégie et de gestion » commises par InVivo : « Ils ont voulu arriver avec leur savoir-faire, et ont choisi d’arrêter les marques distributeurs (les MDD, consacrées à la grande distribution, Ndlr). Mais ce sont ces MDD qui font tourner les usines. Ils ne nous ont donc pas laissé les moyens pour qu’on puisse résister. »
Reste, désormais, à connaître les modalités du PSE qui va s’ouvrir. Directrice des ressources humaines (DRH) de Cordier by InVivo, Sabine Arandel précisait ce jeudi 7 mai que le sujet n’amènerait « aucun commentaire ». Du côté des reclassements, les pistes ne sont malheureusement guère nombreuses, s’inquiètent les salariés, dont certains ont jusqu’à plus de 30 ans d’ancienneté : « Le site de Maureilhan, qu’ils veulent sauver, va récupérer les volumes de l’Uccoar. Mais ils ne vont pas suffisamment augmenter leurs volumes pour récupérer tout le monde. Et on sait très bien qu’en reclassement externe, dans la filière et le département, il n’y a rien. »
L’Uccoar disparaît, Vinadeis renaît
Dans quelques mois, le nom d’Uccoar n’existera donc plus. Une disparition qui coïncide avec un autre mouvement majeur dans la filière viticole. Le 30 avril 2026, une assemblée générale extraordinaire du groupe viticole AdVini mettait le observation final aux négociations engagées avec InVivo fin 2025 : à la clé, la cession par InVivo d’une partie de ses actifs viticoles, avec la marque de vins effervescents Café de Paris et son site de production de Cubzac-les-Ponts, mais aussi la marque Cordier. Un « deal » à 50 M€ d’actifs et 11,5 M€ en numéraire pour, en retour, permettre l’entrée au capital d’AdVini d’InVino à hauteur de 7,8 %. Un rapprochement qui a mené InVivo à abandonner, en ce mois de mai 2026, le nom de Cordier by InVivo, en évoquant la « volonté de recentrer l’identité de l’entreprise autour de ses racines occitanes et de ses marques emblématiques ». Avec un nom destiné à la structure aux 190 M€ de CA, avec 10 caves coopératives partenaires et 4 100 viticulteurs, qui fera sans doute grincer des dents à Carcassonne : Vinadeis by InVivo. Mais sans l’Uccoar, donc.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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